Plantes et céphalées, une bonne approche thérapeutique

céphalées

Les céphalées sont des douleurs de la région crânienne. Elles constituent l’un des motifs les plus fréquents de consultation. Egalement nommées “maux de tête” ou encore “céphalalgies”, elles ont des causes très variées et plus ou moins graves (traumatisme crânien, poussée hypertensive, AVC, prise de certains médicaments, etc.)

Elles sont notamment dues à l’activation de récepteurs sensibles à la douleur.

La “céphalée” est le nom générique de toutes les douleurs de la tête. La céphalalgie se rencontre dans des états aussi divers que la méningite, la fièvre typhoïde, les tumeurs cérébrales, l’hypertension artérielle etc. Certains maux de tête ont reçu des noms spéciaux en raison de leurs caractères très tranchés, comme par exemple la migraine.

On distingue deux grands types de céphalées :

Les céphalées primitives ou primaires

Les céphalées de tension :

La douleur est lancinante, d’intensité modérée, non pulsatile; elle est épisodique ou permanente avec une sensation de tête serrée dans un étau. C’est le “mal de tête” commun, fréquent en fin de journée, consécutif à un stress, un effort de concentration visuelle, par exemple. Il n’y a cependant pas de lésion sous-jacente, la douleur cède aux antalgiques légers.

Les algies vasculaires de la face :

Ce sont des céphalées assez rares qui touchent en somme plus d’hommes que de femmes. Elles se caractérisent par des crises brèves mais sévères, unilatérales, localisées autour d’un œil qui rougit et larmoie et un nez qui coule ou qui est bouché. Elles durent de 30 à 180 minutes. Le traitement de la crise repose sur la prise de triptans ou l’oxygénothérapie.

Les migraines :

Ce sont des céphalées chroniques, fréquentes, invalidantes, qui débutent entre 10 et 40 ans. La maladie est familiale le plus souvent, d’origine neurovasculaire, avec inflammation douloureuse des vaisseaux crâniens. La grande majorité des migraineux sont essentiellement des femmes, la migraine s’installe à la puberté et se manifeste pendant les règles (migraine cataméniale).

Le mot migraine désigne en réalité un syndrome caractérisé par des céphalalgies violentes, généralement unilatérales, pouvant être accompagnées de malaises profonds, nausées et parfois vomissements. La crise migraineuse peut être précédée ou accompagnée de signes neurologiques (ou aura), comme les scotomes par exemple. La cause primitive est un dysfonctionnement au niveau de la vasomotricité des branches de l’artère carotide externe qui se dilatent.

Dans le cas où la crise est accompagnée de symptômes neurologiques, on parle de migraine accompagnée. Elle est qualifiée de commune si la migraine est “simple”, sans signes neurologiques ajoutés.

De nombreuses personnes souffrent de migraines ophtalmiques, c’est-à-dire accompagnée de signes visuels anormaux, les plus fréquemment décrits étant les scotomes scintillants. Certains cas plus graves peuvent se traduire par une véritable paralysie de tous les muscles qui dépendant des nerfs oculomoteurs communs (heureusement transitoire) : c’est la migraine ophtalmoplégique.

Il est donc important, pour une personne souffrant de migraines, de déterminer le ou les agents déclenchants. Le processus est par conséquent maintenant bien connu : les facteurs déclenchants stimulent l’hypothalamus qui, en réaction, stimule le nerf trijumeau, responsable de l’innervation d’une grande partie de la face. Les terminaisons du trijumeau libèrent des neuropeptides responsables de la vasodilatation et de l’inflammation qui se traduisent en messages douloureux.

Les 2 types de migraines :

  1. La migraine sans aura
  2. La migraine avec aura

Les céphalées secondaires

Elles constituent les symptômes d’une pathologie, notamment :

  • Pathologie ORL (sinusite, otite)
  • Trouble ophtalmologique (glaucome)
  • Affection stomatologique (carie, infection dentaire)
  • Inflammation des artères sus-temporales (maladie de Horton)
  • Affection rhumatologique (arthrose cervicale)
  • Hypertension artérielle
  • Hémorragie cérébrale

Le traitement de la pathologie élimine rapidement la céphalée.

Conseils naturopathiques afin de limiter les crises de céphalées

  • Eviter les boissons alcoolisées, le tabac, le chocolat, les charcuteries, les fromages fermentés, ainsi que de sauter un repas
  • Eviter les odeurs fortes, la luminosité intense et les variations climatiques
  • Canaliser ses angoisses, ses appréhensions, sa colère et les conflits

Quelles plantes en cas de céphalées ?

L’huile essentielle de Menthe poivrée :

En cas de migraines, l’application locale pure sur le front, le lobe des oreilles, les tempes et la nuque répétée toutes les 5 minutes durant 20 minutes entraîne une amélioration totale dans 95 % des cas.

Le Macérât glycériné de bourgeons d’Erable champêtre :

L’érable champêtre est actif dans les céphalées et les vertiges résultant de la névrose d’angoisse.

EPS de Desmodium, EPS d’Eschscholtzia, EPS de Fumeterre, EPS de Saule :

Ces plantes sont indiquées dans les migraines par un effet antalgique.

L’EPS de Radis noir :

Le radis noir est généralement indiqué dans les migraines hépatiques.

La Dilution homéopathique de Belladone :

L’indication homéopathique de cette plante est notamment orientée vers l’hypertension artérielle congestive avec céphalées battantes.

La Dilution homéopathique de Ményanthe :

L’indication homéopathique de cette plante est orientée vers les céphalées ou névralgies cervicales améliorées par la pression, accompagnées de froid intense; le malade ne pouvant se réchauffer tant que dure la migraine.

L’EPS de Grande Camomille :

L’efficacité de la grande camomille sur les migraines cataméniales semble connue depuis l’antiquité, mais il aura fallut attendre les années 1980 pour qu’un travail de Murphy la confirme par une étude en double aveugle.

En 1997, Murch et son équipe évaluèrent les taux de mélatonine dans les feuilles vertes de la grande camomille, et les trouvèrent élevés, confirmant ainsi des travaux antérieurs, sur le rôle bénéfique du rééquilibrage du taux de mélatonine chez le migraineux sans aura.

La grande camomille est anti-migraineuse, car elle inhibe l’agrégation plaquettaire et la libération de sérotonine induite par l’ADP ou l’adrénaline, ce qui expliquerait l’activité. On constate une action du parthénolide sur le système vasculaire trigéminal. Le blocage de la libération de TNF-α médiée par les lipopolysaccharides, et la suppression de CCL2 (protéine chimio-attractrice des monocytes l ou MCP-I). C’est la cible cellulaire vraisemblable pour les effets antimigraineux de la grande camomille.

 

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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