Quel traitement naturel prendre pour soigner l’arthrose

Quel traitement naturel contre l'artrose
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Généralités

Arthrose : késako?

L’arthrose est la maladie rhumatismale la plus fréquente dans les pays occidentaux. Elle toucherait 9 à 10 millions de Français (17% de la population).

Qu’est ce que l’arthrose ?

Définition: Affection articulaire d’origine mécanique et non inflammatoire, caractérisée par des lésions dégénératives des articulations, associés à une prolifération du tissus osseux sous-jacent. L’arthrose est une maladie de l’articulation et pas seulement du cartilage. Environ la moitié des personnes touchées par l’arthrose sont symptomatiques. Elle est très fréquente après 65 ans et représente la 2ème cause d’invalidité après les maladies cardiovasculaires.

La gonarthrose ou arthrose du genou, avec l’arthrose digitale et l’arthrose de la hanche, représente l’une des 3 grandes localisations de l’arthrose. Elle peut concerner l’articulation entre la rotule et le fémur (arthrose fémoro-patellaire, 35% des cas) ou l’articulation entre le fémur et le tibia (arthrose fémoro-tibiale, 45 à 50% des cas), ces 2 formes étant parfois associées (15 à 20% des cas)

Les causes de l’arthrose

Même si plus on vieillit, plus on a de risques de souffrir de l’arthrose, le vieillissement n’en est pas la cause. L’arthrose peut se développer chez un sujet jeune, même chez les adolescents atteints d’anomalies du cartilage.

En plus de l’âge qui est un facteur aggravant de l’arthrose, différents facteurs favorisent la survenue ou l’aggravation de l’arthrose:

  • Maladies osseuses ou articulaires. Ces maladies altèrent la qualité et la quantité de cartilage (maladie de Paget, maladies provoquant des dépôts dans les articulations.
  • Malformations anatomiques: luxation congénitale de la hanche, déformation en X ou en tonneau des genoux, scolioses…
  • Terrain génétique. Il existe des prédispositions familiales à développer de l’arthrose
  • Surpoids, traumatismes (fractures, entorses, micro-traumatismes professionnels, certains sports intensifs…)

 

Modifications de l’articulation au cours de l’arthrose ou physiopathologie

Normalement, le cartilage forme un gel souple qui assure le glissement et la mobilité des extrémités des os entre eux dans l’articulation. Il se renouvèle tout au long de la vie. Mais quand le mécanisme d’élimination des débris de cartilage usé et de réparation par des cellules spécialisées (les chondrocytes) est déséquilibré, le cartilage se dégrade, perd son élasticité, se fissure et sécrète une substance provoquant une réaction inflammatoire de la membrane synoviale qui l’entoure et des douleurs.

  • Lorsqu’il devient arthrosique, le cartilage brunit et disparaît dans certaines zones laissant entrevoir l’os sous-chondral. Histologiquement, il devient fibrillaire voire fissuré avec diminution du nombre de cellules et perte de l’agencement. Les chondrocytes (cellules du cartilage) présentent des phénotypes très variés aboutissant parfois à la mort cellulaire.
  • Parallèlement, après une phase initiale d’œdème, la quantité d’eau diminue et l’effet “poche d’eau” disparaît expliquant l’altération du rôle biomécanique du cartilage.
  • Un dérèglement du comportement des chondrocytes s’installe progressivement avec pour conséquence la survenue d’un déséquilibre entre la synthèse et la dégradation des composants de la matrice et les capacités de résistance du cartilage diminuent progressivement.
  • On observe un amincissement des couches de cartilage qui finit par disparaître.
  • Une condensation de l’os sous-chondral est observée et cette ostéocondensation contribue à diminuer les capacités d’absorption des chocs auxquels l’articulation est soumise. La production d’excroissance osseuses aux marges de l’articulation (ostéophytes ou “becs de perroquets”) pourrait correspondre à une tentative de l’organisme de réparation aberrante.
  • Enfin la membrane synoviale est sujette à des épisodes d’inflammation qui peuvent se traduire cliniquement par la présence d’un épanchement intra-articulaire

 

Stade initial

Stade intermédiaire

Stade final

Cartilage œdématié
  • Apparition de fissures superficielles
  • Perturbation des chondrocytes
  • Déséquilibre anabolisme/catabolisme du cartilage
  • Destruction des couches profondes
  • Mise à nu de l’os sous-chondral

 

Quels sont les signes cliniques de l’arthrose?

