Le rôle de l’anxiété dans les troubles de la mémoire

Mémoire et anxiété
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L’anxiété jouerait un rôle sur la mémoire en mobilisant une partie des ressources attentionnelles des personnes. En effet, les personnes souffrant d’anxiété doivent traiter à la fois l’information pertinente et celle liée à l’anxiété, ce qui entraîne un effort attentionnel plus important. Ainsi, les sujets anxieux ont des performances déficitaires lorsque les épreuves comportent une grande quantité d’informations. C’est, par exemple, le cas chez des étudiants très anxieux confrontés à une situation d’examen.

Mémoire à long terme

Quand on parle généralement de la mémoire, on pense surtout à la capacité de restitution des informations. Pourtant, c’est bien plus que cela.
La mémoire peut se traduire par trois étapes : l’encodage (apprendre les informations), le stockage (les retenir) et la restitution (s’en rappeler).

  • L’encodage :

L’encodage correspond à l’enregistrement d’une information. L’être humain acquière une information par l’utilisation de ses sens (la vue, l’odorat, le gout, l’ouïe et le toucher), l’information enregistrée est donc de type sensoriel. L’information est traitée puis mise en mémoire. Ce sont surtout les mémoires à court terme et de travail qui sont sollicitées à ce moment du processus.

Plusieurs enjeux se présentent pendant l’encodage d’une information. La volonté d’apprendre cette information est essentielle tout comme la concentration lors de l’apprentissage. En effet, le contexte dans lequel on apprend une information (son, éclairage…) constitue un rôle majeur dans l’enregistrement d’une information.

Pour retenir une information, il faut de la concentration et éprouver un intérêt à apprendre cette nouvelle information. L’état émotionnel dans lequel on se trouve, c’est-à-dire notre humeur et nos émotions, peut également perturber l’apprentissage. Par exemple, retenir la date de son propre mariage est plus facile que de retenir la date de son dernier rendez-vous chez le coiffeur car les sentiments éprouvés lors de son rendez-vous chez le coiffeur n’ont rien à voir ceux éprouvés lors de son mariage. Mais le plus important est l’oubli, auquel on ne pense pas assez. L’oubli d’une seule information lors de l’apprentissage peut entrainer l’oubli de diverses informations préalablement traitées mais dorénavant jugées inutiles.

Selon chacun d’entre nous, au bout de quarante-cinq minutes à deux heures passés sur un même sujet, le mécanisme d’apprentissage peut arriver à saturation. Notre cerveau est dans l’incapacité de se concentrer au-delà de cette limite. Faire une pause ou changer de sujet afin de stimuler notre intérêt par la nouveauté est essentiel.

  • Le stockage :

Le stockage correspond à retenir sur le long terme une information préalablement apprise. Le cerveau va répéter certaines informations sans s’en rendre compte, sans qu’il n’y ait eu d’apprentissage par répétition consciente auparavant. On parle de consolidation.

En effet, une partie des informations stockées parviennent à la mémoire à long terme et avec la possibilité d’être réactivées. Comme au cours de l’apprentissage, les émotions et les sentiments éprouvés ont un impact faste ou néfaste lors de cette étape du processus de mémorisation. Le stockage d’une information est caractérisé par un réseau spécifique de neurones associés au souvenir. Il se produit à plusieurs endroits du cerveau comme l’hippocampe (aire du cerveau qui stocke des souvenirs temporairement) mais est gardé dans le cortex sur le long terme.

Au traitement d’une information, des protéines sont produites et envoyées dans les neurones présynaptiques et postsynaptiques. Elles renforcent les synapses (lieux de communication entre les neurones) et créent de nouvelles synapses.

