Le ginseng, un allié dans la lutte contre l’obésité

ginseng

Bienfait de la terre surnommé « essence souveraine », le ginseng est considéré depuis des millénaires dans tous l’Extrême-Orient comme LA plante envoyée par les dieux pour aider les hommes. Des millénaires… Sept, cinq, trois, l’on ne sait pas exactement au juste. Émanant de la gloire céleste, elle a absorbé l’essence terrestre peu à peu pour prendre une forme humaine.

Un peu d’histoire

La première introduction européenne du ginseng se fait par le navigateur d’origine maure Ibn Cordoba, qui en rapporta en Espagne au IXe siècle. Mais cela ne fut guère suivi d’effets, puisqu’il faudra attendre le XIIIe siècle pour qu’on reparle de nouveau de lui. C’est, du moins, ce que fera Marco Polo dans son Livre des merveilles (1298), sans pour autant ramener quoi que ce soit en Europe. Il faudra patienter jusqu’au début du XVIIe siècle pour que l’Europe daigne enfin prêter un peu d’attention à cette racine.

Dans l’immédiat après-guerre, les Russes travaillèrent sur cette précieuse racine. L’un d’eux, Nicolaï Lazarev, devra même créer un mot – adaptogène – en 1947, pour associer le ginseng à sa faculté de lutter contre la fatigue et d’augmenter les performances comme celles des athlètes par exemple ou encore de minimiser le stress des cosmonautes qui en emportèrent dans l’espace.

Les propriétés pharmacologiques de la racine de ginseng au niveau métabolique

Le ginseng est traditionnellement prescrit comme un tonique pour augmenter l’énergie, l’endurance et le bien-être. Les scientifiques occidentaux ont par ailleurs confirmé son efficacité pour la plupart des utilisations traditionnelles, notamment dans la perte de poids et le contrôle du diabète.

Il existe en effet deux sortes de ginseng employées pour leurs effets thérapeutiques. Le ginseng rouge ou coréen (Panax ginseng) et le ginseng blanc dit « sauvage » (Panax quinquefolius). Les deux ont notamment des vertus thérapeutiques similaires.

Le ginseng prévient en effet l’obésité, l’adiposité et l’hypertrophie du tissu adipeux en limitant l’inflammation et l’angiogenèse. Il a été démontré qu’un extrait standardisé de ginsengempêche le développement de l’obésité et la stéatose hépatique liée à un régime hyper gras.

Le ginseng diminue le taux de cholestérol et améliore la tolérance au glucose. Chez le sujet soumis à un régime hyper gras, il freine l’insulinorésistance et l’hyperlipidémie via une augmentation du GLP-1. Il abaisse significativement le poids corporel et la glycémie après un repas chez les patients diabétiques non insulino-dépendants. Cette activité hypoglycémiante postprandiale a été confirmée pour du ginseng rouge fermenté dans un essai clinique randomisé en double aveugle. Un étude similaire a montré une amélioration des paramètres vasculaires au cours du diabète de type 2. L’activité antidiabétique du ginseng passe par la stimulation de la sécrétion d’insuline et l’augmentation de la consommation périphérique de glucose. Elle est plus forte avec le ginseng américain.

Des effets positifs dans la lutte contre l’obésité

Le Phytothérapy Research Journal a notamment publié une enquête sur la recherche moléculaire du ginsenoside Rg3, un constituant de ginseng, mettant l’accent sur sa capacité à inhiber les cellules qui stockent l’énergie sous forme de graisse. Ces cellules bloquées ne pouvant pas terminer le processus de stockage des graisses.

Une étude, parue dans le journal phytomedecine, relate les effets positifs du ginseng sur des souris obèses ayant reçu une dose quotidienne de 100 mg. Les souris testées ont en effet montré une perte de poids et une diminution de la glycémie. Les chercheurs ont pu prouver que la saponine brute contenue dans la tige et les feuilles inhibait alors l’activité de la lipase pancréatique et les élévations des triglycérides plasmatiques. L’absorption prolongée de saponine brute chez ces souris a permis de réduire les tissus adipeux et de limiter de nouvelles prises de poids.

Les médecins américains ont notamment pu démontrer que la prise de ginseng était sans danger et efficace pour les patients diabétiques. Le ginsengréduit les facteurs de risque associés, tels que l’hyperlipidémie, l’hypertension, et améliore la résistance à l’insuline.

On savait déjà que cette plante était adaptogène. Elle a la capacité d’augmenter la résistance de notre organisme aux stress physique, psychologique ou chimique sans perturber son fonctionnement et sans risque d’accoutumance contrairement aux benzodiazépines.

Cet effet adaptogène est toutefois bénéfique dans la perte de poids. Il permet de limiter le stress lié à un régime amincissant, de résister aux tentations de grignotage et d’augmenter la résistance physique lors d’effort sportif.

Indications du ginseng

Le ginseng s’emploi dans le syndrome métabolique. On le conseille aussi en cas de diabète de type 2 en association à un régime adapté et un traitement antidiabétique. Il s’emploi également dans la lutte contre le surpoids et l’obésité et leurs complications, notamment vasculaires, hépatiques et digestives.

Longue vie à tous !

Arnaud. C. (Docteur en Pharmacie)

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