LA GRANDE ORTIE (Urtica Dioica L.) Propriétés Bienfaits et Indications

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LA GRANDE ORTIE (Urtica Dioica L.)

 

D’où vient-elle ?

La composition de la racine d’ortie est tout à fait spécifique. Une extraction la plus large possible est à privilégier, notamment pour retrouver les fractions hydrophiles de la plante (polysaccharides), responsables entre autres de son activité.

La grande ortie fut considérée comme panacée au Moyen-Âge, surtout pour les hémorragies. Actuellement, sa racine est très utilisée essentiellement dans le domaine génito-urinaire.

Attention toutefois à ne pas la confondre avec l’Ortie blanche ou Lamier blanc Lamiaceae (Lamium album L.). Ce sont des plantes très “animiques” car elles synthétisent des substances spécifiques du règne animal (histamine, sérotonine, acétylcholine).

Les orties sont des mauvaises herbes cosmopolites.

Comment la décrire botaniquement ?

La grande ortie est en fait une plante herbacée, vivace, envahissante, poussant en touffes épaisses et de 60 à 120 cm de haut. Les feuilles sont opposées, acuminées et recouvertes de poils urticants et hérissés. La pointe de ces poils durs et coniques se brise d’ailleurs lors d’un contact et injecte les substances urticantes qui y sont contenues (histamine, sérotonine et acétylcholine). Les organes souterrains se présentent par ailleurs sous la forme de rhizomes cylindriques ramifiés et rampants de couleur jaunâtre et de 3 à 10 mm d’épaisseur, avec de longues racines de 1 à 5 mm d’épaisseur se terminant en un fin chevelu effilé. Nitrophiles et rudérales, elles sont notamment très communes autour des habitations, dans les décombres et les fossés et peuvent pousser jusqu’à 2500 m d’altitude.

De quoi est-elle composée?

La grande ortie est composée de flavonoïdes, de chlorophylle, de glyco-protéines (acides aminés, lipides, vitamines, sucres), d’histamine, de sérotonine, d’acétylcholine, d’acide formique, de stérols, de coumarines, de traces de nicotine, et d’éléments minéraux (Calcium, Potassium, Silicium sous forme de silicates partiellement solubles, teneur en Fer 41 mg/100 g)

 

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

Les extraits hydro-alcooliques contenant les lectines (UDA) et les polysaccharides ont une activité anti-proliférative in vitro sur la croissance du tissu prostatique en bloquant la fixation des facteurs de croissance, EGF et b-FGF, sur leur récepteur.

L’activité anti-inflammatoire est essentiellement due aux lectines et aux polysaccharides.

Les sécoisolaricirésinols inhibent en particulier in vitro la liaison entre la testostérone et son transporteur, la SHBG (sex hormon binding globulin) et empêchent cette dernière de se lier à son récepteur, tout comme les acides gras octadécanoïques, qui sont in vitro fortement inhibiteurs de l’aromatase responsable de la conversion de testostérone en 17-b-oestradiol.

Les polysaccharides interagiraient en effet in vitro avec les lymphocytes T (activité immunomodulante). Les lectines ont également une activité immunomodulante en stimulant la production d’interféron-g par les lymphocytes, et en inhibant des désordres auto-immuns fréquemment retrouvés dans les prostatites chroniques non spécifiques.

Les fractions hydriques de la racine d’ortie exercent cependant in vivo et in vitro un effet vasorelaxant en provoquant la libération de monoxyde d’azote (NO) dans l’endothélium vasculaire et en ouvrant les canaux potassiques. Elles ont toutefois un effet inotrope négatif confirmant l’usage traditionnel de la plante dans l’hypertension artérielle dans certains pays (Maroc).

De nombreuses observations cliniques montrent également une diminution de la fréquence mictionnelle, du résidu post-mictionnel, du volume de la prostate, et des taux hormonaux avec des doses d’extraits de 600 à 1200 mg par jour, et sur des durées de 3 à 6 mois, avec amélioration de l’IPSS (International Prostate Symptom Score). En particulier, une étude allemande utilisant une préparation liquide d’ortie contre placebo portant sur 41 patients a mis en évidence une amélioration sensible du score IPSS (- 9,5 points versus – 4,7 ; score initial 18 points) et de l’index de qualité de vie.

Quelles sont les indications de la Grande ortie ?

  • Troubles mictionnels des adénomes prostatiques au stade I et II, et logiquement les fibromes
  • Acné masculine
  • Inflammation des voies urinaires
  • Prévention de la lithiase rénale

 

Comment le prendre et à quel dosage ?

Fabrication du purin d’ortie :

Faire macérer dans 10 litres d’eau 1,5 kg de jeunes feuilles d’orties hachées. Filtrer la macération obtenue après une quinzaine de jours.

Utilisation :
Dilution de 2 litres de purin pour 10 litres d’eau (à l’eau de pluie de préférence) :

  • En pulvérisation sur le sol contre les maladies cryptogamiques telles que le mildiou
  • Activateur de croissance (richesse en sels minéraux)
  • Dilution de 1 litre de purin pour 10 litres d’eau :
    • Insecticide (pucerons) en pulvérisation fine sur les feuilles
  • Sans dilution :
    • Activateur de compost

 

En préparation magistrale :

Voici la posologie des Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés en solution glycérinée (EPS) :

– 1 c. à café matin et soir pendant 1 mois, renouvelable 3 mois, à diluer dans un grand verre d’eau

 

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe / Herboriste / Aromatologue / Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomedecine

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