Une approche médicinale naturelle alternative dans l’épilepsie

épilepsie

Encore appelée « mal comitial » ou « comitialité », l’épilepsie est une affection neurologique très fréquente qui touche environ 50 millions de personnes dans le monde. C’est la deuxième pathologie neurologique en France après la maladie d’Alzheimer.

L’épilepsie ne se manifeste pas sous une seule et unique forme, mais bien sous plusieurs aspects, selon la région cérébrale concernée. Les convulsions sont causées par une décharge excessive de neurones dans le cerveau. Les crises, qualifiées de « petit mal », touchent principalement les jeunes enfants et les personnes âgées, et se caractérisent par des absences de durée relativement courte (plusieurs secondes). Lorsque la maladie touche les enfants, elle disparaît dans 6 cas sur 10 au cours de l’adolescence.

Il existe des sites sur Internet, dont :

  • Épilepsie France, créée depuis le 1er janvier 2006 par la fusion de BFE et de ARPEIJE
  • FFRE : Fondation Française pour la Recherche sur l’Épilepsie

Quelles sont les causes de l’épilepsie ?

L’épilepsie n’a pas de cause identifiable chez la moitié des personnes épileptiques. Dans l’autre moitié, les conditions peuvent s’attribuer à divers facteurs :

  • Génétiques : environ 40 % des épileptiques ont une forme génétique.
  • Acquises : tumeur cérébrale, malformation congénitale, lésion cérébrale, traumatisme.
  • Vasculaires : accident ischémique ou hémorragique, malformation cérébrale, traumatisme crânien, AVC, maladie neurodégénérative évolutive.
  • Infectieuses : encéphalite, méningite, abcès cérébral.
  • Toxiques : une forte dose d’alcool, l’alcoolisme chronique ainsi que le sevrage, drogues type cocaïne ou amphétamine, antidépresseurs (surconsommation, surdosage ou sevrage).

Les crises d’épilepsie sont classées en deux catégories :

  • La crise d’épilepsie généralisée :

La décharge électrique anormale diffuse à l’ensemble du cerveau dès le début et il y a généralement perte de connaissance.

  • La crise d’épilepsie partielle :

La décharge neuronale se situe dans un endroit précis du cortex et les signes cliniques sont en rapport avec la zone atteinte.

Les crises d’épilepsie généralisées

En général, il y a perte de connaissance avec des troubles du mouvement dès le début.

La crise tonico clonique (« grand mal ») :

C’est la forme la plus spectaculaire des crises d’épilepsie. Elle peut être précédée par certains signes (aura), comme céphalées, fatigue, modification du caractère, puis on observe :

  • Perte de connaissance avec chute.
  • Phase tonique avec contractions des quatre membres, du tronc et de la tête, c’est-à-dire rigidité musculaire qui peut s’accompagner d’une morsure de la langue; elle dure 1 à 2 minutes.
  • Phase clonique avec contractions désordonnées, sous forme de convulsions.
  • Phase postcritique de récupération (phase résolutive) : c’est en somme un stade comateux avec relâchement musculaire, somnolence, respiration bruyante, perte d’urines, signe de Babinski bilatéral (extension du gros orteil par stimulation externe de la plante du pied).

Cette crise dure au maximum 10 minutes. Le malade reprend connaissance petit à petit, se plaint par ailleurs de fatigue, de courbatures, sans aucun souvenir de l’épisode.

Les absences (« petit mal ») :

Cette forme est par ailleurs la plus fréquente chez les enfants : il n’y a pas de perte de connaissance ni de convulsions. Les manifestations suivantes ont été observées :

  • Suspension brutale et brève de la conscience pendant 5 à 15 secondes
  • Regard vitreux
  • Clignement des paupières
  • Hypersalivation possible
  • Mâchonnements

Le patient reprend ensuite son activité comme si rien ne s’était passé. Ces absences peuvent se répéter de 10 à 100 fois par jour en l’absence de traitement.

Les crises d’épilepsie partielles

Les signes vont être en rapport avec la zone du cerveau touchée :

  • Hallucinations sensorielles (visuelles, auditives, olfactives, gustatives)
  • Mouvements anormaux ou paralysie des muscles d’un membre, de la tête, de la voix
  • Engourdissement, paresthésies (troubles de la sensibilité)
  • Angoisses phobiques, hallucinations, troubles de la compréhension, de l’expression du langage (troubles d’apparence psychiatrique)
  • Tachycardie, hypotension, vomissement, diarrhées, dyspepsies (troubles du système nerveux végétatif)

Conseils naturopathiques afin de limiter les crises d’épilepsie

Les changements alimentaires et les compléments peuvent aider à réduire drastiquement les crises d’épilepsie.