DouleurC’est le premier signe. Elle est déclenchée par la mise en charge ou le fonctionnement de l’articulation. Au début, elle apparaît au mouvement seulement, cédant au repos. La douleur disparaît la nuit et ne réveille pas le malade sauf aux changements de position. A un stade avancé, la douleur devient chronique.
Raideurou limitation du jeu articulaire: elle est variable selon l’articulation. Apparition d’une raideur matinale nécessitant quelques minutes de dérouillage (le plus souvent moins d’un quart d’heure)
Déformations et gonflementLe gonflement est lié soit à l’accumulation de liquide synovial qui gonfle la cavité articulaire, soit à un épaississement des tissus de l’articulation et/ou apparition d’ostéophytes.
CraquementsIls accompagnent la douleur. Au début, ils ne sont pas douloureux mais peuvent le devenir au fur et à mesure que le cartilage se dégrade.

 

Peut-on guérir de l’arthrose?

Une étude menée au Canada semblerait montrer qu’il est possible de voir les lésions du cartilage régresser. Il peut même guérir complètement (normalisation des examens microscopiques et biologiques)

Ce type de guérison a été presque constamment constaté avec un certain type de traitement: “le mouvement sans effort” (52% de guérison). Toutefois cette guérison prend du temps (au moins 12 semaines).

Comment éviter l’arthrose ?

L’architecture du cartilage peut être comparée à celle d’un matelas dont les ressorts lui assurent résistance, élasticité et compressibilité. A l’état physiologique, le cartilage est un tissu extrêmement quiescent (dont les cellules se divisent très peu). Son renouvellement est quasi nul pour les fibres de collagène et prend plusieurs centaines de jours pour les protéoglycanes. C’est pourquoi il faut ménager ses articulations en suivant les conseils ci-dessous.

 

Conseils sur l’arthrose

 

Adapter une bonne alimentation

  • Lutter contre le surpoids.
  • Favoriser une alimentation riche en antioxydants pour limiter les effets du vieillissement; Alimentation riche en fruits et légumes (antioxydants), en légumes secs (lentilles, petits pois, haricots blancs), en poissons, en huile d’olive (ne pas cuire avec du beurre) et en céréales complètes. Les aliments riches en oméga 3 ont des vertus analgésiques et anti-inflammatoires (Huile végétale d’Argan, huile de noisette, poissons gras…). Une supplémentation en Oméga-3 est intéressante: CardioConfort® Oméga-3, Huile de lin Arkogélules®
  • Diminuer les apports en protéines et les produits laitiers (riches en protéines et en oméga 6) qui acidifient le sang et qui augmentent les douleurs articulaires.

 

Adapter une bonne hygiène de vie

  • “Bougez-oui, surmener-non”. L’activité physique permet d’entretenir la tonicité des muscles et des tendons et de stabiliser ainsi l’articulation malade. Elle permet aussi de favoriser la diffusion des éléments nutritifs à l’intérieur du cartilage. faites par exemple du vélo, nagez, marchez (au minimum 30 minutes tous les 2 jours). Évitez les activités sportives qui font exercer une forte pression sur les articulations (par exemple le jogging sur bitume, le tennis). Préférer les terrains réguliers aux terrains irréguliers. En cas de poussée, il faut mettre l’articulation au repos mais, dès qu’elle est terminée, il faut redevenir actif, y compris si quelques douleurs persistent.

