Le noyer, remède d’automne

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Dans un précédent article, j’évoquais l’importance de l’hygiène et de la flore intestinale et les bienfaits d’une cure automnale.

De nombreuses espèces végétales peuvent être utilisées pour accompagner votre cure automnale. Parmi elles, le noyer (Juglans Regia), mérite une attention particulière.

Effet de saisonnalité tout d’abord, pour être en cohérence avec le rythme de la nature. Les noix arrivent à maturité entre la fin septembre et début octobre et nous pouvons les consommer ensuite tout l’hiver, fraîches puis sèches. Fruit savoureux au goût légèrement amer, la noix est riche en lipides avec un fort taux d’acides gras polyinsaturés, dont 1/5ème environ sous forme d’acide alpha-linolénique (oméga 3) et un rapport optimal acides gras poly et mono-insaturés.

La noix est riche en fibres, en magnésium et en antioxydants, dont la vitamine E. Un cocktail fort intéressant dont on peut tirer bénéfice en consommant tous les jours une poignée de noix.

L’huile de noix est un véritable régal en cette saison, pour accompagner les salades et les légumes de saison. On tirera avantage de ses impacts positifs sur le système nerveux et sur le tube digestif, à condition bien sûr de la choisir de qualité biologique et de première pression à froid, et de veiller attentivement à sa conservation (elle s’oxyde très vite !)

En phytothérapie, on trouve le noyer sous différentes formes (teinture mère, macérât glycériné, gélules, EPS, etc.). Si le brou, très astringent, est utilisé notamment pour lutter contre les parasites intestinaux, les feuilles et les bourgeons sont dotés de multiples vertus (régulation glycémique, troubles digestifs, désordres cutanés, etc).

En gemmothérapie, le bourgeon de noyer a une action particulièrement étonnante dans le monde végétal puisqu’il stimule la flore intestinale. Couplée à son action dépurative et astringente, il répond parfaitement aux besoins de la saison de drainer et d’épurer tout en nourrissant une flore saprophyte.

Par répercussion et grâce à son action sur le système digestif, le macérât de bourgeon de noyer agit au niveau cutané (puisque l’intestin dérive vers la peau les déchets qu’il ne parvient pas à évacuer) et au niveau respiratoire (les poumons prenant aussi le relais d’un intestin débordé).

Tous ces éléments concourent à faire du noyer un remède de choix pour l’automne.

Le noyer est un arbre majestueux sensible au froid, à l’air stagnant et humide. C’est un arbre solitaire ; la juglone (une quinone produite par les feuilles et les racines de l’arbre) empêche la germination des autres espèces autour de lui. On peut faire l’analogie avec l’énergie de l’automne dont nous avons parlée et qui nous pousse à une forme de repli et de solitude favorisant l’introspection. De même, combien d’entre nous sont sensibles au fond de l’air automnal, humide et stagnant, et abordent avec recul cette saison transitoire ?

Pour finir, rappelons que le Dr Bach a préconisé l’utilisation du noyer (Walnut) pour accompagner les transitions et pour répondre à un besoin de protection de l’extérieur. Encore un parallèle avec la saison ?

 

Delphine L., naturopathe

 

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