Les allergies ont beaucoup augmenté au cours des dernières décennies. Dans les pays occidentaux, environ une personne sur quatre présente aujourd’hui des symptômes cliniques d’allergie, notamment respiratoire. Les maladies respiratoires allergiques touchent ainsi des dizaines de millions d’Européens et un nombre comparable d’habitants aux États‑Unis.
L’allergie correspond à une réaction inadaptée du système immunitaire face à une substance étrangère (l’allergène) pourtant banale pour la plupart des gens. Le nombre de personnes concernées ne cesse de croître d’année en année, en lien avec de nombreux facteurs environnementaux.
Allergie : traitement traditionnel vs traitement naturel
Dans la prise en charge des allergies saisonnières, on distingue globalement deux grandes approches. Les traitements médicaux traditionnels d’une part, et les solutions naturelles d’autre part. Dans chaque cas, le choix repose sur l’efficacité attendue, la facilité d’emploi et le profil de sécurité pour vous en tant que patient.
Aperçu des traitements médicaux traditionnels des allergies
Les traitements médicaux classiques contre les allergies saisonnières regroupent surtout les antihistaminiques, les corticoïdes nasaux et les décongestionnants. Ces médicaments visent un soulagement rapide des symptômes en agissant sur le système immunitaire et sur les mécanismes inflammatoires à l’origine de la réaction allergique.
Les antihistaminiques bloquent l’histamine, molécule libérée par certaines cellules immunitaires lors du contact avec l’allergène. Les corticoïdes nasaux, eux, réduisent l’inflammation de la muqueuse nasale. Quant aux décongestionnants, ils soulagent la congestion et facilitent la respiration.
Ces traitements apportent un confort réel à de nombreux patients. Cependant, ils peuvent aussi entraîner des effets indésirables, comme la somnolence avec certains antihistaminiques ou des irritations locales avec les sprays nasaux.
Pourquoi s’intéresser aux traitements naturels contre les allergies ?
Les traitements naturels pour les allergies saisonnières intéressent particulièrement les personnes qui recherchent des solutions plus douces, avec moins d’effets secondaires. Ces approches incluent par exemple des adaptations alimentaires, l’usage de compléments comme la quercétine ou la bromélaïne, et des mesures d’hygiène de vie ciblées.
Un des avantages majeurs de ces traitements naturels est qu’ils cherchent davantage à soutenir le terrain immunitaire qu’à le bloquer. De plus, la phytothérapie, l’aromathérapie et la micro‑nutrition peuvent aussi améliorer le bien‑être général, au‑delà des seuls symptômes allergiques.
Ces approches demandent souvent une personnalisation plus poussée, en tenant compte de votre terrain, de votre digestion, de votre sommeil ou encore de votre stress. Cette vision globale vise à agir plus en amont sur les causes (ou co‑facteurs) des allergies, et pas uniquement sur les manifestations immédiates.
Il reste toutefois important de souligner que ces solutions naturelles doivent être choisies avec prudence. L’idéal est de les mettre en place avec l’aide d’un professionnel de santé, afin de limiter les risques d’interaction et d’optimiser leur efficacité. Dans de nombreux cas, elles viennent en complément des traitements conventionnels et s’intègrent dans une stratégie globale de gestion des allergies saisonnières.
Les principaux « pathogènes » impliqués dans les allergies
De nombreuses substances présentes dans votre environnement peuvent déclencher des troubles allergiques :
- les pollens
- les acariens
- certains aliments (fraises, crustacés, arachide, soja, haricots, œufs, poisson, légumes divers, graines de sésame ou de tournesol, graines de moutarde, protéines de lait de vache, etc.)
- les insectes, les animaux domestiques, les blattes
- les médicaments
- les moisissures
- le latex
- certains composants de bijoux ou de métaux
Le mécanisme de la réaction allergique
Sur le plan biologique, le développement d’une allergie se fait en deux temps : une phase initiale de « sensibilisation », silencieuse, puis une phase de « réaction allergique » lors des contacts suivants.
La sensibilisation : le premier contact
La phase de sensibilisation commence lors du premier contact entre l’organisme et l’allergène. Celui‑ci est perçu comme menaçant par certaines cellules immunitaires situées notamment dans la peau et les muqueuses. Ces cellules « présentent » alors l’allergène et déclenchent la production d’immunoglobulines E (IgE), des anticorps spécifiques dirigés contre cette substance.