  • Ne pas fumer car le tabac inhibe la prolifération cellulaire au sein du cartilage. Il engendrait un stress oxydatif qui, à terme, userait les articulations. De plus, le monoxyde de carbone résultant de la combustion de la cigarette circule dans les artères et contribue aussi à la perte du cartilage. Reumatology (Oxford), Octobre 2009; 48(10) : P. 1227-3

 

 

Adapter une bonne posture et une tenue vestimentaire adéquate

Changez régulièrement la position de votre corps. Évitez de rester longtemps dans les positions assise et debout ou dans toute autre position qui surcharge les articulations, comme lors de longs trajets en voiture. Éviter de se mettre à genoux

 

  • Au repos, mettez les articulations en position confortable : les genoux et les hanches en extension ; il peut être plus agréable d’être allongé avec les jambes fléchies (fauteuils de repos) Détendre les articulations douloureuses permet de réduire la douleur. En position assise, allonger les jambes

  • Évitez toute surcharge sur les articulations, qui ne ferait qu’augmenter la douleur. La douleur est le signe d’une surcharge sur l’articulation.

    Ne pas porter de charges lourdes

  • Portez des chaussures confortables, qui maintiennent le pied sans le serrer, par exemple des chaussures avec des lacets élastiques et des semelles épaisses amortissantes. Préférer des talons larges et bas avec le bord terminal du talon biseauté (afin de faciliter le bon déroulement du pas).

  • Éviter les chocs lors de la marche: utiliser des absorbeurs de chocs au niveau du talon (talonnières en silicone), ayez une bonne semelle intérieure (semelle avec voute plantaire).

  • Préférer les vêtements chauds en laine de préférence. Il existe aussi des articles chauffants (chaussettes, ceintures, colliers, épaulières, coudières, genouillères, poignets: Gamme Thermotherapy de Gibaud, Pack chauffants(Géo® Pack Chaud/Froid)

Comment traiter l’arthrose

La prise en charge de l’arthrose vise dans un premier temps à soulager la douleur, améliorer la mobilité et , si possible, ralentir la dégradation du cartilage. Il est recommandé d’attendre 3 ou 4 mois avant de juger de l’efficacité d’un traitement. L’efficacité peut persister plusieurs semaines après l’arrêt du traitement. L’intérêt de l’association de plusieurs anti arthrosiques n’est pas démontré, et la durée optimale de traitement n’est pas connue

Traitement de l’arthrose

 

Traitement de fond par les anti arthrosiques d’action lente

 

Diacerheine

La diacerhine est un inhibiteur de l’interleukine-1 (IL-1) dont les effets sont proches de ceux du TNF. De fait, l’IL-1, principalement produite par les monocytes, les macrophages et les cellules de la synoviale, de l’os et du cartilage, est un puissant pro-inflammatoire (elle stimule, notamment, la synthèse des protéines de l’inflammation, de collagénases et de protéoglycanases détruisant la matrice du cartilage et inhibe la multiplication des chondrocytes). Elle stimule la production de facteurs de croissance comme le TGF-bêta

Selon les études, si la réponse à ces thérapeutiques n’est pas apparente à 6 mois, un effet positif peut apparaitre après 2 ou 3 ans de traitement. Il est donc indispensable de prendre ces médicaments au long cours.

La prise au milieu des repas améliore sa biodisponibilité

Effets indésirables fréquents: diarrhée, selles molles et douleurs abdominales. Risque de déshydratation chez le sujet âgé et/ou sous diurétique

 

Extraits de soja et d’avocat

Piasclédine  stimule la production de facteurs de croissance comme le TGF-bêta et par ce phénomène empêche la destruction du cartilage.

Effets indésirables rares: régurgitations à odeur lipidique. Pour éviter ce phénomène, il est préférable de prendre le médicament au milieu d’un repas.

 

Glucosamine

La glucosamine est un composant normal des chaines polysaccharidiques de la matrice du cartilage et des glycosaminoglycanes su liquide synovial. Sa production diminue avec l’âge.

Elle est extraite par hydrolyse de la chitine de carapaces de crustacés et indiquée pour soulager les symptômes liés à une arthrose légère à modérée du genou à des posologies de l’ordre de 1200 à 1500mg/jour

2 comprimés par jour à prendre pendant ou en dehors des repas.

