LE GINKGO BILOBA (Ginkgo Biloba) Propriétés Bienfaits et Indications

Merci de partager à vos connaissancesShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

LE GINKGO BILOBA (Ginkgo Biloba)

 

D’où vient-il ?

Le ginkgo biloba est en somme un arbre sacré d’Extrême-Orient, vieux de 250 millions d’années. Certains ginkgo biloba ont donc actuellement en Chine plus de quatre mille ans !

Les premiers spécimen furent essentiellement introduits en France au XVIIe siècle par Pétigny, un botaniste amateur, qui les aurait surnommés ” arbres aux quarante écus” en référence au prix qu’il aurait payé.
Il est de surcroît le seul arbre survivant après Hiroshima en 1945. Cette plante est par conséquent résistante à toutes sortes d’agressions (froid, sécheresse, pollution, bactéries, virus, champignons, parasites, insectes).

Son nom de genre (“Ginkgo“) vient finalement de deux mots chinois signifiant “abricot d’argent”, allusion à la couleur de ses pseudo fruits. Le nom d’espèce, (biloba) “à deux lobes” vient du profond sillon qui divise par conséquent ses feuilles.

Son usage médicinal serait par ailleurs attesté dès le 3e millénaire avant J-C en Chine (dans le traité “Shen-nung pen ts’ao ching”).

Comment le décrire botaniquement ?

En somme, le ginkgo biloba est un arbre dioïque de 40 mètres de haut, d’écorce grisâtre se fendillant en vieillissant. Ses feuilles caduques en forme d’éventail, se divisant deux à deux de manière parallèle, sont d’abord vertes au printemps et jaune d’or ensuite à l’automne. Ses graines sont entourées d’un fruit charnu jaune. On le cultive aujourd’hui essentiellement dans le sud-ouest de la France, en Corée et aux Etats-Unis.

De quoi est-il composé ?

Le ginkgo biloba est composé en somme de diterpènes, de sesquiterpènes, de flavonoïdes, de proanthocyanidols et d’autres constituants tels que des acides anacardiques, organiques, des stérols, des alcools, et des sucres.

 

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

Activité anti-radicalaire potentialisée par les terpènes. Inhibition de la bronchoconstriction induite par le PAF.

Spasmolytique vasculaire par inhibition de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT). Inhibition de la réaction inflammatoire en rapport avec le PAF.

Son action anti-oedémateuse s’explique par son inhibition à l’adhésion des neutrophiles à la paroi vasculaire. Cela explique l’effet protecteur des ginkgolides vis-à-vis de l’ischémie et de l’ œdème post traumatique cérébral mais aussi rénal, cardiaque, hépatique et gastro-intestinal.

Le ginkgo rétablit donc partiellement la consommation cérébrale du glucose, avec réduction des besoins et augmentation de la protection de la barrière hémo-encéphalique. Il limite cependant les atteintes rétiniennes en diminuant leurs conséquences neurologiques. Les flavonoïdes ont effectivement une affinité pour des récepteurs situés dans l’hippocampe, le striatum et l’hypothalamus chez le rat (circuits activés dans les processus de mémorisation). L’amélioration de la circulation du nerf optique et l’activité anti-radicalaire expliquent notamment en partie la protection dans les rétinopathies diabétiques et les rétinopathies induites par des xénobiotiques.

Le ginkgolide B, antagoniste spécifique et compétitif du PAF, est notamment un antiagrégant plaquettaire. Il provoque en effet une diminution significative du Ca2+ intracellulaire et de la synthèse de l’inositol triphosphate. Les flavonoïdes synergiques des ginkgolides ont, en somme, une action sur la biosynthèse des prostaglandines par inhibition de la lipo-oxygénase ou de la cyclo-oxygénase.

Grâce à son action sur la sphère neurocognitive, le ginkgo confère :

  • une amélioration de la mémoire, de la capacité, de l’intensité et de la rapidité d’apprentissage
  • une augmentation du passage de la 5-hydroxytryptamine synaptique, avec une légère action anxiolytique (flavonoïdes)

 

Quelles sont les indications du Ginkgo biloba ?

  • Maladie d’Alzheimer
  • Démence à infarctus multiples
  • Insuffisance cérébrale
  • Schizophrénie chronique
  • Maladie de Raynaud
  • Acouphènes
  • Vertiges
  • Stress
  • Vitiligo

 

Quelles sont les précautions d’emplois ?

  • Contre-indiqué en cas d’hémophilie
  • Arrêt du traitement 3 jours avant une intervention chirurgicale
  • Les produits contenant des fruits ou des graines de ginkgo ne doivent pas être consommé
  • Ne sert à rien en tisanes
  • Contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante

 

Il y a t-il des risques d’interactions médicamenteuses ?

Comme toutes substances contenant des principes actifs, le risque d’interactions médicamenteuses est à prendre en compte.

Le ginkgo biloba ne dérogeant néanmoins pas à cette règle, voici la liste des interactions médicamenteuses à considérer :

  • Légère augmentation du temps de saignement : interaction avec les anticoagulants (warfarine, acide acétylsalicylique via le CYP2C9) et les anti-inflammatoires (rofécoxib).
  • Peut augmenter l’effet du diazépam, trazodone
  • Peut diminuer l’effet du valproate et de la carbamazépine
  • Risque d’interactions médicamenteuses avec les les anti-arythmiques, les statines, les inhibiteurs calciques et les anti-infectieux
  • Risque d’interactions médicamenteuses avec les immunosuppresseurs, les anti-histaminiques H1, les benzodiazépines et les anticancéreux
  • Interaction avec l’imipramine, le propanolol, l’oméprazole, le pantoprazole et le proguanil
  • Risque d’interactions médicamenteuses avec les antidiabétiques oraux, les anticonvulsivants, les antihypertenseurs, la codéine, la norcodéine et les traitements chimio-thérapeutiques

Comment le prendre et à quel dosage ?

En préparation magistrale :

Voici la posologie des Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés en solution glycérinée (EPS) :

– 1 c. à café matin et soir pendant 1 mois, renouvelable 3 mois, à diluer dans un grand verre d’eau

 

 

Clémentine. M.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *