Le protocole homéopathique des affections automnales et hivernales

affections hivernales

Quelles que soient les affections récidivantes envisagées, la méthode homéopathique impose de se référer aux notions de modes réactionnels chroniques. L’observation de l’évolution d’une affection récidivante permet de mettre en évidence des symptômes réactionnels psoriques ainsi que des symptômes réactionnels sycotiques.

Les symptômes réactionnels psoriques

Ces symptômes se définissent par des épisodes atteignant la sphère ORL échelonnés dans le temps chez un même patient ou chez des membres de sa lignée, incluant de fait une périodicité de ces manifestations. Une possibilité de substitution ou d’alternance de ces manifestations avec d’autres peut également être envisagée.

Il peut en outre apparaitre un fréquent retentissement sur le psychisme du malade à type d’irritabilité et d’agitation, ainsi qu’une susceptibilité particulière aux infections et aux parasites (rôle des acariens lorsqu’il existe une note allergique).

Les symptômes réactionnels sycotiques

Par l’observation clinique de manifestations qui, au fil du temps, évoluent par poussées de plus en plus longues et de plus en plus insidieuses; ce changement est vraisemblablement lié au rôle des pollutions industrielles et agro-alimentaires ainsi qu’aux gestes répétés à visée thérapeutique ou préventive (antibiothérapies, corticothérapies, vaccinations, désensibilisations, etc.). Chez l’enfant, le mode réactionnel sycotique s’accompagne, la plupart du temps, d’une hypertrophie des végétations adénoïdes.

Les affections ORL récidivantes

Le rôle des fosses nasales et du pharynx consiste notamment à assurer un gardiennage efficace contre toutes les agressions microbiennes qui menacent les voies respiratoires. Au cours de sa vie, chaque individu est susceptible d’avoir un contact successif avec la plupart de ces germes à un moment ou à un autre. Le système de défense rhino-pharyngée des sujets réagissant normalement retient puis détruit jusqu’à plus de 90% de ces innombrables agresseurs, de plus, divers contacts microbiens peuvent engendrer des réactions immunitaires sans manifestation cliniquement apparente. Ces sujets ne font néanmoins que des infections très épisodiques.

Au contraire, chez d’autres; on observe des troubles dominés soit par des maladies répétitives, soit par un catarrhe chroniques des muqueuses. Ces différentes affections sont une pathologie d’adaptation à un écosystème donné, conséquence d’une perturbation des systèmes de défenses immunitaires; cette pathologie est donc la conséquence :

  • D’une défaillance partielle et temporaire des systèmes immuno- défensifs (on exclut de cette étude les déficits immunitaires majeurs)
  • Et/ou de réactions allergiques qui fragilisent les muqueuses, la réaction inflammatoire favorisant l’infection

Les jeunes enfants sont particulièrement exposés à des infections qui surviennent lorsque l’équilibre du couple hôte-agresseur est rompu. Ce n’est pas tant la virulence du germe que sa nouveautés qui produit l’infection, ceci d’autant plus aisément que les défenses de l’hôte sont perturbées. Enfin, il faut noter que la perturbation des défenses est elle-même corrélée à certains facteurs ; froid, humidité, pollution, mucus inefficace, contage important…

Ces affections récidivantes de la sphère ORL comprennent :

  • Les rhino-pharyngites
  • Les angines
  • Les sinusites

Les bronchites chroniques

Les bronchites chroniques sont des affections primitives et non spécifiques de l’arbre aérien. Elles se traduisent par une irritation bronchique caractérisée par une toux et par une expectoration muqueuse ou muco-purulente, durant au moins trois mois par an, consécutifs ou non, et ce depuis au moins deux ans. Il existe des facteurs favorisants tels que le tabagisme, la pollution atmosphérique, l’exposition aux intempéries, l’éthylisme et l’inhalation de produits divers, en particulier ceux d’origine professionnelle.

Le diagnostic des bronchites chroniques est essentiellement clinique; il existe successivement :

  • Une toux chronique
  • Une bronchorrhée, d’abord muqueuse puis muco-purulente
  • Une dyspnée dans les formes obstructives, souvent compliquées d’emphysème pulmonaire

Leur évolution se fait vers le cœur pulmonaire chronique avec hypertrophie ventriculaire droite. Le traitement homéopathique vise à limiter la fréquence des surinfections et à améliorer la ventilation en réduisant la bronchorrhée.

Les malades atteints de ces types d’affections présentent un “terrain particulier” que l’on va pouvoir modifier avec un traitement homéopathique individualisé.

Le protocole homéopathique des affections automnales et hivernales

Toutes les semaines, prendre 1 dose en alternance de septembre à mars :

  • Semaine 1 :

Pour améliorer la réponse immunitaire :Silicea 15CH → 1 dose unique.

  • Semaine 2 :

Pour prévenir les complications broncho respiratoires :Serum de Yersin 15CH → 1 dose unique.

  • Semaine 3 :

Pour prévenir les symptômes des voies respiratoires supérieures : Influenzinum 9CH → 1 dose unique.

  • Semaine 4 :

Pour les patients vaccinés ou ayant eu la maladie Covid, pour améliorer la réponse immunitaire (et couvrir le cas) :Thuya occidentalis 15CH → 1 dose unique.

ou

Pour les patients non encore vaccinés ou n’ayant pas eu la maladie Covid, pour son action au niveau pulmonaire et sur l’inflammation :Phosphorus 15CH → 1 dose unique.

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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