La rhinite est une inflammation bénigne, aiguë ou chronique, de la muqueuse des fosses nasales. Autant dire qu’elle possède de nombreuses causes et revêt des formes variées. La plus courante résulte d’un simple rhume. Cependant, elle peut devenir chronique et se caractériser par un épaississement de la muqueuse nasale.
Ce phénomène entraîne parfois une obstruction sévère des fosses nasales. Au printemps ou en été, de nombreuses réactions découlent d’une rhinite allergique saisonnière. En effet, les pollens sont souvent les premiers coupables. Néanmoins, il ne faut pas négliger d’autres allergènes comme les acariens, les poils d’animaux ou la poussière.
Qu’est-ce que la rhinite allergique saisonnière ?
Elle constitue la forme nasale de l’allergie. En pratique, elle se traduit par des éternuements fréquents, un écoulement important et une congestion nasale. C’est souvent une rhinite pollinique, car elle est déclenchée par les pollens. Le traitement médical reste classique. En effet, il repose essentiellement sur les antihistaminiques ou la cortisone.
Par ailleurs, il existe des programmes de désensibilisation efficaces, notamment pour les graminées.
Le rhume des foins au fil des mois
La rhinite allergique saisonnière, appelée rhume des foins, varie selon la période de l’année. Les allergènes végétaux changent ainsi :
- Au printemps : Les pollens d’arbres comme le chêne, le bouleau ou l’olivier dominent.
- En été : Les graminées (chiendent, dactyle) et les herbacées prennent le relais.
- En automne : L’ambroisie devient l’allergène principal. De plus, les causes diffèrent selon les régions. Parfois, des spores de moisissures transportées par l’air provoquent également ces symptômes.
La rhinite persistante
À l’inverse de la forme saisonnière, la rhinite persistante dure toute l’année. En effet, elle résulte d’une exposition permanente à des allergènes domestiques. Les acariens, les blattes ou les poils d’animaux en sont les causes majeures. De fait, une forte réactivité sur plusieurs saisons peut aussi la déclencher.
Concentrons-nous sur les allergènes
Les herbacées : une menace estivale
Les herbacées regroupent environ 25 000 espèces. L’ambroisie, par exemple, cause des pollinoses sévères. On observe souvent une sensibilité croisée avec des aliments comme le céleri. Sa pollinisation est explosive entre fin août et début septembre. D’autre part, les armoises pollinisent de mi-juillet à octobre. Leurs pollens provoquent fréquemment des conjonctivites et de l’asthme. En Europe, on retrouve aussi les pariétaires. Ces dernières sont responsables de rhinites persistantes, car leur pollinisation s’étale d’avril à octobre.
Les arbres : des allergènes précoces
Les arbres sont une source importante de pollens au fort pouvoir allergisant. En effet, leur cycle commence très tôt, parfois dès décembre dans le sud de la France avec les cyprès. Cette pollinisation hivernale se termine généralement fin juin avec les châtaigniers.
Plusieurs familles botaniques sont concernées :
- Les Cupressacées : cyprès, genévriers et thuyas.
- Les Bétulacées : bouleaux, aulnes et noisetiers. Le bouleau est d’ailleurs capital en clinique dès le mois de mars.
- Les Oléacées : oliviers, frênes et lilas. À noter que le pollen d’olivier peut voyager sur de très longues distances.
- Les Pinacées : sapins et pins, dont le rôle allergisant reste heureusement plus réduit.
Quelques conseils naturopathiques de votre pharmacien
Pour mieux vivre avec une rhinite allergique saisonnière, quelques gestes simples à la maison font la différence. Tout d’abord, éliminez les objets qui accumulent la poussière comme les tapis ou les peluches. Utilisez des oreillers synthétiques et des protège-matelas imperméables. Ensuite, lavez vos draps fréquemment à l’eau chaude.
Protéger votre environnement
Nettoyez régulièrement votre intérieur à l’aide d’un aspirateur muni d’un filtre haute efficacité. Si possible, remplacez vos rideaux par des stores. De plus, utilisez un déshumidificateur dans les pièces humides pour éviter les moisissures. Enfin, limitez l’accès de vos animaux de compagnie aux chambres.
Gestes barrières à l’extérieur
Lorsque vous sortez, portez des lunettes de soleil pour protéger vos yeux. Brossez ou lavez vos cheveux avant de dormir afin de ne pas déposer de pollens sur l’oreiller. Par ailleurs, fermez les fenêtres les jours de grand vent. Évitez également le sport en extérieur pendant les pics de pollinisation. En pratique, ne faites pas sécher votre linge dehors et privilégiez les lavages de nez quotidiens. Enfin, contrôlez les facteurs irritants comme la fumée de cigarette ou la pollution, qui aggravent systématiquement l’inflammation.
Quelles plantes médicinales prendre en cas de rhinite allergique saisonnière ?
Macérat de bourgeon d’Aulne glutineux :
Ce bourgeon est LE remède de tout syndrome inflammatoire à point de départ muqueux en phase suppurative aiguë.
Infusion de pétales de Souci des jardins :
Le Calendula possède une activité antiasthmatique avec un effet antihistaminique.
EPS de Fumeterre :
Réputée pour ses propriétés antihistaminiques, cette plante est utile dans l’asthme et les allergies.
Infusion de Matricaire :
La camomille matricaire est connue pour être une plante antiallergique et antihistaminique.
EPS de Radis noir :
Le radis noir est antiallergique et décongestionnant nasal par les dérivés de glucosinolates.
Huile essentielle de Giroflier :
Cette huile essentielle est anti-inflammatoire et antiallergique par inhibition de la libération d’histamine par les mastocytes.
Huile essentielle de Verveine citronnée :
La verveine odorante est spasmolytique et antihistaminique par inhibition de la libération d’histamine. Elle est également anti-inflammatoire.
Quels médicaments homéopathiques prendre en cas d’allergie saisonnière ?
Traitement préventif à commencer 1 mois avant la date présumée de l’allergie et à continuer après l’apparition des symptômes :
Posologie : 5 granules de chaque le soir au coucher.
En association avec :
Dès apparition des symptômes :
Posologie : 1 comprimé toutes les heures.
Si irritation au niveau des yeux et du nez :
Posologie : 5 granules toutes les heures.
Si écoulement non irritant – Éternuements :
Posologie : 5 granules toutes les heures.
Si irritation oculaire :
Posologie : 1 à 2 gouttes 2 à 6 fois par jour dans les deux yeux.
Si irritation nasale :
Posologie : Localement matin et soir.



