Quelles huiles essentielles utiliser pour mon enfant?

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En règle générale, les huiles essentielles sont déconseillées pour les enfants de moins de 6 ans.

Néanmoins, pour les plus petits, il est conseillé de privilégier les hydrolats, les huiles végétales ou encore les macérats huileux pour les maux du quotidien.

 

Top 3 des huiles essentielles à utiliser sans risque pour mon enfant de plus de 6 ans :

 

  • L’huile essentielle de Marjolaine à coquilles :

L’huile essentielle de marjolaine possède des propriétés antibactérienne de moyenne intensité (Staphylococcus aureus, streptococcus sp. , pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli, propionobacterium acnes– impliqué dans l’acné), antifongique (Candida albicans, microsporum, pityriasis versicolor), antivirale (Herpès simplex virus), antispasmodique, sédative et calmante du système nerveux. C’est une anti-inflammatoire (par inhibition des cytokines pro-inflammatoires), une tranquillisante, une diurétique, une hypotensive ainsi qu’une antalgique.

Elle protège notamment de la toxicité rénale et hépatique de l’acétate de plomb et a également un effet favorable du massage sur le plan psychologique et immunologique, ainsi qu’un effet anti-infectieux par activation des globules blancs, mais aussi par activation de la différenciation des monocytes. De plus, l’huile essentielle de marjolaine présente des propriétés anticandidosique (candidose buccale), antiparasitaire, anti-acnéique sur Propionibacterium acnes et anticonvulsivante.

Elle diminue par ailleurs la croissance de cellules mélaniques humaines et induit l’apoptose. C’est en outre une diurétique et une hypotensive par relaxation musculaire vasculaire.

On l’emploi généralement dans les dystonies neurovégétatives, les tachycardies, les arythmies, l’HTA (hypertension artérielle), les troubles digestifs, les colopathies et colites, les ulcères, les gastrites, l’anxiété, le stress, l’agitation, les vertiges, les crampes et l’ herpès labial.

Comme toutes les huiles essentielles, la Mandarine ne déroge pas à la règle des précautions d’emploi :

  1. Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 7 ans
  2. Dermocaustique, ne doit pas être appliquée pure sur la peau (toujours diluer)
  3. Risque de photosensibilisation, pas d’exposition solaire
  4. Risque de neurotoxicité per os à fortes doses
  5. Peut faire varier la glycémie, et présente un risque d’interaction avec les antidiabétiques
  6. Eviter en association avec la cortisone, risque d’interaction médicamenteuse

 

 

L’huile essentielle d’Orange douce possède des propriétés  antibactérienne, anti-staphylococcique, expectorante, anti-inflammatoire et anti-radicalaire. Elle est insecticide, relaxante (par voie aérienne), antiseptique, antivirale, expectorante, sédative et relaxante musculaire. On note toutefois une action potentielle dans la chimio-prévention et la chimiothérapie des cancers par détoxification des carcinogènes par induction des enzymes de phase I et de phase II, ce qui en fait une inductrice de l’apoptose, anti-angiogénique, anti-tumorale par inhibition de la croissance cellulaire maligne.

Elle est en conséquence préventive du cancer de la peau par réduction de la chimio-induction des carcinomes hépatocellulaires. Le d-limonène qu’elle contient présente des propriétés anticancéreuses telles qu’il est qualifié d’agent antinéoplasique émergent. Il induirait l’apoptose via la mort mitochondriale et la suppression de médiateurs cellulaires. Le limonène quant à lui, est un inhibiteur potentiel de la glycation des protéines qui peut contribuer à améliorer les complications secondaires du diabète.

On l’emploie généralement dans la chimio-prévention du cancer par inhibition de l’angiogenèse. L’huile essentielle d’orange douce protège contre la cancérisation entre autres de la peau et du foie.

Comme toutes les huiles essentielles, l’Orange douce ne déroge pas à la règle des précautions d’emploi :

  1. Révulsive cutanée et dermocaustique, ne doit pas être utilisée à l’état pur, toujours diluer
  2. Prudence en cas d’insuffisance rénale per os (risque de néphrotoxicité)
  3. Inductrice du cytochrome P450 (CYP2B1 et CYP2C) – Risque d’interactions médicamenteuses, demandez conseil à votre pharmacien
  4. Risque de photosensibilisation (pas d’exposition solaire)
  5. Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 7 ans
  6. Interactions médicamenteuses avec les huiles essentielles de cannelles, coriandre ou contenant des aldéhydes aromatiques à plus de 10%
  7. Eviter en association avec la cortisone, risque d’interaction médicamenteuse

 

 

L’huile essentielle de Camomille noble possède des propriétés décontracturante et antispasmodique. C’est également un tonique digestif. Elle stimule les fibroblastes et la formation de collagène, ce qui lui confère un effet cicatrisant.

Parasiticide vis-à-vis de parasitoses intestinales comme les ankylostomoses (vers ronds) et les lambiases, des protozoaires du genre giardia, elle dévoile de surcroît un intérêt dans l’anxiété, l’agitation et les troubles du comportement lorsqu’elle est utilisée en massage.

C’est une notamment une huile à action antalgique, antiallergique, anti-inflammatoire et calmante nerveuse.

On l’emploie généralement dans les chocs émotionnels, les traumatismes affectifs, le zona et le stress. Mais pas seulement ! Elle a su démontrer son efficacité sur les terrains allergiques (asthme, eczéma, conjonctivites, prurit, urticaire, psoriasis, couperose), l’hypersensibilité, l’agitation, l’insomnie et les cauchemars en massages apaisants. De plus, elle peut être d’un soutien précieux dans les poussées dentaires des touts petits (en respectant un taux de dilution entre 0.5 et 1 % dans de l’huile végétale de calendula en massage de la gencive)

Comme toutes les huiles essentielles, la camomille noble ne déroge pas à la règle des précautions d’emploi :

  1. Risque d’allergie commune avec d’autres Asteraceae (achillée millefeuille, matricaire, arnica, etc.)
  2. Interactions médicamenteuses possibles, demandez conseil à votre pharmacien
  3. Risque d’interaction avec les anticoagulants
  4. Contre-indiqué chez l’enfant de moins de 6 ans

 

Conclusion :

L’aromathérapie est certes une médecine naturelle, mais elle est loin d’être une médecine douce comme on a pour habitude de la qualifier. Pour le médecin aromathérapeute Jean-Pierre Willem, « Ce n’est pas une médecine douce. Il n’est pas possible de faire de l’automédication ». Une seule cuillère à café d’huile essentielle de thuya, par exemple, peut suffire à provoquer la mort. Mieux vaut éviter de jouer avec la santé de vos enfants en utilisant certaines huiles essentielles sans en connaître le contenu moléculaire ainsi que les dosages appropriés. En cas de doute, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel de santé.

 

Clémentine. M.

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