L’aide homéopathique dans les vomissements de la grossesse

Les vomissements au cours des trois premiers mois de la grossesse représentent une pathologie le plus souvent banale, mais inconfortable pour la femme enceinte. Dans certains cas, ces vomissements peuvent être incoercibles, entraînant alors une déshydratation et un tableau de dénutrition sévères qui nécessitent un isolement strict et une alimentation parentérale en milieu hospitalier. La plupart du temps, les nausées et les vomissements sont fréquents, avec des modalités caractéristiques : aggravation par le mouvement actif ou passif, aggravation par la vue et/ou par l’odeur des aliments, hypersialorrhée, spasmes du tractus digestif, sensations lipothymiques.

Pourquoi le choix de l’homéopathie pour soulager les vomissements de la grossesse ?

Le traitement homéopathique permet d’observer une cessation rapide des troubles, sans effets secondaires pour la mère et le fœtus. Les médicaments se choisissent parmi les substances pharmacodynamiques suivantes :

Sepia :

Quel que soit leur mode réactionnel habituel, la plupart des femmes enceintes présentent des symptômes de la pathogénésie de Sepia au cours de la grossesse. En effet, pendant les premiers mois, on trouve :

  • Une sensation de vide gastrique qui ne se soulage pas en mangeant
  • Des nausées à la vue et à l’odeur de la nourriture
  • Des nausées matinales avant le petit déjeuner
  • Un dégoût pour la fumée du tabac
  • Des vomissements après les repas
  • Un désir d’aliments acidulés ou vinaigrés et de condiments
  • Des brûlures gastriques avec un mauvais goût dans la bouche

Posologie : Prendre en 7 ou 9 CH, 5 granules 2 fois par jour.

Ipeca :

Deux éléments dominent la pathogénésie d’Ipeca :

  • Un élément vagotonique avec nausées constantes, pâleur du visage, cerne bleuâtre autour des yeux, bradycardie, hypotension artérielle, sueurs, hypersécrétion digestive
  • Un élément spasmodique avec vomissements fréquents de mucus mousseux

Ces deux éléments se valorisent par des modalités caractéristiques :

  • Les vomissements ne calment pas la nausée
  • La langue reste propre ou peu saburrale, très humide du fait de l’hypersialorrhée
  • Une absence de soif s’observe régulièrement
  • Les nausées sont aggravées par le mouvement

Posologie : Prendre en 7 ou 9 CH, au rythme des nausées.

Colchicum autumnale :

L’odeur de la nourriture provoque des nausées accompagnées d’hypersialorrhée et de sensation lipothymiques. Les vomissements contiennent beaucoup de mucus et de bile. Ils sont aggravés au moindre mouvement et la femme enceinte décrit une sensation de froid au creux épigastrique. Il existe une intolérance aux œufs et aux poissons.

Posologie : Prendre en 5CH 2 ou 3 fois par jour, avant les repas.

Bryonia alba :

Souvent bilieux, les vomissements sont déclenchés par le mouvement et diminuent avec l’immobilité. La bouche est sèche et la soif intense. Nausées et vomissements apparaissent dès le saut du lit. Il existe une intolérance aux choux.

Posologie : Prendre en 7 ou 9 CH 2 ou 3 fois par jour.

Kreosotum :

La fin des repas est l’occasion de pyrosis. Assez longtemps après se produisent des vomissements brûlants d’aliments non digérés.

Posologie : Prendre en 5 ou 7 CH, 5 granules avant le repas.

Iris versicolor :

Sa pathogénésie est très proche du précédent. Il est plus indiqué en cas de migraines concomitantes.

Posologie : Prendre en 5 ou 7 CH, 5 granules avant le repas.

Cocculus indicus :

Son action pathogénétique est surtout sous la dépendance de son principal alcaloïde, la picrotoxine, poison violent du système nerveux central, plus particulièrement de la VIIIe paire crânienne, et des fibres motrices de la moelle. Ce médicament est indiqué devant des nausées et des vomissements avec sensation de violents vertiges et des bâillements, pouvant être associé à une grande lassitude. Ces symptômes sont aggravés par les excitations visuelles, par les odeurs fortes (tabac) et par le manque de sommeil. Ils sont améliorés par la chaleur.

Posologie : Prendre en 7 ou 9 CH, 2 fois par jour.

Tabacum :

Le tableau clinique correspond ici à celui de la grande crise vagale :

  • Pâleur puis sialorrhée, sueurs froides
  • Nausées ou vomissements
  • Palpitations avec vertiges et impression de défaillance

Il existe parfois une diarrhée concomitante avec sensation de froid dans l’abdomen. La malade s’aggrave au moindre mouvement et à la chaleur. Elle est améliorée au grand air frais ou en fermant les yeux.

Posologie : Prendre en 7 ou 9 CH, 2 fois par jour.

Lobelia inflata :

Comme pour Tabacum, on trouve un tableau de grande crise vagale, mais les modalités sont différentes :

  • Aggravation le matin au réveil et la nuit
  • Amélioration en buvant un peu

Posologie : Prendre en 7 ou 9 CH, 2 fois par jour.

Ignatia amara :

Médicament de spasmes et de modalités paradoxales, il est utile chez des femmes anxieuses, hypersensibles, décrivant des sensations de striction au niveau du cou ou du creux épigastrique, améliorées temporairement par un soupir profond. Les nausées s’améliorent en mangeant ou par la distraction.

Posologie : Ce médicament, prescrit surtout sur des particularités comportementales, donne des résultats fidèles en 9 CH, 5 granules 1 à 2 fois par jour (au réveil et au coucher).

 Nux vomica :

D’un emploi assez rare dans les nausées de la grossesse, ce médicament se justifie lorsque ces nausées surviennent après les repas et qu’il existe une intolérance gastrique au café avec, de plus, les signes généraux du médicament (en particulier besoin incoercible de sieste, hypersensibilité nerveuse, insomnie au milieu de la nuit).

Posologie : Prendre en 9 CH avant les repas.

 

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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