Contre indiqué chez les personnes allergiques aux crustacés. A utiliser avec précaution en cas de traitement anticoagulant par warfarine (risque de potentialisation de l’effet de l’AVK)

Prudence chez le diabétique (détérioration du contrôle glycémique possible)

Effets indésirables généralement légers et transitoires: nausées, douleurs abdominales, troubles digestifs, céphalées, éruptions cutanées, fatigue et prurit

 

Chondroïtine sulfate

Le mécanisme d’action de la chondroïtine est surtout anabolique (inhibition de l’elastase, médiateur de la dégradation du cartilage). Elle stimule la synthèse des protéoglycanes par les chondrocytes en culture.
Posologie recommandée: 2 gélules/jour.
Effets indésirables rares, essentiellement cutanés

Traitement de la douleur

 

Voie orale

Antalgiques non opioïdes (palier I) : aspirine, Paracétamol (Dolipraneoro ), anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène

Advil , Advilcaps , ADVILEFF , Gelufène , Spedifen  Nurofenflash ,Nurofen , Nureflex , Spedifen ), naproxène, kétoprofène, diclofénac, celecoxib = Célébrex , étoricoxib= arcoxia ).

  • Les antalgiques opioïdes faibles (palier II) : codéine, dihydrocodéine, tramadol (Ixprim , Zaldiar )

  • Les antalgiques opioïdes forts (palier III) : morphine et dérivés morphiniques . Réservés en cas de douleur rebelle aux autres traitement.

  • Les anticonvulsivants (lyrica ,Neurontin ) agissent en inhibant la transmission des douleurs d’origine neuronale.

Voie locale

 

AINS (diclofénac 1%) sous forme de gel ou sous forme de dispositif bioadhésif: Flector  tissugel, Voltarenplast . Leur efficacité est augmentée si utilisation sous forme de pansement occlusif. Renouveler l’application toutes les 12 heures. Ils sont compatibles avec le port d’une orthèse.

  • Application d’un révulsif (crème chauffante, patch chauffant…): Pour en savoir plus consultez notre rubrique conseil:Patchs chauffants

Actipoche, Aroma Patchs, DOLPIC, Elastoplast patchs, Nexcare Patchs chauffants, Syntholkiné patchs chauffants, Thermacare , URGO Patch chauffant, VoltaCare Patchs chauffants, Puressentiel articulations patch,Emplâtre Américain Saint Bernard, Compresse de lin cryo/thermo universelle, Coussin noyau de cerise Cervico , Géo Pack chaud/froid réutilisable, Nexcare Coldhot…

  • Orthèses: l’immobilisation des articulations douloureuses a une action antalgique

 

Injections intra-articulaires

Les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique (Altim, Hyalgan, Synvisc, Euflexxa,Go-on…). Ces solutions viscoélastiques sont composées de polysaccharide (acide glucuronique + N-acétylglucosamine) entrant dans la composition du cartilage et de la synovie. Les injections sont pratiquées à un rythme de 1 par semaine pendant 3 à 5 semaines. Il s’agit d’une visco-suppléance car la substance injectée lubrifie le cartilage, absorbe les chocs mécaniques, favorise une plus grande mobilité et réduit ainsi la douleur.

Arthrose et nutrithérapie

 

De nombreux compléments alimentaires peuvent soulager les douleurs liées à l’arthrose et permettent de prévenir la dégradation des articulations. Il sont à prendre sur des cures de 3 à 6 mois minimum pour avoir une amélioration.

 

Les substances utiles aux articulations :

 

Glucosamine ( Arthrobiane sur Soin et Nature)

 

La glucosamine est un sucre aminé qui sert de substrat à la synthèse des glycosaminoglycanes servant à la synthèse du cartilage. Elle est fabriquée par l’organisme à partir du glucose et d’un acide aminé: la glutamine. En laboratoire, elle est obtenue à partir de carapace de crustacés.

Mécanisme d’action:

  • Cette substance, normalement fabriquée par l’organisme permet aux cartilages d’absorber les chocs. Ils permettent de retenir les molécules d’eau, assurant ainsi l’hydratation du cartilage. Liés à de protéines, ils forment des protéoglycannes qui peuvent être assimilés à des éponges emprisonnées dans un réseau de mailles serrées (réseau de fibres de collagène). L’élasticité du cartilage est favorisée par l’hydrophilie des protéoglycannes qui autorise un mouvement de va et vient des molécules d’eau au cours des charges mécaniques de l’articulation.
  • Une prise unique de 1500mg/j (correspondant à 1250 mg de glucosamine libre) provoque des effets inhibiteurs sur l’activation du NFκB intervenant dans la chaine de dégradation du cartilage, mais aussi dans la synthèse de certains médiateurs de l’inflammation type prostaglandine E2 (IL6, IL8, TNFα et NO).