  • La restitution :

C’est une information qui consiste à s’en rappeler, s’en souvenir. La restitution peut s’exercer de manière spontanée ou non. Notre mémoire est reconstructive. C’est-à-dire qu’un souvenir est obtenu à partir de différents éléments éparpillés dans le cerveau. Ce n’est pas comme une photo que l’on pourrait sortir d’un album sans qu’elle n’ait subie de modifications. Si la restitution s’avère difficile, il faut s’aider d’indices et du contexte qui vont permettre de se rappeler. En cas d’amnésie, cette étape du processus de mémorisation est défaillante, mais cela peut aussi l’être pour le stockage.

Mémoire à court terme

Les mémoires sensorielles et à court terme sont superficielles, elles ne nécessitent aucun apprentissage puisque leur durée varie de quelques fractions de seconde à une minute trente. Elles sont sollicitées en permanence :

  • Un visage qu’on croise dans la rue
  • La couleur d’une voiture qui vient de passer
  • L’heure qu’on a tout juste regardée, etc.

La mémoire à court terme reçoit des informations provenant soit de la mémoire sensorielle, soit de la mémoire à long terme. Dans le premier cas, une information de la mémoire sensorielle qui a été envoyée dans la mémoire à court terme, sera traitée et utilisée si besoin est, puis sera transmise à la mémoire à long terme ou bien dégradée et perdue selon son importance. Dans le second cas, une information de la mémoire à long terme peut être réutilisée par la mémoire à court terme, souvent pour analyser une information provenant de la mémoire sensorielle.

La mémoire sensorielle :

Celle-ci est souvent assimilée au processus de perception, du fait de sa durée qui n’est que de maximum deux secondes. Mais c’est une étape inévitable pour une information d’entrée en mémoire à court terme. Brève, elle équivaut au temps de perception d’un stimulus (élément capable de déclencher un phénomène dans l’organisme, ici, un phénomène nerveux). Elle concerne toutes les informations perçue par nos sens. Elle ne fait que remarquer ce qui nous entoure, les éléments dignes d’intérêt seront analysés par la mémoire à court terme. La mémoire sensorielle fonctionne souvent à notre insu, elle nous permet de nous rappeler des visages des lieux, des voix, etc.

Il en existe 5 types car on possède 5 sens, mais on en utilise surtout deux qui sont :

  • La mémoire sensorielle visuelle (ou iconique) :

Elle maintient l’information dans le registre visuel. Elle facilite par exemple la visualisation d’un film qui est faite d’une série d’images.

  • La mémoire sensorielle auditive (ou échoïque) :

Elle maintient l’information dans le registre auditif de la mémoire sensorielle. Elle nous sert à retenir le début d’une phrase pour l’écrire par exemple.

Quelques plantes agissant sur la mémoire et ces troubles :

Cette plante améliore les facultés cognitives et la mémoire chez des jeunes gens en bonne santé. Elle améliore la mémoire à court et à long terme, ainsi que l’activité antioxydante dans le cortex cérébral et l’hippocampe.

Le Bacopa augmente également la plasticité cérébrale et stimule la croissance dendritique neuronale. Il améliore l’efficacité synaptique associée à l’apprentissage et renforce les synapses hippocampiques, qui jouent un rôle essentiel dans l’apprentissage et la formation de la mémoire.

Ces baies ont pour propriétés d’augmenter la mémoire ainsi que les capacités d’apprentissage.

Cette plante est connue pour améliorer la performance mentale (vivacité d’esprit et mémoire à court terme) chez les individus souffrant de troubles cognitifs tels que la démence (la maladie d’Alzheimer, la démence à infarctus multiples ou la démence mixte) et l’insuffisance cérébrale.

Le safran est réputé pour son effet protecteur des troubles de la mémoire induits par un stress chronique.

Cette plante améliore la mémoire, l’attention et l’apprentissage.

Cette huile essentielle améliore la mémoire par voie inhalée.

Cette plante favorise la mémoire et l’apprentissage, elle augmente également la concentration cérébrale de glutamate dans l’hippocampe.

La réglisse stimule la mémoire, par la glabridine avec effet anticholinergique.

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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