LE CYPRES (Cupressus sempervirens L.) Propriétés Bienfaits et Indications

CYPRES Cupressus sempervirens L
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CYPRES (Cupressus sempervirens L.)

 

D’où vient-il ?

Arbre ornemental bien connu dans nos paysages, le cyprès est préconisé en phytothérapie pour soulager les troubles circulatoires et veineux, grâce à la composition de ses cônes, riches en polyphénols. Ses propriétés thérapeutiques sont néanmoins plus étendues. Les parties utilisées en médecine sont essentiellement les cônes femelles.

Le cyprès pousse dans les climats méditerranéens. Il se cultive notamment dans le sud de l’Europe, sur sol sec et profond.

La  tradition a souvent consacré le cyprès au culte des morts et à l’ornementation des cimetières en raison de son feuillage sombre et de sa couleur éternellement verte. En  médecine grecque comme au Moyen Age, le cyprès s’employait en somme surtout pour ses vertus anti-hémorroïdaires.

On le plante souvent dans les jardins, les cimetières ou en haie protectrice du vent dans les régions méditerranéennes, certains spécimens seraient par conséquent âgés de 2000 ans. Les Égyptiens utilisaient son bois pour fabriquer les sarcophages. Le bois de cyprès s’utilise encore de nos jours pour la facture de clavecins de tradition italienne.  Jadis, les Grecs soignaient la dysenterie, l’asthme, la toux et les crachats sanglants en administrant des cônes de Cyprès concassés et macérés dans du vin.

 

Comment le décrire botaniquement ?

Le cyprès est un arbre au tronc élancé. Il peut atteindre jusqu’à 25 mètres de hauteur. Son écorce gris rougeâtre exhale une très forte odeur de térébenthine. Les feuilles sont persistantes, petites, de couleur vert grisâtre et en forme d’écailles. Les fleurs groupées en chatons donnent naissance à des fruits appelés galbules ou noix de Cyprès. Restituer les propriétés du cyprès nécessite l’intégralité et l’intégrité des composants de ses cônes femelles. L’extraction hydroalcoolique à différents degrés de dilution et à basse température permet d’extraire et de préserver les composants, notamment les tanins, responsables de l’activité protectrice du tissu conjonctif et antivirale du cyprès.

 

De quoi est-il composé ?

Le cyprès se compose essentiellement de tanins, de composés phénoliques, de flavonoïdes, d’acide diterpéniques et d’huile essentielle.

 

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

Le cyprès possède des propriétés astringente, vasoconstrictrice, hépatoprotectrice et antihémorragique. Il réduit en particulier le risque de fracture ménopausique en améliorant la micro-architecture trabéculaire (sugiol). Les oligomères proanthocyanidoliques ou proanthocyanidols (polymères de flavonoïdes) sont de surcroît angio-protecteurs, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, de l’élastase et de la trypsine.

Anti-tussif et anti-infectieux pulmonaire (grâce à l’huile essentielle qu’il contient naturellement), le cyprès est reconnu pour son activité antivirale (les proanthocyanidols possèdent des propriétés de fixation aux protéines, plus particulièrement sur les substrats des enzymes, et sur les protéines de surface des cellules, limitant ainsi la reconnaissance virus / cellule hôte et la réplication virale). Le cyprès est également diurétique, veinotonique et cardioprotecteur.

 

Quelles sont les indications du Cyprès ?

  • Troubles circulatoires veineux (varices, hémorroïdes)
  • Métrorragies de la ménopause
  • Toux coqueluchoïde
  • Douleurs rhumatismales
  • Anti-énurétique
  • Toux
  • Infections virales (aiguës, chroniques ou récidivantes) : bronchite, grippe, rougeole, rubéole, varicelle, oreillons, herpes, zona, mononucléose (EBV), cytomégalovirus, hépatites virales…) – Tous les virus à ADN (Adénovirus, Polio 1, Hépatite A, Corona virus, Influenza seraient sensibles à une forte concentration de proanthocyanidols (par expression de protéines de structure)
  • Atteintes du tissu conjonctif pulmonaire : emphysème, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

 

Quelles sont les précautions d’emplois ?

  • Contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante
  • Pas d’usage prolongé
  • Aucune interactions médicamenteuses n’a été rapporté jusqu’à présent

Comment le prendre et à quel dosage ?

En préparation magistrale

Voici la posologie des Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés en solution glycérinée (EPS) :

– 1 c. à café matin et soir pendant 1 mois, renouvelable 3 mois, à diluer dans un grand verre d’eau.

  • ORL-Pulmonaires  aiguës (bronchite, grippe…) et maladies  de  l’enfance(Rougeole, Rubéole, Varicelle, Oreillons) : CyprèsEchinacée (+/- Réglisse si phénomènes inflammatoires douloureux)

>En aigu : Enfant : 1 ml/10kg/ 3 à 4 fois/jour

>Adulte : 3 à 4 càc par jour

Pendant 5 à 7 jours

 

>En préventif : Enfant : 1 ml/10kg/jour

>Adulte : 1 càc/jour

A prendre 7 jours/mois ou pour les personnes fragilisées (antécédents d’infections à répétition) 4 jours/7 pendant la période à

 

>En aigu : 3 à 4 càc/jour

Pendant 5 à 7 jours

 

>En prévention de récidive ou en chronique : 1 à 2 càc/jour

15 jours/mois

 

>En aigu : 2 à 4 càc/jour pendant 15 à 30 jours

 

>En chronique : 1 à 2 càc/jour pendant 1 mois à renouveler

 

  • Les atteintes du tissu conjonctif pulmonaire (emphysème, broncho-penumopathie chronique obstructive) : CyprèsGinkgo + Prêle 

1 à 2 càc/jour pendant 1 mois

 

 

Clémentine. M.

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