Ces IgE se fixent ensuite à la surface de cellules comme les mastocytes et certains globules blancs (basophiles). À ce stade, vous ne ressentez pas encore de symptôme, mais votre système immunitaire est désormais « armé » contre cet allergène.
La réaction allergique : les contacts suivants
Lors d’un nouveau contact avec le même allergène, celui‑ci se fixe rapidement sur les IgE déjà présentes à la surface des mastocytes. Cette fixation provoque l’activation puis la « dégranulation » de ces cellules, qui libèrent alors de nombreux médiateurs de l’inflammation, dont l’histamine.
L’histamine joue un rôle central dans la réaction allergique : elle augmente la perméabilité des vaisseaux, stimule la sécrétion de mucus et favorise les démangeaisons et les éternuements. C’est cette cascade qui entraîne les symptômes typiques : éternuements, nez qui coule, yeux qui grattent, parfois bronchospasme ou crise d’asthme.
Choisir son traitement naturel contre les allergies
La phytothérapie pour lutter contre les allergies
-
Le cassis : le cassis (Ribes nigrum) est souvent utilisé en médecine traditionnelle pour contrôler les symptômes de l’allergie. Des polysaccharides extraits de cassis ont montré un effet sur certains symptômes oculaires et nasaux. Vous pouvez l’utiliser sous forme d’EPS, mélangé à parts égales avec du curcuma, afin de renforcer l’action anti‑inflammatoire et le soutien de l’immunité.
-
L’ortie : l’ortie renferme des composés qui agissent comme un antihistaminique naturel. Elle aide notamment à apaiser les symptômes du rhume des foins (nez bouché, larmoiement). Vous la trouvez facilement en gélules de feuilles séchées. Une posologie classique est de 300 mg trois fois par jour, avec une adaptation possible jusqu’à 500 ou 700 mg sous avis professionnel.
-
Le ginseng : l’extrait de Panax ginseng contient des ginsénosides qui soutiennent les membranes cellulaires et peuvent apaiser l’inflammation liée aux allergies.
-
Le ginkgo biloba : le ginkgo biloba, surtout connu pour ses effets sur la mémoire, est aussi un antiallergique efficace. Ses ginkgolides s’opposent à certains médiateurs qui déclenchent la réaction allergique (facteur d’activation plaquettaire). On peut aller jusqu’à 240 mg par jour, sous contrôle de votre praticien (prudence en cas de traitement anticoagulant).
-
Le plantain : le plantain a une action anti‑histaminique et limite la dégranulation des mastocytes. En tisane, il soulage surtout les asthmes allergiques et les irritations des voies respiratoires.
La micro‑nutrition pour accompagner les allergies
-
Les oméga‑3 : les oméga‑3 constituent une bonne base pour moduler les réactions inflammatoires et peuvent, à ce titre, atténuer les réactions associées aux allergies. On les trouve dans les poissons gras (saumon, sardine, maquereau…) ou sous forme de gélules associant EPA et DHA. Une fourchette fréquente se situe entre 500 et 1 000 mg d’EPA/DHA par jour. L’huile de graines de lin est une autre source intéressante . Une cuillère à soupe par jour, en l’ajoutant à froid (salade, jus, dessert), sans la chauffer.
-
La quercétine : la quercétine, pigment présent dans le raisin noir, les oignons, les baies ou le thé vert, est connue pour inhiber la libération d’histamine. Elle agit directement sur les mastocytes. Attention toutefois à ne pas la cumuler avec de fortes doses d’ortie (qui en contient aussi), afin d’éviter les redondances.
-
La spiruline : la spiruline est une micro‑algue reconnue pour ses propriétés antioxydantes et anti‑inflammatoires. Certaines études suggèrent un effet antihistaminique et un soutien du système immunitaire. Il est préférable de commencer par de petites doses, puis d’augmenter progressivement.
-
Les probiotiques : les probiotiques sont des « bactéries amies » qui contribuent à l’équilibre de la flore intestinale. Une flore en bon état aide à réguler la réponse immunitaire et pourrait diminuer la fréquence ou l’intensité des allergies saisonnières. On les trouve dans les aliments fermentés (yaourt, kéfir…) ou sous forme de compléments.
