Nos plantes du foie

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Avec l’arrivée prochaine du printemps, les publicités vantant les mérites de plantes drainantes du foie commencent à affluer.
Le choix d’une plante n’est pas le fruit du hasard ou de quelques lectures trouvées ça et là sur le net. Chaque plante a des propriétés spécifiques qui dépendent des principes actifs qui la composent, et la connaissance de votre tempérament et de votre terrain naturopathique est essentielle pour faire un choix cohérent.
Cet article a pour vocation de vous présenter quatre plantes locales qui ont une action sur la sphère hépatique, et de montrer leurs spécificités. Il ne remplace en rien les conseils d’un naturopathe phytothérapeute, qui seul sera à même de vous proposer la forme galénique et la posologie appropriée.

L’artichaut (Cynara Scolymus)
L’artichaut a une action stimulante du foie car il est cholérétique (il augmente la production de bile) et il stimule également l’évacuation de la vésicule biliaire vers l’intestin (cholagogue). Il est aussi hypocholestérolémiant (présence de lutéoline) et protecteur des cellules hépatiques.
C’est une plante dépurative puissante, à éviter chez les sujets dont la force vitale est amoindrie.
L’artichaut est contre-indiqué chez la femme allaitante et chez les sujets sensibles aux fermentations intestinales.
Il est également contre-indiqué en cas de calculs biliaires.
Formes galéniques les plus fréquentes : teinture-mère, extrait fluide, EPS, SIPF, plante sèche

Le chardon Marie (Cardus marianus)
Le Chardon Marie protège les hépatocytes et est une plante de premier choix en cas d’agressions toxiques (alcool, produits chimiques, hépatite virale…)
Il renforce le foie en cas d’insuffisance hépatique.
C’est un décongestionnant hépatique de premier choix.
Formes galéniques les plus fréquentes  : teinture-mère, extrait fluide, plante sèche

Le pissenlit (Taraxacum Officinalis)
Le pissenlit agit sur le foie et la vésicule biliaire. Il est hypocholestérolémiant, cholagogue et cholérétique.
Draineur moins puissant que l’artichaut, il présente l’intérêt d’œuvrer en douceur et il agit favorablement sur les terrains acidifiés.
Le pissenlit est également un excellent diurétique.
Attention en cas de calculs biliaires.
Formes galéniques les plus fréquentes : teinture-mère, extrait fluide, suc de plante fraîche, SIPF, EPS, plante sèche.

Le romarin
Le romarin facilite le travail de la vésicule biliaire par ses propriétés cholagogues.
Protecteur hépatique, il est très efficace en cas de surcharge ou d’insuffisance hépatique.
Attention en cas d’obstruction des canaux biliaires.
Le romarin est déconseillé chez la femme enceinte et allaitante.
Prudence chez les hémophiles (le romarin a une activité anticoagulante).
Formes galéniques les plus fréquentes : teinture-mère, macérât bourgeons, plante sèche

 

Delphine L., naturopathe

1 commentaires sur “Nos plantes du foie

  1. Certaines plantes vendues dans le commerce contiennent des composants particulièrement actifs, pouvant aller jusqu’à se révéler toxiques ou tout au moins provoquer des effets secondaires chez l’utilisateur peu regardant.Par exemple, l’aubépine pourrait, en cas de surdosage, provoquer des palpitations, des maux de tête ou encore des bouffées de chaleur. C’est pour cette raison qu’il est toujours préférable de se référer à un professionnel

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