Définition médicale et méthode d’application de l’homéopathie

Homéopathie

L’homéopathie… Voilà un chapitre de la médecine sur lequel, depuis plus de 150 ans, il a été beaucoup dit et écrit… Pourtant, chose curieuse, malgré ou à cause de tout ce qui a pu être exprimé sur ce sujet, l’homéopathie reste pour beaucoup un concept imprécis, nébuleux ou encore mal défini

Quelques croyances erronées sur l’homéopathie

L’homéopathie est une médecine par les plantes :

Faux ! D’où la confusion encore faite aujourd’hui entre homéopathie, phytothérapie, aromathérapie et gemmothérapie. C’est une erreur fondamentale de définition.

L’homéopathie est le traitement du mal par le mal :

Faux ! Formule lapidaire mais inexacte; elle a permis à certains de vouloir faire admettre que c’était la thérapeutique de l’organe par l’organe. L’homéopathie deviendrait ainsi synonyme « d’organothérapie »; méthode de traitement qui pose comme postulat que les dilutions infinitésimales d’organes animaux sains sont susceptibles de traiter la pathologie des organes humains homonymes… Si cela était vrai, quelle facilité et quelle révolution !… Ce n’est en réalité qu’un mauvais jeu de mots, mais surtout une contre-vérité.

L’homéopathie est la thérapeutique par microdoses :

Faux ! Pour la plupart des gens, « homéopathique » est-il synonyme de « petite quantité ». Il suffirait dans ce cas de prescrire n’importe quoi en dose infinitésimales pour « faire » de l’homéopathie. Cette autre erreur de définition a été cultivée par certains pour faire prescrire sous la houlette de l’homéopathie.

L’homéopathie est une philosophie, sinon une mystique religion :

Faux ! C’est une erreur historique et une insulte à la mémoire de Hahnemann, qui l’avait placée sur un plan purement expérimental.

Quoi d’étonnant alors si, après ces erreurs, ces contre-vérités, certains ignares considèrent l’homéopathie comme une thérapeutique de charlatans.

Définition exacte et méthode d’application de l’homéopathie

L’homéopathie est une méthode thérapeutique fondée sur le phénomène de similitude; elle consiste à donner au malade, comme médicament, la substance de créer chez un individu sain et/ou sensible une semblable (homeo) souffrance (pathos). Cette méthode comporte donc 3 originalités.

Première originalité → Les pathogénésies :

Au cours des décennies passées, certains auteurs ont successivement fait un tri parmi l’amoncellement de symptômes. On trouvait d’ailleurs ces symptômes dans les vieux livres de matière médicale homéopathique. Ils ont pu mettre en évidence qu’en fait chaque substance pharmacodynamique, qu’elle appartienne au règne végétal, animal ou minéral, présente, suivant sa toxicité, un tropisme électif pour tel ou tel organe, pour telle ou telle fonction, pour tel ou tel tissu. Ils ont pu préciser qu’elles ont en quelque sorte des cibles d’action privilégiées.

Dans une premier temps, ce sont « ces cibles pathogénétiques » que l’on doit connaître. Très vite, il s’apercevra alors qu’un même organe, qu’une même fonction, qu’un même tissu peuvent être toxicologiquement ou pharmacologiquement touchés par plusieurs substances différentes. Mais chacune de ces substances agit sur les cibles en question d’une façon qui lui est particulière, c’est-à-dire selon des modalités qui sont caractéristiques de la substance expérimentée.

Dans un deuxième temps, ce sont ces modalités caractéristiques qu’il faut également connaître. Dès lors, connaissant d’une part les affinités réciproques entre certains organes ou fonctions physiologiques et certaines substances pharmacodynamiques et d’autre part des modalités caractéristiques de leurs actions, vous verrez apparaître le troisième temps de la démarche homéopathique, celui qui fait déduire logiquement les possibilités thérapeutiques de la substance expérimentée en fonction de la loi de similitude.

Seconde originalité → Semblables souffrances :

Comprendre dans l’expression « semblable souffrance »; l’ensemble des changements dans la manière de sentir ou d’agir du malade du fait de sa maladie; c’est-à-dire non seulement les signes pathognomoniques des maladies à traiter (ceux de la sémiologie classique) mais aussi les symptômes réactionnels individuels, particuliers à chaque malade du fait de sa maladie (ceux qui constituent la sémiologie homéopathique).

On a souligné précédemment que la sémiologie homéopathique ne remplace pas la sémiologie classique (qui conduit au diagnostic nosologique) mais qu’elle la complète par des nuances particulières, personnelles, qui conduisent aux choix du médicament. Sur le plan pratique, nous devons nous interroger plus particulièrement et de façon plus poussé, ce qui permettra de mettre en évidence, précisément, certaines nuances particulières, individuelles, propres au comportement de chacun dans la maladie.

Troisième originalité → La dose infinitésimale :

Le médicament homéopathique ainsi défini agissant dans le même sens que le mode réactionnel global du malade considéré comme une unité biologique et un ensemble somato-psychique indissociable, il est indispensable de recourir à des doses infinitésimales. Aussi dans la pratique, il ne faut jamais se demander ; « Quels sont les médicaments homéopathiques à prendre dans telle affection nosologique ? » mais plutôt : « Quelles sont les substances qui provoqueraient des symptômes semblables, à la fois lésionnels et fonctionnels ? »

L’homéopathie d’aujourd’hui

C’est après des années d’expérimentations que Hahnemann est arrivé à la conclusion que; « pour avoir une amélioration prompte, douce et durable », il faut le plus souvent utiliser des doses faibles ou infinitésimales dont il codifia la préparation.

Les médicaments homéopathiques, déterminés selon la méthode que nous venons de préciser, vont en effet agir dans le même sens que le mode réactionnel global de l’organisme malade, organisme considéré comme une unité biologique somato-psychique indissociable. Il faut donc les administrer à dose juste suffisante pour stimuler les défenses, sans aggraver les symptômes pathologiques.

Tout ce qui concerne le médicament homéopathique, régulateur spécifique de l’organisme, par opposition au médicament classique qui est le plus souvent coercitif ou substitutif, est dominé par la notion de dose infinitésimale.

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.