Un traitement homéopathique pour lutter contre le Zona

zona

Le zona est une maladie infectieuse due au virus zona-varicelle, se traduisant par une éruption de grosses vésicules flasques, à topographie unilatérale et radiculaire. Cette éruption s’accompagne d’adénopathies et de troubles sensitifs névralgiques. Elle laisse fréquemment des séquelles douloureuses. On tend à penser que la varicelle serait la primo-infection virale et le zona une réinfection exogène ou endogène.

La période de début du zona

La période de début est en effet courte, 3 à 4 jours. Elle se caractérise par une fièvre modérée, une sensation de malaise et de douleurs dans le territoire où apparaîtra l’éruption. À ce stade, deux médicaments sont à prendre systématiquement :

Staphylococcinum :

Les bons résultats obtenus par la vaccinothérapie antistaphylococcique dans le traitement du zona ont donc conduit François Lamasson à administrer avec succès des dilutions de Staphylococcinum (biothérapie préparée à partir d’une culture pure, lysée de Staphylococcus pyogenes aureus).

Posologie : On raccourcit la durée d’évolution de la maladie, en prenant dès le début de l’affection une dose de Staphylococcinum 15 ou 30 CH, répétée 3 jours de suite.

La première dose sera suivie 6 heures plus tard environ de :

Sulfur :

C’est un médicament d’action centrifuge, qui facilite ainsi toutes les éruptions cutanées. Ce faisant, il diminue les risques de névralgies post-zostériennes, tout en déterminant plus franchement l’aspect clinique de l’éruption.

Posologie : prendre un tube-dose unique en 15 CH.

La période d’état du zona

La période d’état se marque par une éruption érythémato vésiculeuse accompagnée de douleurs à topographie unilatérale et radiculaire. L’éruption évolue en 3 stades :

  • Érythémateux, avec placards de couleur rose puis rouge, de formes arrondies ou ovulaires.
  • Vésiculeux (vers la 24e heure) : les vésicules apparaissent sur les placards éruptifs, elles sont emplies d’un liquide clair, groupées d’abord en bouquets, puis confluent en bulles.
  • Stade de dessiccation (vers le 5e ou 7e jour) : les vésicules se troublent et se recouvrent d’une croûte jaunâtre.

Cette éruption s’accompagne notamment d’un syndrome infectieux discret, d’une adénopathie satellite et surtout de douleurs, dont l’intensité n’est pas proportionnelle à l’étendue des lésions, avec troubles de la sensibilité dans le territoire concerné.

Les formes cliniques peuvent varier, chaque territoire radiculaire pouvant être intéressé. Toutefois, les formes les plus fréquentes sont les zonas thoraciques (50% des cas) et les zonas des nerfs crâniens (15% des cas) en particulier le zona ophtalmique et le zona auriculaire.

L’homéopathie permet de traiter efficacement cette maladie en écoutant son évolution et en évitant ses douleurs résiduelles. Lorsque l’éruption se déclare, c’est l’aspect de la lésion cutanée et ses modalités qui vont déterminer le choix du médicament.

Stade érythémateux :

Médicament des éruptions érythémateuses avec œdèmes piquant, brûlant, amélioré par des applications froides. Le malade n’a généralement pas soif.

Très souvent indiqué dans le traitement du zona, ce médicament correspond aux éruptions érythémateuses et aussi vésiculeuses qui brûlent comme des charbons ardents et qui sont soulagées par des applications chaudes.

Les douleurs ont des recrudescences nocturnes entre 1 heure et 3 heures du matin. Le malade est souvent angoissé, agité, anxieux, se croyant gravement atteint, parce que très affaibli par sa maladie. Il a soif de petites quantités d’eau froide fréquemment répétées.

Exemple de traitement homéopathique dans un zona ophtalmique

Soit un malade qui présente une éruption oedémato-vésiculeuse dans le territoire de la branche ophtalmique du trijumeau. Les douleurs sont par ailleurs intenses, brûlantes, piquantes, améliorées par le froid et irradient dans le globe oculaire en donnant une impression d’éclatement. Les paupières sont rouges ainsi qu’œdématiées.

Posologie : Prendre le plus rapidement possible un tube-dose à laisser fondre en bouche de Staphylococcinum 15 CH et 6 heures plus tard un tube-dose de Sulfur 15 CH (une dose unique). Ensuite alterner toutes les 2 heures environ 5 granules de Apis 9 CH (2 tubes granules), et de Prunus spinosa 15 CH (2 tubes granules), en ajoutant le matin des 2 premiers jours un tube-dose de Staphylococcinum 15 CH (3 doses en tout). Espacer les prises d’Apis et de Prunus spinosa suivant amélioration.

Le traitement des complications du zona

La surinfection :

Médicament parfois indiqué à la période d’état, il sera toujours de mise en cas de surinfection cutanée évoquant des lésions impétigineuses : croûtes épaisses recouvrant un pus jaunâtre irritant. Il doit pratiquement toujours s’associer aux médicaments de suppurations :

À prendre systématiquement en 7 ou 9 CH au réveil et au coucher avec :

Médicament spécifique des suppurations aiguës. Les zones atteintes sont hypersensibles au toucher, la douleur locale est améliorée par la chaleur.

Posologie : On utilisera surtout les hautes dilutions (15 ou 30 CH) qui freinent la suppuration. Par exemple, 5 granules matin et soir, après la prise de Pyrogenium.

 

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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