Pour une action complète sur l’organisme, vous pouvez aussi vous tourner vers Polanine des laboratoires Santé Verte, qui associe 13 actifs naturels (plantes, quercétine, nutriments) à visée respiratoire et antiallergique.
La gemmothérapie pour soutenir le terrain allergique
Le complexe Allargem vise à :
- rééquilibrer le terrain allergique
- procurer un soulagement rapide
- maintenir la vitalité sans accoutumance
- stimuler les défenses immunitaires
Il associe 3 extraits de bourgeons pour une action renforcée et optimale :
- Bourgeon de cassis : anti‑allergique majeur, il tonifie les surrénales et peut augmenter naturellement la production de cortisol endogène. Il est traditionnellement décrit comme un « contre‑poison » et se montre utile dans de nombreuses manifestations allergiques.
- Jeune pousse de romarin : elle exerce une action de « détox » hépatique, aide à piéger certains radicaux libres et lutte contre la fatigue. En soutenant le foie, elle facilite l’élimination des « toxines allergiques ».
- Propolis : ce « mastic végétal » de la ruche augmente la résistance de l’organisme. Son action anti‑allergique et anti‑infectieuse s’explique en partie par ses résines aromatiques et flavonoïdes, qui stimulent le système immunitaire et exercent une action privilégiée sur la sphère respiratoire.
L’homéopathie pour accompagner les allergies
- Poumon histamine 15 CH : à prendre de façon systématique, 5 granules par jour, pour moduler le mécanisme de la réaction allergique.
- Pollens 30 CH : en cas d’allergie aux pollens, 5 granules par jour.
- Apis mellifica 15 CH : en cas d’œdème de la muqueuse ou d’obstruction nasale, toujours en association avec Poumon histamine (5 granules par jour).
- Allium cepa 9 CH : si l’écoulement nasal est clair, abondant, irritant pour la lèvre supérieure, avec amélioration à l’air frais (5 granules toutes les 2 heures au début).
- Nux vomica 9 CH : indiqué en cas d’éternuements en salves au réveil, de nez bouché la nuit, aggravé au moindre courant d’air (5 granules toutes les 2 heures).
- Sabadilla 9 CH : en cas d’éternuements spasmodiques, de démangeaisons du voile du palais ou d’hypersensibilité aux odeurs de fleurs (5 granules toutes les 2 heures en phase aiguë).
Nos conseils de pharmacien pour réduire les allergies
Enfin, pour agir de façon plus globale, il est souvent utile de faire une détox du foie. Le foie participe en effet à la gestion de l’histamine et de nombreux métabolites inflammatoires.
Lorsqu’il est surchargé, il peut moins bien remplir ce rôle, ce qui favorise divers problèmes de santé, dont les allergies. Les muqueuses se retrouvent alors congestionnées et ne parviennent plus à filtrer efficacement les agents irritants. Une cure de désintoxication ciblée constitue donc un bon point de départ pour aider l’organisme à mieux gérer les réactions allergiques.
Parmi les plantes phares pour une détox douce du foie, on retrouve l’artichaut et le radis noir. Pour une action plus globale, on peut les associer à la fumeterre ou au chardon‑Marie. Pour optimiser l’effet, il est souvent conseillé de programmer plusieurs cures de trois semaines, par exemple au printemps et à l’automne, puis au printemps suivant, en fonction de votre terrain.
Sources
- Le mécanisme de réaction allergique http://www.menarini.fr/allergologie-reaction-mecanisme.php
- Remèdes naturels contre les allergies http://www.plaisirssante.ca/sante/allergies/remedes-naturels-contre-les-allergies
- Des remèdes naturels contre les allergies http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/24558/des-remedes-naturels-lutter-contre-allergies-printanieres
- Soulager les symptômes de l’allergie avec des extraits naturels http://www.nutranews.org/sujet.pl?id=1125
- Un remède naturel incroyable contre les allergies http://www.maplante.com/un-remede-naturel-incroyable-contre-les-allergies/
FAQ – Traitements naturels contre les allergies
Quels sont les principaux traitements naturels contre les allergies ?
