L’accompagnement de la maladie d’Alzheimer par les plantes médicinales

alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative du système nerveux central qui touche environ un million de personnes en France, avec une prévalence de 5% entre 60 et 70 ans et de plus de 15% après 80 ans.

Deux types de lésions cérébrales sont caractéristiques de la maladie d’Alzheimer

1- Des plaques amyloïdes ou séniles :

Ces plaques se situent au niveau du néocortex et de l’hippocampe. Elles sont dues notamment à l’accumulation extracellulaire d’un peptide bêta-amyloïde qui conduit à la mort du neurone par nécrose.

2- Une dégénérescence neurofibrillaire intracellulaire :

Cette dégénérescence est en effet consécutive à l’accumulation anormale d’un dérivé de la protéine tau qui conduit en conséquence à la mort du neurone.

Par ailleurs, on a mis en évidence une baisse des capacités de synthèse de l’acétylcholine au niveau du néocortex et de l’hippocampe ainsi qu’un excès de stimulation des récepteurs NMDA (N-méthyl-D-aspartate) par du glutamate.

Le cerveau d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer diminue par conséquent en poids de 8 à 10% tous les 10 ans contre 2% chez un sujet sain.

Évolution et symptômes de la maladie d’Alzheimer

La maladie évolue en trois stades :

1- Stade léger ou précoce de la maladie d’Alzheimer :

  • Amnésie des faits récents
  • Difficulté à apprendre et à retenir de nouvelles informations
  • Dépression

2- Stade modéré ou intermédiaire de la maladie d’Alzheimer avec troubles :

  • Dans l’organisation et la réalisation de certaines tâches
  • Du langage (oublis de mots)
  • Dans le gestes complexes (utiliser une machine à laver, un appareil photo, etc.)
  • De la reconnaissance visuelle (visage, panneaux routiers, etc.)
  • De la mémoire

3- Stade avancé ou sévère de la maladie d’Alzheimer :

  • Incapacité à se déplacer, se nourrir, effectuer des activités quotidiennes de manière autonome
  • Perte totale de la mémoire (faits anciens et récents)
  • Problèmes psychiatriques avec hallucinations, troubles du sommeil, délire

Le malade nécessite une hospitalisation dans un établissement de long séjour. Dans un stade très avancé, la maladie devient mortelle.

Un peu d’histoire :

Aloïs Alzheimer était un neuropsychiatre allemand (1864-1915). Le nom d’Aloïs Alzheimer est lié à la maladie dont il décrivit pour la première fois les symptômes en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. C’est le professeur Emil Kraepelin qui proposa par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.

Né le 14 juin 1864, dans la petite ville bavaroise de Markbreit, au sud de l’Allemagne, Alzheimer suit de brillantes études de médecine à Berlin, Würzburg et Tubïngen, dont il sort licencié en 1888. La même année, il commence à travailler à l’hôpital psychiatrique de Francfort. C’est là qu’est internée, le 25 novembre 1901, une femme de 48 ans, dénommée Auguste D. ; Alzheimer l’interroge, l’observe et note par écrit les détails de son histoire clinique. Cinq ans plus tard, à la mort d’Auguste D., Alzheimer qui a entre-temps rejoint Kraepelin à Munich pratique l’autopsie du cerveau de son ancienne patiente.

Utilisant la technique histologique d’imprégnation argentique, il met en évidence les deux types de lésions cérébrales caractéristiques de la maladie qui fera sa renommée : dégénérescence fibrillaire et plaques séniles. Au cours de ses années à Francfort et à Munich, Alzheimer publie près de 70 travaux de recherches sur divers sujets : démence vasculaire, déficience mentale, delirium, histopathologie de la psychose, etc.

En 1912, il est nommé directeur de la clinique psychiatrique de l’université Freidreich-Wilhelm de Breslau (aujourd’hui Wroclaw, en Pologne). Il est alors à l’apogée de sa carrière. Mais le neuropsychiatre est bientôt touché par une infection qui dégénère. Il meurt le 15 décembre 1915.

Quelques conseils naturopathiques afin de prévenir la maladie d’Alzheimer

Il a été récemment mis en évidence que cinq facteurs pouvaient retarder le déclenchement de la maladie :

  • Maintenir un lien social
  • Ne pas quitter son activité professionnelle trop tôt
  • Rester curieux
  • Garder l’envie d’apprendre
  • Limiter le stress et les contrariétés (ils engendrent un pic de sécrétion de cortisol néfaste aux neurones)

Quelques plantes médicinales de soutien dans la maladie d’Alzheimer

Il existe des plantes médicinales agissant contre la démence, appartenant à la famille des anticholinestérasiques. Ces plantes inhibent le fonctionnement d’une enzyme; la cholinestérase, qui elle-même dégrade l’acétylcholine. L’effet positif dans la maladie d’Alzheimer repose sur l’hypothèse d’un déficit cérébral en acétylcholine chez certains malades atteints de cette maladie :

Le safran est indiqué dans les démences séniles et les désordres neurodégénératifs accompagnés d’une diminution de la mémoire. Il inhibe l’agrégation et la déposition de la protéine béta-amyloïde et améliore les symptômes de la maladie d’Alzheimer débutante. On ne note pas de différence significative avec le donepezil, mise à part qu’il y a moins de vomissements avec le safran.

Les composants actifs de l’Astragale réduisent les déficits cognitifs dans la maladie d’Alzheimer et exercent un effet neuroprotecteur en réduisant la surcharge en fer dans le cerveau. Ils inhibent également l’accumulation de plaques β-amyloïdes et peuvent fournir une nouvelle approche pour le développement de médicaments contre la maladie d’Alzheimer.

L’huperzine A, un alcaloïde que contient le lycopode, pourraient être utilisé dans le traitement des myasthénies et de certains troubles de la mémoire. Cet alcaloïde est un inhibiteur des cholinestérases plus puissant que la prostigmine. Elle semble plus efficace que le donépézil et la rivastigmine, avec une plus longue durée d’action.

La fumeterre est un inhibiteur de l’acétylcholinestérase qui possède beaucoup de potentialités dans la maladie d’Alzheimer.

La glabridine contenue dans la réglisse est active dans la stimulation de la mémoire, avec effet anticholinergique et de fait, un effet potentiel dans la maladie d’Alzheimer.

Le ginkgo est un neuroprotecteur possédant des effets potentiels dans la démence sénile ou la maladie d’Alzheimer. Il est notamment comparable au donépézil.

La sauge améliore les fonctions cognitives chez les malades atteints d’Alzheimer. Elle inhibe de fait la cholinestérase et améliore la mémoire.

L’anis étoilé possède une activité anticholinestérasique prometteuse ainsi que butyrylcholinestérasique par le trans-anéthole qu’il contient.

Cette huile possède une activité anticholinestérasique intéressante. Les médicaments permettant d’augmenter l’activité cholinergique au niveau du système nerveux central sont notamment utilisées pour traiter la démence de type Alzheimer; il existe en effet une diminution des neurones cholinergiques au niveau du cortex et de l’hippocampe chez les patients atteints de ce type de démence. Les inhibiteurs de la cholinestérase entraînent une augmentation des niveaux d’acétylcholine au niveau des synapses neuronales en inhibant l’enzyme responsable de la dégradation de l’acétylcholine favorisant ainsi une augmentation de la transmission cholinergique.

Le thé vert possède également une activité anticholinestérasique bien connue.

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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