La diète cétogène :

C’est un régime thérapeutique utilisé depuis plusieurs décennies pour soigner l’épilepsie, notamment chez les enfants (avant qu’il n’existe des médicaments ou simplement pour ceux chez qui ils n’agissent pas). Il existe aussi désormais des preuves que ce régime fonctionne chez l’adulte, réfractaire aux antiépileptiques (35% des patients environ).

Dans le régime cétogène, la faible quantité de glucides alimentaires conduit le foie à métaboliser les graisses sous la forme, entre autres, de corps cétoniques et donc à utiliser les graisses comme source d’énergie, plutôt que les glucides. Ce changement de carburant semble avoir des effets bénéfiques pour le cerveau. Ces corps cétoniques soulagent les épileptiques, en diminuant les crises au moins de moitié. Ils moduleraient l’excitabilité cérébrale.

Les aliments permis dans ce mode alimentaire sont :

  1. Toutes les graisses
  2. Viandes
  3. Volailles
  4. Poissons
  5. Œufs
  6. Fromages
  7. Crème
  8. Noix et graines
  9. Légumes verts à feuilles et la plupart des légumes sans amidon

Globalement, la diète cétogène correspond à un ratio 3 :1 ou 4 :1 entre les graisses et le couple protéines + glucides, c’est-à-dire que 87 à 90% des calories proviennent des matières grasses.

Les oméga-3 :

Des chercheurs de l’université de Californie ont observé des effets bénéfiques d’une supplémentation en oméga-3 chez les patients épileptiques. Cette étude montre qu’une faible dose d’oméga-3 pourrait diminuer la fréquence des crises, et parfois chez certains patients leur disparition.

La vitamine D :

Souvent les patients épileptiques sous traitement manquent de certains minéraux et vitamines. Des études ont montré que la normalisation du déficit en vitamine D aurait des effets bénéfiques sur la fréquence des crises. La vitamine D aurait un effet anticonvulsivant.

Il est conseillé de viser un taux sanguin de vitamine D compris entre 30 à 45 ng/mL. Pour cela, l’apport journalier doit être de 25 µg. D’octobre à mars, sous nos latitudes, les compléments (vitamine D3) sont souvent nécessaires.

Le magnésium :

Avant l’apparition des antiépileptiques, le magnésium était utilisé comme traitement d’urgence en cas de crise. Désormais des médicaments sont disponibles, mais le magnésium est encore utilisé pour prévenir et traiter les crises. Il pourrait également augmenter l’efficacité de certains médicaments comme le valproate.

Pour une meilleure fixation, il est préférable d’utiliser un magnésium couplé aux vitamines du groupe B, plus précisément la B6, ou encore la taurine.

La vitamine E :

Les médicaments antiépileptiques font souvent baisser le taux de vitamine E dans le corps. D’après des études la vitamine E aiderait l’organisme à contrôler l’épilepsie.

Sous la forme de compléments, mieux vaut s’orienter vers des formes naturelles (tocophérols et tocotriénols).

Quelles plantes médicinales utiliser en cas d’épilepsie 

La poudre de Moringa :

Cette plante est réputée entre autres pour ses propriétés antiépileptiques

EPS de Vigne rouge et EPS de Canneberge :

Des études ont montré que le resvératrol contenu dans la vigne rouge et le jus de canneberge, un stilbène aurait une activité anticonvulsivante ainsi qu’un pouvoir anti-inflammatoire puissant permettant d’éviter la dégénérescence du tissu nerveux.

Le resvératrol inhiberait partiellement les décharges dans une région précise de l’hippocampe ce qui engendre un effet antiépileptique.

EPS de Réglisse :

La réglisse est un neuroprotecteur (l’isoliquiritigénine qu’elle contient  possède un effet protecteur vis-à-vis des dommages mitochondriaux et de la mort neuronale des neurones de l’hippocampe induits par le glutamate, elle protège les neurones dopaminergiques du stress oxydatif en régulant l’apoptose), ce qui lui confère une activité anticonvulsivante.

EPS de Valériane :

La valériane est un anticonvulsivant et un antiépileptique chez les animaux.

 

 

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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