Les traitements naturels des allergies reposent sur des plantes anti-allergiques (plantain, cassis, ortie), l’homéopathie, la gemmothérapie, l’oligothérapie (manganèse notamment). Mais aussi une alimentation anti‑inflammatoire et une hygiène de vie orientée sur la réduction des irritants et le renforcement du terrain.
Comment les plantes médicinales peuvent-elles aider en cas d’allergies ?
Des plantes comme le plantain, le cassis, l’ortie ou la pensée sauvage possèdent des propriétés antihistaminiques, anti‑inflammatoires et drainantes. Elles contribuent à diminuer les éternuements, les écoulements nasaux, les démangeaisons et certaines manifestations cutanées lors des allergies saisonnières ou respiratoires.
L’homéopathie peut-elle soulager les allergies ?
L’homéopathie est souvent utilisée pour atténuer les symptômes (éternuements, écoulements, yeux qui piquent) avec des souches comme Allium cepa, Euphrasia, Sabadilla, Apis mellifica, Histaminum ou Pollens. Mais aussi en traitement de fond pour réduire la réactivité globale de l’organisme au fil des saisons.
Qu’est-ce que la gemmothérapie et quel est son intérêt dans les allergies ?
La gemmothérapie utilise des bourgeons frais macérés (cassis, charme, bouleau, aulne…) qui agissent en profondeur sur l’inflammation, les muqueuses respiratoires et la régulation immunitaire. Ce qui en fait un outil intéressant pour moduler le terrain allergique sur plusieurs semaines.
L’alimentation peut-elle influencer l’intensité des allergies ?
Une alimentation riche en antioxydants (fruits, légumes colorés), en acides gras oméga‑3 (poissons gras, huiles de colza ou de lin) et en aliments peu transformés contribue à réduire l’inflammation. Tandis qu’une consommation excessive de sucres, d’alcool et d’additifs peut entretenir la réactivité allergique.
Les probiotiques ont-ils un intérêt dans la prise en charge des allergies ?
En soutenant le microbiote intestinal, certaines souches de probiotiques peuvent participer à une meilleure tolérance immunitaire et réduire la fréquence ou l’intensité de certains symptômes allergiques. Notamment chez les terrains sensibles ou les personnes ayant un intestin fragilisé.
Comment l’oligothérapie peut-elle aider à réguler le terrain allergique ?
Des oligo‑éléments comme le manganèse (souvent associé au soufre ou à d’autres oligo‑éléments) sont classiquement utilisés pour moduler la réactivité des muqueuses. Mais aussi pour diminuer progressivement la tendance aux réactions allergiques, en cures de plusieurs semaines sous supervision d’un professionnel.
Les traitements naturels peuvent-ils remplacer les antihistaminiques classiques ?
Les approches naturelles permettent souvent de réduire l’inconfort, d’espacer ou d’alléger les crises chez certains patients. Mais elles ne remplacent pas un traitement antihistaminique ou corticoïde lorsque celui‑ci est nécessaire, en particulier dans les formes sévères ou à risque respiratoire.
Combien de temps faut-il pour ressentir les effets des traitements naturels contre les allergies ?
Certaines plantes et remèdes homéopathiques agissent dès la phase aiguë, en quelques jours. Mais le travail de fond sur le terrain (gemmothérapie, alimentation, probiotiques, oligothérapie) demande souvent plusieurs semaines ou mois de cure pour une amélioration durable.
Les traitements naturels contre les allergies sont-ils sans risque ?
Non, même naturels, ces traitements peuvent présenter des contre-indications (grossesse, allaitement, enfants, maladies chroniques, traitements en cours) ou interagir avec des médicaments. Un avis de votre médecin ou pharmacien est recommandé avant de débuter une cure, surtout en cas de terrain fragile.
Quand consulter un médecin malgré les traitements naturels contre les allergies ?
Une consultation médicale s’impose en cas de difficultés respiratoires, sifflements, oppression thoracique, gonflement du visage ou de la gorge, malaise, crises répétées ou mal contrôlées. Afin d’adapter le traitement, prévenir l’asthme et disposer d’un plan d’action clair en cas de nouvelle réaction.