Précaution d’emploi:

  • Déconseillé si vous prenez des anticoagulants car elle augmente le risque de saignement.
  • Selon certaines études, la glucosamine provoquerait une possible résistance à l’insuline. Son utilisation est donc fortement déconseillée chez les personnes diabétiques ou obèses.

Effets indésirables: nausées, diarrhées, douleurs abdominales, éruptions cutanées

 

Le sulfate de chondroïtine

 

La chondroïtine est est obtenue à partir de cartilage de poissons (de requins par exemple), elle est présente dans de nombreux médicaments. Ce composant de la matrice du cartilage a pour fonction de servir d’agent chondromodulateur en protégeant le cartilage contre les réactions enzymatiques et les dommages dus aux radicaux libres

Des études cliniques ont suggéré son efficacité dans la prévention de la progression de l’arthrose.

La prise simultanée de glucosamine pourrait amplifier son effet.

Contre indications: Allergie aux crustacés

 

Oméga 3

 

Acides polyinsaturés, les Oméga 3 permettent de réduire les processus inflammatoires.

Un avis médical est toutefois recommandé pour les patients sous anticoagulants. Pour en savoir plus sur les oméga 3, consultez notre fiche conseil: Oméga 3

 

Acide hyaluronique

Naturellement présent dans la peau, l’acide hyaluronique assure une grande part de l’hydratation, de l’élasticité et de la tonicité des articulations, du derme et de l’épiderme, il a aussi un effet volumateur.

 

Collagène

Le collagène est une protéine fibrillaire naturellement fabriquée par l’organisme qui garantit la souplesse et l’élasticité des articulations et de la peau. Sa production baisse naturellement de 1% par an à partir de 30 ans

 

Vitamines et minéraux

Les vitamines C,D,E: En leur absence, l’arthrose se développe plus rapidement.

Préférer la vitamine C naturelle qu’est l’acérola

Le magnésium, ainsi que le manganèse jouent aussi un rôle protecteur contre le développement de l’arthrose

Le silicium, le cuivre et le zinc sont antioxydants et permettent de lutter contre le vieillissement des articulations

Le soufre (méthyl sulfonylméthane) contribuerait à maintenir en bon état les tissus conjonctifs dont celui du cartilage et des tendons. Le soufre est contre indiqué en cas de problèmes rénaux.

 

Plantes

Curcuma

Le curcuma en extrait de plante standardisé (Curcuma Arkogélule®) est un anti-inflammatoire naturel et un puissant anti-oxydant permettant de mieux lutter contre le vieillissement des articulations.

Ortie

L’ortie est une plante reminéralisante, très utile dans l’arthrose.

Autres plantes: saule blanc, harpagophytum, cassis….

Retrouvez plus d’infos sur les plantes qui soulagent l’arthrose dans notre rubrique Phytothérapie de l’arthrose

 

Silice, Silicium

La silice permet la régénération du cartilage.

Le bambou, l’ortie sont naturellement riches en silice.

Silicea 1DH poudre: Diluer une cuillère mesure dans un fond d’eau 3/jour.

 

Arthrose et homéopathie

Mise en garde. Les traitements suivants ne sont donnés qu’à titre indicatif. Seul un médecin homéopathe pourra vous prescrire un traitement vraiment adapté à votre cas

 

Traitement de fond

  • Rhus tox composé : 3 granules 5 à 6/jour
  • Alterner: Cartilage D8 et Medullos D8 à raison d’une ampoule un jour sur deux en sublingual
  • Appliquer localement 2 à 3 fois par jour un gel à base d’Arnica : Arnican  gel, Arnigel  ou Bio Arnica Gel

 

Traitement de la douleur arthrosique

En fonction des symptômes au début:

