ALCHEMILLE (Alchemilla vulgaris) Propriété Bienfaits et Indications

ALCHEMILLE Alchemilla vulgaris
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ALCHEMILLE (Alchemilla vulgaris)

 

D’où vient-il ?

Considérée comme une panacée pour la femme, l’alchémille ou “Manteau de Notre Dame” a longtemps été entourée de croyances populaires… N’en reste pas moins que l’alchémille est une plante très féminine, aux nombreuses vertus.

Au Moyen-Age, cette plante, appelée également “pied-de-lion” et “Manteau de Notre-Dame”, était dédiée à la Vierge Marie. On a longtemps attribué à l’alchémille la propriété de rendre la virginité à celles qui l’avaient perdue. Cette croyance s’est atténuée avec le temps, mais elle subsistait encore à la fin du XIXe siècle dans certaines campagnes.

Dédiée en particulier aux divinités germaniques de la fécondité, elle était considérée comme l’herbe des maux féminins. Le prêtre herboriste suisse Künzle, au début du XXème siècle, a par ailleurs démontré les multiples actions de l’alchémille, véritable panacée de la femme: il utilisait l’alchémille avec succès contre les pertes blanches, les douleurs utérines et les problèmes accompagnant l’accouchement.

Répandue dans toute l’Europe, l’alchémille pousse notamment dans les pâturages humides et les régions montagneuses.

Son nom lui vient en fait de l’arabe «al kemelieh» qui a donné le terme “alchimie”. La rosée recueillie dans le creux des feuilles de la “Porte rosée” était nommée “eau céleste”.

Elle avait la réputation de guérir la stérilité de la femme et même de raffermir les tissus de l’appareil génital, du fait de ses propriétés astringentes, pour les femmes qui voulaient se faire passer pour vierges, d’où son surnom de “manteau des dames” ; on pouvait pour cet usage utiliser aussi l’alun (sulfate d’Aluminium et de Potassium, très astringent) ou les feuilles de noyer très riches en tanins comme celles de l’alchémille.

Dans la traduction du “De Materia Medica” de Dioscoride, Andres de Laguna (1570) recommande en somme deux préparations d’alchémille :

  • La racine pour traiter les blessures internes et externes
  • Les parties aériennes pour traiter les fractures chez les bébés et les jeunes enfants

 

Comment le décrire botaniquement ?

L’alchémille est une plante vivace mesurant 30 à 50 cm. La racine noirâtre est ligneuse et la tige est lisse et rameuse. Les feuilles, de couleur vert mât, sont pétiolées, échancrées à la base, découpées en 7 à 11 lobes et en dent de scie sur tout leur pourtour. Les fleurs, jaune verdâtre, sont petites se regroupent en corymbes le long de la tige. Elles sont inodores. Le fruit sec est arrondi et brillant.

Les parties aériennes sont les parties de la plante utilisées en médecine.

 

De quoi est-il composé ?

L’alchémille se compose essentiellement de tanins (6-8%), de flavonoïdes (2%) et de triterpènes.

 

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

L’alchémille possède des propriétés astringente, anti-diarrhéique et lutéinique, qui présente cliniquement des effets progestatifs, sans principes actifs identifiés. C’est une plante emménagogue, hémostatique et anti-hémorragique.

Cicatrisante et vulnéraire, elle stimule la multiplication des cellules épithéliales et des myofibroblastes. Les tanins qu’elle contient sont antimutagènes.

Anti-oxydant puissant, les extraits aqueux de l’alchémille ont des propriétés de piégeage des anions superoxydes.

De plus, on note une activité hépatoprotectrice, antidiabétique et anti-inflammatoire par inhibition de la production de NO et de cytokines pro-inflammatoires,  ainsi qu’une activité antibactérienne (Staphylococcus aureus, Salmonella enteritidis).

Une augmentation significative de la synthèse d’hormone thyroïdienne et croissance des follicules de réserve induits par l’exposition au froid a été relaté.

Quelles sont les indications de l’Alchémille ?

  • Syndrome prémenstruel
  • Métrorragies
  • Dysménorrhées
  • Fibromes
  • Aphtes et stomatites
  • Poussées d’acné en période des règles (hyperandrogénie fonctionnelle par insuffisance progestative)
  • Mycoses génitales et mycoses intestinales associées ou non à un dismicrobisme
  • Endométriose
  • Syndrome prémenstruel
  • Pré-ménopause
  • Diarrhées et gastro-entérite
  • Atonie pelvienne (descente d’organes)

 

Quelles sont les précautions d’emplois ?

  • Rare cas de constipation liée à l’astringence de l’alchémille
  • Contre-indiqué chez la femme enceinte
  • Risque de congestion mammaire « rétentionnelle hydrique », ainsi que d’œdème distal interstitiel cyclique n’englobant pas la cheville
  • Risque d’aggravation des saignements avec des règles filamenteuses
  • A ce jour, aucune interaction médicamenteuse connue

 

Comment le prendre et à quel dosage ?

En teinture mère :

  • TM : 20 à 50 gouttes deux à trois fois par jour dans la deuxième partie du cycle

 

En préparation magistrale :

Voici la posologie des Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés en solution glycérinée (EPS) :

 

1 càc / jour du 7ème jour du cycle au 1er jour des règles suivantes

1 càc / jour pendant 3 mois à renouveler selon la clinique

1 càc / jour du 7ème jour du cycle au 1er jour des règles suivantes et 2 à 3 càc / jour lors des règles en fonction de l’impor­tance des douleurs

1 à 2 càc / jour pendant 3 mois à renouveler selon la clinique

1 càc / jour du 7ème jour du cycle au 1er jour des règles suivantes et 2 à 3 càc / jour lors des règles en fonction de l’impor­tance des saignements

1 à 2 càc / jour

 

Clémentine. M

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