Quelles huiles essentielles utiliser dans la chambre de mon enfant ?

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L’aromathérapie est une médecine alternative qui englobe les huiles essentielles et les hydrolats. Cette thérapeutique naturelle connaît actuellement un véritable regain d’intérêt. Elle nécessite une connaissance précise de la qualité des huiles essentielles utilisées, notamment pour une application en pédiatrie. Cependant, elle n’est pas dénuée de toxicité. En suivant des règles précises d’administration et de posologie, l’aromathérapie est une thérapeutique sûre et efficace même pour un enfant.

 

Les huiles essentielles sont-elles toutes adaptées à la diffusion dans la chambre de mon enfant ?

La première règle à savoir en aromathérapie pour les enfants, c’est qu’il ne faut jamais diffuser des huiles essentielles riches en phénols, en aldéhydes, en sesquiterpénols, en sesquiterpènes, en éthers, en lactones et en cétones.

Pourquoi ? Et bien tout simplement parce-que les huiles essentielles qui contiennent ces substances sont, par diffusion atmosphérique dangereuses.

  • Huiles essentielles riches en phénols :

Contre-indiquées généralement chez l’enfant de moins de 12 ans, elles ne doivent en aucun cas se diffuser. Leur causticité cutanéomuqueuse peuvent provoquer une sévère irritation des yeux, des poumons et des muqueuses nasales par voie olfactive.

  • Huiles essentielles riches en aldéhydes :

Contre-indiquées chez les enfants de moins de 10 ans, elles sont plus caustique encore que les phénols. Elles ne doivent de fait ni être diffusées, ni même être inhalées.

  • Huiles essentielles riches en sesquiterpénols (alcool sesquiterpénique) et sesquiterpènes (hydrocarbures sesquiterpénique) :

Réservées à l’adulte, y compris en diffusion atmosphérique, elles ne sont en revanche pas spécialement indiffusables. En effet, elles sont généralement œstrogènes-like, ce qui signifie simplement qu’elles vont stimuler l’organisme à synthétiser des hormones. Leur action s’effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l’endomètre (revêtement interne de l’utérus), mais aussi sur les glandes du col de l’utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Formellement contre-indiquées chez les enfants n’ayant achevé leur puberté.

  • Huiles essentielles riches en éthers (phénol méthyl-éther) :

Elles sont un mélange de tous ce qu’il faut éviter; Neurotoxiques, œstrogène-like, irritantes cutanées, et de fait, interdites à la diffusion.

  • Huiles essentielles riches en lactones et en cétones :

Réservées à l’adulte à cause de leur risque élevé de neurotoxicité, elles peuvent induire des crises épileptiques même en diffusion (olfaction). Les lactones étant encore plus puissants que les cétones.

 

Quelles huiles essentielles diffuser dans la chambre de mon enfant ?

Vous pouvez cependant diffuser de l’huile essentielle d’orange douce (adaptée aux enfants de plus de 7 ans), de néroli (adaptée aux enfants de plus de 7 ans) ou encore de petit grain de bigarade (adaptée aux enfants de plus de 6 ans) avec certaines précautions*. Parfaitement adaptées aux enfants, ces huiles vous aideront ainsi à créer une ambiance atmosphérique douce et apaisante qui facilitera l’induction du sommeil de votre enfant tout en douceur.

*La diffusion atmosphérique d’une H.E permet d’assainir et/ou de parfumer une pièce mais elle instaure également un climat de détente. L’activité antiseptique des essences d’agrumes constitue en effet un bon moyen de prévenir certaines infections comme la grippe ou le rhume. Cependant, certaines H.E présentent une forte agressivité pour les muqueuses, comme les origans ou les sarriettes, riches en phénols. D’autres restent toxiques pour le système nerveux, notamment les H.E de menthe poivrée et de gaulthérie. Toutes les huiles ne doivent pas se diffuser.

La diffusion convient particulièrement aux problèmes nerveux de type anxiété ou insomnie, à la purification d’une pièce et à l’élimination des insectes. En absence de diffuseur, laisser diffuser 4 à 5 gouttes dans une soucoupe ou dans un humidificateur à proximité d’une source de chaleur inférieure à 40 °C (afin d’éviter la dénaturation des molécules). Ne jamais laisser diffuser en continu dans une pièce close, surtout en présence d’enfants, de personnes âgées, asthmatiques, allergiques, épileptiques, neuro-déficientes ou de femmes enceintes (risques de convulsions dans le meilleur des cas). La durée d’une diffusion ne doit pas dépasser 10 minutes, à raison de 3 fois par jour maximum en aérant l’espace de diffusion ensuite.

 

Les hydrolats sont-ils adaptés aux enfants ?

Surtout adaptés aux enfants et aux femmes enceintes, l’hydrolat se compose essentiellement d’eau (eau florale) qui reste dans le vase florentin après hydrodistillation, après la séparation d’avec l’huile essentielle. Cette eau conserve des molécules odorantes hydrosolubles, et reste légèrement parfumée, en possédant des propriétés thérapeutique, telle l’eau de fleur d’oranger utilisée pour réguler le sommeil des enfants.

On préférera généralement l’utilisation des hydrolats pour les nourrissons et les jeunes enfants, aux huiles essentielles. Toutefois,  lors d’une infection de type bronchiolite ou érythème fessier surinfecté, on potentialisera la formule avec une huile essentielle appropriée, tout en respectant un taux de dilution variant de 0.5 jusqu’à 2 % selon le poids du nourrisson et l’effet désiré. (cf. article sur les pathologies cutanées pédiatriques fréquentes chez le nourrisson).

 

 

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe / Herboriste / Aromatologue / Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomedecine

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