LA CANNEBERGE (Vaccinium macrocarpon) Propriété Bienfaits et Indications

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LA CANNEBERGE (Vaccinium macrocarpon)

 

D’où vient-elle ?

Parée de toutes les vertus, la canneberge suscite un vif intérêt, entre autres pour ses vertus sur la sphère urinaire (infections et cystites).

La canneberge est un arbrisseau qui croit dans les tourbières des régions froides, notamment en Amérique du Nord.

Dès le milieu du XIXème siècle, des médecins allemands contribuèrent somme toute à répandre dans le monde l’usage médicinal de la canneberge pour prévenir et traiter les infections urinaires, usage qui fut délaissé après la seconde guerre mondiale avec l’apparition des antibiotiques de synthèse. On a cependant recommencé à s’intéresser aux vertus médicinales de ces baies dans les années 1960 lors des premières résistances aux antibiotiques.

La baie de Canneberge est essentiellement cultivée aux Etats-Unis depuis le début du XIXème siècle. Les amérindiens qui l’appelaient Imbi ou Atoka, maîtrisaient déjà l’usage de ces baies sauvages et de leurs qualités thérapeutiques. Ils feront découvrir ce fruit riche en composés phytochimiques aux premiers colons et navigateurs transatlantiques qui l’utiliseront comme traitement préventif contre le scorbut pendant plus de deux siècles. Elle est utilisée depuis longtemps dans le traitement des infections urinaires.

 

Comment la décrire botaniquement ?

La Canneberge est un arbuste à feuilles persistantes qui pousse dans les tourbières, dans les forêts de montagne.

La canneberge d’Amérique pousse plutôt dans les tourbières et les prés sableux de l’Amérique du Nord, sa présence caractérise les sols imbibés d’eau à sphaignes.
Elle est de nos jours cultivée de façon industrielle dans des bassins sablonneux appelés cannebergières ou atocatières (au Québec), pour la production de ses baies sphériques de 1 à 2 cm de diamètre, de couleur rouge foncé, au goût acidulé.

 

De quoi est-elle composée ?

La canneberge se compose essentiellement de glucides simples, d’acide benzoïque, de polyols, d’anthocyanosides, de flavonoïdes, de proanthocyanidols et de resvératrol.

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

 L’AFSSA considère que la canneberge conduit effectivement a une diminution de la fréquence des infections urinaires dues à certains E. Coli uropathogenes présentant des P-fimbrae (pili de type P), chez des femmes adultes. Elle semblerait néanmoins avoir en effet un pouvoir acidifiant sur le pH urinaire via sa haute teneur en acides, ce qui inhiberait le développement de bactéries E. Coli qui prolifèrent en pH neutre.

 L’équipe de Gettman a donc réalisé une étude sur 12 patients avec des antécédents de calculs d’oxalate de calcium. L’ingestion de 1L de jus de canneberge pendant 7 jours a permis de montrer une diminution du pH urinaire de 5,97 a 5,67, une augmentation significative du calcium et de l’oxalate urinaire et une légère augmentation de la concentration urinaire en ions magnésium et ammonium.

L’équipe de Weiss et al. rapporte qu’un des composants du jus de canneberge, le NDM, a la capacité d’empêcher la coaggregation de certaines bactéries responsables de la plaque dentaire et de maladies parodontales. D’autres études ont suivi, démontrant que les NDM de la canneberge inhibent l’adhésion d’un grand nombre d’espèces bactériennes. Ces études in vitro se confortent par l’étude clinique de 2004 démontrant qu’après un traitement quotidien de 6 semaines avec un rince bouche contenant les constituants de la canneberge, il y a une diminution significative du nombre de bactéries dans la salive. Les NDM extraits de la canneberge agissent donc comme des agents anti-biofilm sans modifier la flore buccale.

Ses propriétés anti-cancéreuses se comparent notamment à d’autres composants naturels. In vitro, les extraits phytochimiques de la canneberge inhibent plus efficacement la croissance des cellules cancéreuses.

La canneberge préviendrait d’ailleurs des maladies cardiovasculaires athérosclérotiques. Elle modifie en conséquence certains paramètres sanguins (augmentation des HDL, diminution des LDL oxydées). L’équipe de Ruel et al. a montré qu’il y a une diminution significative des LDL oxydées (responsables du développement de l’athérosclérose) chez des hommes ayant pris une supplémentation en jus de canneberge pendant 14 jours.

Quelles sont les indications de la Canneberge ?

  • Infections urinaires à Escherichia coli
  • Ulcères et gastrites à Helicobacter pylori
  • Candidoses orales
  • Parodontoses
  • Cholestérol intracellulaire

 

Quelles sont les précautions d’emplois ?

  • Contre-indiquée en cas d’hyperuricémie, de lithiase urique et de diabète.
  • Boire beaucoup d’eau en accompagnement d’un traitement à base de canneberge
  • Risque théorique d’augmentation de l’élimination urinaire d’oxalates de calcium

 

Il y a t-il des risques d’interactions médicamenteuses ?

Comme toutes substances contenant des principes actifs, le risque d’interactions médicamenteuses est à prendre en compte.

La canneberge ne dérogeant pas à cette règle, voici la liste des interactions médicamenteuses à considérer :

  • Éviter en association avec les anticoagulants (warfarine)

 

Comment la prendre et à quel dosage ?

En préparation magistrale

Voici la posologie des Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés en solution glycérinée (EPS) :

 

2 càc/jour, 5 jours sur 7, ou 20 jours/mois en continu dans un verre d’eau ou dans 1L d’eau a boire dans la journée. Durée 6 mois, à renouveler selon la clinique

1 a 2 càc/jour, pendant 30 jours, dans un verre d’eau ou si possible dans 1L d’eau a boire dans la journée

1 càc/jour, 5 jours sur 7, a garder en bouche 30 sec avant d’avaler, 3 mois, à renouveler selon la clinique

1 a 2 càc/jour, pendant 1 mois, a renouveler selon la clinique

Clémentine. M.

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