  • Arnica montana  Provoqué par un mouvement ou une chute, sensation d’avoir reçu un choc. Sensation de courbatures généralisées. Anciens travailleurs de force
  • Rhus toxicodendron  Sensation de raideur, amélioration par le mouvement lent. Aggravation au repos. Les tendons les ligaments de l’articulation sont sensibles à la palpation. Nette aggravation par le froid humide, par le repos prolongé et couché sur le côté douloureux. Amélioré par les applications chaudes.
  • Ruta graveolens  douleur disparaissant la journée. Aggravé par le repos, amélioré par le mouvement. Traitement des entorses et des faiblesses ligamentaires
  • Sensation de raideur musculaire, crampes, spasmes => Angustura vera 7CH
  • Douleur avec difficulté à se tourner, sensation de tiraillement déchirure => Nux vomica 7CH
  • Bryonia Amélioration au repos absolu avec articulation au frais, et aggravation au mouvement. Articulation gonflée, chaude et rouge avec douleurs lancinantes aiguës. La peau est tendue brillante, signant la présence probable d’un épanchement synovial. Complète Apis (dont l’action est plus rapide mais plus courte)
  • Apisarticulation enflée, brillante, sensible, endolories, douloureuse, piquante, cuisante, brûlante, amélioré par les applications froides, aggravé par la chaleur.
  • Kalium iodatum: douleurs du périoste avec tendance à l’hydarthrose; amélioration par le mouvement, aggravation nocturne et par le toucher
  • Ledum palustre : articulation gonflée, pâle ou violacée et tendue. Douleur améliorée par les applications froides. Aggravé le soir et à la chaleur du lit. Douleurs évoluant de bas en haut.
  • Petroleum : sensation de meurtrissure au niveau de l’articulation, avec craquements articulaires. Lésions méniscales.
  • Pulsatilla: articulation enflée, rose violacé avec douleurs tiraillantes
  • Dulcamara : douleurs rhumatismales aggravées au repos, améliorées au mouvement, essentiellement musculaires. Sujets hydrogénoïdes, hypothyroïdiens, sycotiques avec souvent une alternance d’éruptions et de douleurs rhumatismales.
  • Douleurs aggravées par le froid et par l’eau. Urticaire, Goutte => Urtica urens 7CH
  • Radium bromatum : douleurs articulaires avec sensation que les os vont sortir.
  • Sticta pulmonaria : synovites, bursites, hygroma des articulations alternant avec des rhumes

 

Traitements à prendre en 7 CH. Sucer 3 granules 3 à 5 fois par jour

A la période d’état

Les articulations sont douloureuses en permanence et déjà déformées, lipomateux, avec d’importances altérations radiologiques. Il faut alors rechercher un traitement constitutionnel parmi:

Sulfur : soufre surtout le soir et la nuit, avec des douleurs élançantes, tiraillantes

Kalium carbonicum : douleurs piquantes ressenties aussi bien au repos qu’en bougeant, aggravées couché sur le côté douloureux, le froid et à 2 ou 3h du matin

mais encore, selon les similitudes, rechercher un traitement parmi: Calcarea carbonica, Calcarea phosphorica, Calcarea fluor, Causticum,Luesinum, Medorrhinum, Tuberculinum, Thuya…

Cervicarthrose

Douleurs au niveau des vertèbres cervicales => Rhus toxicodendron, Lachnantes 7CH, Disque cervical D8, Nerf d’Arnord D8

Gonarthrose

Douleurs du genou en montant ou en descendant les escaliers: Badiaga

Douleur du genou gauche: Heliantus

Craquements dans les genoux: Crocus

Sensation de contracture des genoux, douleurs piquantes, surtout dans les suites d’angine: Guaiacum

Arthrose vertébrale

Disque vertebral D8, Meduloss D8

Lombarthrose

Disque lombaire D8, Nerf sciatique D8

Anxiété et phytothérapie

L’arthrose est une maladie chronique qui nécessite des traitements au long cours. Certains de ces traitements comme les anti-inflammatoires sont parfois mal supportés. Les plantes offrent une alternative naturelle intéressante dans le traitement de l’arthrose. 

 

Mécanisme d’action

 

Les plantes permettent de soulager l’arthrose en agissant sur 3 axes:

  • Action reminéralisante: Les plantes reminéralisantes permettent de reconstituer les articulations arthrosiques
  • Action anti-inflammatoires: les plantes anti-inflammatoires permettent de réduire la douleur, ainsi que l’inflammation qui auto-entretient la destruction du cartilage
  • Action dépurative: Les plantes dépuratives permettent de nettoyer l’organisme et d’éliminer les toxines souvent à l’origine des mécanismes inflammatoires

 

Plantes reminéralisantes

 

Prêle

Les parties aériennes stériles de la prêle ont un effet reminéralisant et trophique. La prêle a une teneur élevée en silice (5 à 10% de la plante sèche). La silice joue un rôle important dans le maintien et le renouvèlement du tissu conjonctif (synthèse du collagène). Elle favoriserait l’absorption métabolique du calcium.

  • 2 gélules à 400mg le matin, ou
  • Prendre 2 à 3g de plante/j (parties aériennes, poudre, extrait liquide, extrait sec). Faire décoction prolongée des parties aériennes sèches

Faire des cures de 20 jours par mois. L’effet est maximal en cure de 3 mois.

 

Lithotame

Le lithotame: algue de mer qui cristallise sur son thalle les éléments minéraux marins, principalement le calcium (contient 25 à 30% de calcium sous forme de carbonate), mais aussi le magnésium et le fer. Prendre 3g/j. Elle est connue pour ses propriétés reminéralisantes et antirhumatismales, lutte contre l’acidité produite en excès par le corps qui constitue un terrain favorable aux douleurs articulaires. L’association à la prêle est possible. Attention de part sa richesse en iode, cette plante est déconseillée en cas d’hyperthyroïdie.

 

Bambou

La tige de bambou a une haute teneur en silice naturelle (entre 60 et 70%). Le silicium est un des composés les plus importants des tissus conjonctifs. Il est impliqué dans la fixation du Calcium, la synthèse du collagène et des protéoglycannes, ainsi que dans la formation des os. Il possède aussi une action anti-inflammatoire. Cette plante contribue au confort des articulations et aide à prévenir la dégénérescence du cartilage. L’effet est maximal par cure de 3 mois

 

Plantes anti-inflammatoires

 

Harpagophytum

La racine d’harpagophytum est encore appelée “griffe du diable”. Elle est riche en harpagoside procumbide, puissant anti-inflammatoire et analgésique et en hargide. Elle est traditionnellement utilisée dans le traitement symptomatique des manifestations articulaires douloureuses mineures, qu’elles soient d’origine rhumatismale, arthrosique ou traumatique. Elle est contre indiquée en cas de grossesse, d’allaitement et d’ulcère gastoduodénal, elle peut provoquer des troubles gastro-intestinaux.Ne pas associer aux médicaments anti-inflammatoires. Pour un soulagement des douleurs musculosquelettiques et les arthralgies les cures doivent se prolonger 3 semaines en moyenne au minimum. Une prise sur plusieurs mois est possible.

Reine des prés

La reine des prés est intéressante surtout pour les rhumatismes aggravés par l’humidité. Attention la reine des prés contient un dérivé salicylé (la salicyne), et est contre indiqué en cas d’ulcère duodénum, chez la femme enceinte et en cas d’allaitement.

Infusion de 50 g de sommités fleuries (fleurs de moins d’un an) par litre d’eau, laisser infuser 10 mn, ou prendre 1 cuillerée à café d’extrait fluide pour une action anti-inflammatoire de fond

 

Saule

L’écorce de saule est une plante anti-inflammatoire. Décoction de 20 à 30 g d’écorce de saule par litre d’eau. Boire 2 à 3 tasses par jour avant les repas. Attention le saule contient un dérivé salicylé (la salicyne), et est contre indiqué en cas d’ulcère duodénum, chez lafemme enceinte et en cas d’allaitement.

 

Cassis

Les feuilles de cassis sont riches en flavonoïdes et en vitamines C et P. Cette plante possède une action anti-inflammatoire couplée à une action diurétique qui favorise l’élimination des déchets de l’organisme (acide urique, acide lactique, toxines…). Elle peut être utilisée contre la goutte, mais aussi en cas d’affections rhumatismales.

Conseils d’utilisation: Faire un infusion de 50 g de feuilles de cassis par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour entre les repas, ou prendre 2 bouchons de SIPF Cassis par jour de dilué dans un verre d’eau.

