LE CHARDON MARIE (Silybum marianum L.) Propriétés Bienfaits et Indications

chardon marie
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LE CHARDON MARIE (Silybum marianum L.)

 

D’où vient-il ?

Le chardon marie est une plante hépatique majeure. Ses actions hépato-protectrice et cholagogue en font un allié de choix pour les suites d’agressions chimiques toxiques.

Les grecs de l’antiquité utilisaient d’ailleurs déjà le chardon marie pour traiter les troubles hépatiques et biliaires. Au moyen âge, la plante était utilisée pour chasser la « mélancolie » ou « bile noire » qui était associée par ailleurs à diverses maladies d’origine hépatique. De nos jours, son utilisation reste liée au traitement de divers troubles hépatiques et biliaires. Il est d’ailleurs originaire des lieux incultes de l’Europe méridionale, de l’Afrique septentrionale et de l’Asie de l’Ouest.

Selon la croyance populaire, les marques blanches des feuilles proviendraient du lait de la Vierge allaitant son enfant, d’où lui viendrait son nom.

 

Comment le décrire botaniquement ?

Quoique le chardon marie soit plutôt une plante herbacée bisannuelle pouvant atteindre un mètre de haut, ses feuilles portent cependant des marbrures blanches et ses fleurs, tubuleuses, pourpres sont réunies en un capitule terminal. La partie utilisée essentiellement en médecine est le fruit (akène) dépourvu de ses aigrettes.

De quoi est-il composé ?

Le chardon marie est composé en somme de flavonolignanes, de flavonoïdes, de dérivés phénoliques, de tocophérol, de stérols, de lipides (20 à 30%), de protéines et de sucres.

 

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

Chez des patients atteints par exemple d’un diabète de type II, la prise de silymarine réduit l’hémoglobine glycquée, la glycémie à jeun, le cholestérol total, le LDL cholestérol, les triglycérides, le taux d’ASAT et d’ALAT comparé au placebo. De même, chez des personnes atteintes de diabète non insulino-dépendant associé à une cirrhose alcoolique, la silymarine réduit la peroxydation lipidique des membranes cellulaires et la résistance à l’insuline.

Le chardon marie est alors traditionnellement utilisé pour favoriser la lactation.

Hépato protecteur par les flavonolignanes, la chardon marie possède cependant des activités liées à diverses fonctions de récepteurs et transporteurs situés dans les membranes cellulaires par modulation du TNF-alpha et des sélectines, il possède également des propriétés antioxydantes, ainsi que des effet inhibiteurs de la voie de la lipoxygénase, de l’oxyde nitrique synthase inducible iNOS, du facteur nucléaire kappa B et de la synthèse du collagène par effets médiés par l’ADN et l’ARN.

Le chardon marie est réputé pour être l’antidote de l’intoxication par l’amanite phalloïde, une méta-analyse portant sur 452 patients atteints d’intoxication par l’amanite phalloïde montrent une différence significative dans la mortalité en faveur de la silibinine (mortalité 9,8% contre 18,3% avec traitement standard, p <0,01), la silibinine prévient l’absorption des amatoxines de l’amanite phalloïde par les hépatocytes, protégeant ainsi le tissu hépatique, elle stimule les ARN polymérases ADN-dépendantes, augmentant la synthèse d’ARN.

Par ailleurs, il détient des propriétés anticancer de la silymarine, anti-inflammatoires et anti-métastatique par modulation de protéines spécifiques.
La silymarine exerce une activité anticancer par l’intermédiaire de multiples mécanismes : initiation de la carcinogenèse, promotion et progression. Son effet anti-métastatique est d’ailleurs notable. De nombreuses études cliniques montrent en conséquence une réduction de la toxicité des agents chimiothérapiques en association avec la silymarine.

La silymarine inhibe toutefois la prolifération des cellules tumorales de divers cancers.

 

Quelles sont les indications du  Chardon marie ?

  • Congestions hépatiques
  • Digestions difficiles
  • Affections de la vésicule biliaire
  • Insuffisance hépatobiliaire
  • Hépatites aiguës et chroniques
  • Cirrhose
  • Inappétence
  • Prophylaxie
  • Cancers
  • Dépression nerveuse
  • Gastralgie et inappétence lors des chimiothérapies
  • Syndrome métabolique avec hypertension légère
  • Stéatose hépatique non alcoolique

 

Quelles sont les précautions d’emplois ?

  • Rares cas de légers troubles gastro-intestinaux
  • Contre-indiqué en cas d’obstructions des voies biliaires
  • Prudence en cas d’allergie aux astéracées

 

Il y a t-il des risques d’interactions médicamenteuses ?

Comme toutes substances contenant des principes actifs, le risque d’interactions médicamenteuses est somme toute à prendre en compte.

Le chardon marie ne dérogeant pas à cette règle, voici la liste des interactions médicamenteuses à considérer :

  • Risque d’interaction médicamenteuse en prise concomitante avec codéine, norcodéine, traitements chimio-thérapeutiques, anti-antiarythmiques, statines, inhibiteurs calciques, anti-infectieux, immunosuppresseursantihistaminiques H1, benzodiazépines, anticancéreux.

 

Comment le prendre et à quel dosage ?

En préparation magistrale

En préparation magistrale :

Voici la posologie des Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés en solution glycérinée (EPS) :

– 1 c. à café matin et soir pendant 1 mois, renouvelable 3 mois, à diluer dans un grand verre d’eau

 

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomedecine

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