 

Scrofulaire

Cette plante a des propriétés anti-inflammatoires. Elle renferme les mêmes principes actifs que l’harpagophytum (harpagoside et hargide) Elle est utilisée pour atténuer les douleurs rhumatismales et l’arthrose. Par principe de précaution, la scrolufaire est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, chez les enfants et en cas d’ulcère gastro-duodénal.

Utilisation: décoction de 15 à 20 g de racine par litre d’eau pendant 10 minutes; boire 2 tasses par jour.

Contre-indication: Association avec la warfarine et les anti-arythmiques. Contre indiquée en cas d’insuffisancecardiaque.

 

Boswellia Serrata

 

Le Boswellia, encore appelée oliban ou encens est une plante originaire d’Afrique ou d’Asie, connue pour ses propriétés anti-inflammatoires. Le principal composant actif est l’acide boswélique.Cette plante a fait l’objet de plusieurs études qui ont révélé une efficacité dans les maladies inflammatoirescomme l’arthrite, les colites ulcéreuses et l’asthme.On utilise la résine de cette plante. La posologie constatée est de 150 à 200 mg 3 fois par jour d’extrait contenant au minimum 60% d’acides boswéliques.4 à 8 semaines peuvent être nécessaires pour en ressentir les effets thérapeutiques. Contre-indication : Grossesse. Une étude menée en janvier 2003 en Inde qui portait sur 30 sujets souffrant d’arthrose du genou a donné des résultats positifs après 8 semaines de traitement par le Boswellia. L’extrait de Boswellia s’est montré significativement plus efficace que le placebo pour réduire la douleur, améliorer la souplesse du genou et augmenter la distance de marche.

 

Plantes à la fois reminéralisantes et anti-inflammatoires

Ortie

Les parties aériennes d’ortie sont riches en calcium et en silicates (silicium organique). Elles sont employées depuis longtemps comme diurétique et contre les douleurs articulaires ou rhumatismales par voie externe, mais aussi par voie interne.

Cette plante provoquerait une inhibition partielle de la 5-lipoxygénase, de la cyclo-oxygénase, une inhibition de la synthèse du leucotriène B4 et des prostaglandines, inhibition des cytokines des lymphocytes T; médiateurs de la douleur et du processus inflammatoire. Cette plante a une action pouvant empêcher cette cascade inflammatoire dans les maladies auto-immunes…

Utilisation:

Infusion 30 à 60 g de feuilles (Marque verte® Ortie piquante) par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. Prendre une tasse 2 à 3/jour avant les repas, ou gélules (Ortie Arkogélules®)

 

Conseil Pharmacie : Quand consulter un médecin

  • En cas de douleur aiguë, récente hyperalgique

  • Si le diagnostic n’a pas été établi

2 commentaires sur “Quel traitement naturel prendre pour soigner l’arthrose

  1. Bonjour, cela fait des années que je me plains de grand froid dans les tibias. Enfin une IRM
    Oedème tibial osseux
    Chondropathie femoro tibiale
    Ménisque medial dégénératifs grade 3
    Lésion ménisque horizontal dégénératifs grade 2
    Séquelles d entorses
    Enthesopathie d insertion des sous rotulienne s.
    Quels traitements me conseillez vous?? merci

    1. Bonjour,

      Vous pouvez vous tourner vers le complément alimentaire CHONDROSTEO+ FORT Articulations. À noter qu’il est déconseillé aux personnes sous traitement anti-coagulant, en cas d’ulcères (estomac ou duodénum), en cas de calculs biliaires ou de calculs rénaux.
      Il est important d’agir sur votre alimentation en limitant la consommation d’aliments acidifiants tels que: viande rouge, charcuterie, fromage, pain, pâte, pâtisseries,thé,café, soda
      Il est également essentiel d’apporter des aliments riches en oméga 3 dans votre alimentation (huile de colza, maquereaux, sardines…). Les oméga 3 nourrissent de l’intérieur vos articulations, ils contribuent à maintenir la souplesse et ont une action anti-inflammatoire.

      Bonne journée
      Célia – Naturopathe

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