Quelles solutions naturelles pour réguler son hypertension artérielle ?

hypertension

Affections cardiovasculaires et hypertension artérielle

L’hypertension est l’augmentation, aiguë ou chronique, de la tension en général (ou au repos). Quand on parle d’hypertension, il s’agit presque toujours de l’HTA ou hypertension artérielle qui est l’un des facteurs pouvant amener à l’athérosclérose. On parle d’HTA labile quand les variations sont légères mais fréquentes. La tension artérielle augmente normalement lors d’un effort physique, d’un stress, de l’absorption de certains médicaments, entre autres, mais les médecins s’accordent à parler d’HTA lorsque les valeurs dépassent régulièrement 140 mm de mercure (ou 14 cm) à la systole (moment où le cœur se contracte) et 8,5 cm de mercure à la diastole, pendant la phase de remplissage (repos) du cœur.

Ces valeurs doivent être corrigées pour les personnes âgées, chez lesquelles la pression artérielle augmente de façon physiologique, ainsi que pour les enfants qui ont des valeurs normalement inférieures.

Dans la plupart des cas, les médecins ne trouvent pas de cause claire ou évidente de l’HTA. On parle alors d’HTA essentielle pouvant résulter d’une vasoconstriction fonctionnelle (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins). Cette pathologie agit sur le débit sanguin dans les reins qui sécrètent alors plus de rénine. Celle-ci se combine à l’angiotensinogène (ou hypertensinogène) fabriqué par le foie pour former l’angiotensine (ou hypertensine). C’est ce que l’on appelle le système rénine-angiotensine.

 

Quelles sont les causes de l’hypertension artérielle ?

Aujourd’hui, on commence à trouver des causes génétiques à l’HTA.

Chez environ 10% des hypertendus, la cause est connue :

  • Néphropathie (maladie des reins)
  • Coarctation ou rétrécissement de l’aorte
  • Dysfonctionnement des glandes surrénales
  • etc.

Pour une HTA à cause connue, les médecins parlent d’HTA symptomatique. Chez les femmes enceintes , on connaît aussi une forme d’hypertension artérielle gravidique sans gravité, qui disparaît spontanément après l’accouchement.

Les principaux signes qui doivent faire rechercher une HTA sont cérébraux, cardiaques, oculaires ou rénaux :

  • Cérébraux :

Céphalées (maux de tête) en fin de nuit et au réveil, vertiges et déséquilibres en position debout ou pendant la marche, fatigue excessive.

  • Cardiaques :

Fréquence des battements augmentée (tachycardie), angor (angine de poitrine), gêne respiratoire.

  • Rénaux :

Fréquence des mictions anormalement augmentée – la quantité d’urine produite est anormalement élevée ou polyurie.

  • Oculaires :

Eblouissements, pertes passagères de la vision. Dans de nombreux cas, il n’y a aucun signe indiquant l’existence d’une HTA qui n’est détectée qu’au hasard d’une consultation médicale.

 

Les différents types d’HTA :

  • L’hypertension artérielle primitive ou essentielle :

Elle représente 90% des cas d’hypertendus, cependant aucune cause n’est connue. Les composants hémodynamiques et physiologiques de l’HTA (volume plasmatique, activité du système rénine-angiotensine) varient selon les cas, ce qui montre que l’HTA primitive n’a pas une cause unique. Même si un facteur est initialement responsable, plusieurs facteurs jouent probablement un rôle dans le maintien de la pression artérielle élevée (théorie de la mosaïque). L’hérédité prédispose certainement à l’HTA, mais le mécanisme exact de cette prédisposition est inconnu. Les facteurs environnementaux (apports sodés, obésité, stress) ne semblent affecter que des patients génétiquement prédisposés à un âge plus précoce; cependant, chez les patients > 65 ans, une forte consommation de sodium est plus susceptible de déclencher une hypertension.

  • L’hypertension artérielle secondaire :

Elle fait suite à une pathologie rénale, surrénalienne, un rétrécissement aortique, une grossesse, la prise de certains médicaments (AINS, œstroprogestatifs, corticoïdes)

Quand on sait que l’une des causes les plus redoutées de l’HTA est l’AVC ou accident vasculaire cérébral, on comprend mieux l’importance du dépistage systématique de l’HTA.

Les causes fréquentes comprennent :

  • Hyperaldostéronisme primaire
  • Les maladies du parenchyme rénal (glomérulonéphrites ou pyélonéphrites chroniques, néphropathies polykystiques, troubles du tissu conjonctif, uropathies obstructives)
  • Maladie rénovasculaire
  • L’apnée obstructive du sommeil

D’autres causes beaucoup plus rares sont le phéochromocytome, le syndrome de Cushing, l’hyperplasie surrénale congénitale, l’hyperthyroïdie, l’hypothyroïdie (myxœdème), l’hyperparathyroïdie primitive, l’acromégalie, la coarctation de l’aorte, et les syndromes d’excès de minéralocorticoïdes autres que l’aldostéronisme primaire. Une consommation excessive notamment d’alcool et l’utilisation de contraceptifs oraux sont des causes fréquentes d’HTA curable.

 

Quel lien entre l’hypertension artérielle et le Système Adrénergique (Sympathique) ?

L’adrénaline joue un rôle dans la peur, l’anxiété et le stress. Elle est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger.

Lorsque la sécrétion d’adrénaline est augmentée de façon considérable, ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer de l’HTA.

La stimulation sympathique augmente la pression artérielle, habituellement plus chez les patients qui ont une pression artérielle et une hypertension que chez les patients normo tendus. L’existence d’une tachycardie de repos, qui peut résulter d’une hyperactivité sympathique, est un facteur prédictif bien connu d’HTA. Chez certains patients hypertendus, les taux des catécholamines plasmatiques circulantes au repos sont notamment supérieurs à la normale.

 

Conseils naturopathiques afin de prévenir l’hypertension artérielle :

Prendre des mesures hygiéno-diététiques pendant 6 à 12 mois :

  • Activité physique accrue grâce à un programme d’exercices structurés
  • Perte de poids en cas de surpoids ou d’obésité
  • Une alimentation saine et riche en fruits, légumes, grains entiers et produits laitiers pauvres en graisses, avec une teneur en graisses saturées et en graisses totales
  • Sodium alimentaire réduit à < 1500 mg/jour (< 3,75 g de NaCl) de manière optimale, mais au moins une réduction de 1000 mg/jour
  • Apport accru en potassium alimentaire, à moins d’une contre-indication due à une maladie rénale chronique ou à l’utilisation de médicaments qui réduisent l’excrétion de potassium
  • Modération de la consommation d’alcool chez les consommateurs d’alcool à ≤ 2 verres par jour pour les hommes et à ≤ 1 verre par jour pour les femmes (un verre représente environ 34 g de bière, 140 g de vin ou 43 g d’alcool distillé)
  • Sevrage tabagique

Les modifications diététiques peuvent également faciliter le contrôle du diabète, de l’obésité et de la dyslipidémie.

Plantes et hypertension artérielle :

Les feuilles d’olivier sont antihypertensives par effet bétabloquant, antagonistes calcique modérées et inhibitrices de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.

Cette plante est antihypertensive par effet antagoniste calcique. Elle provoque une relaxation artérielle identique à celle de l’amlodipine. Elle entraîne une correction du dysfonctionnement endothélial dû à l’hypertension et inhibe la contraction de l’aorte induite par le potassium.

L’angélique possède une activité antagoniste calcique plus importante que celle du vérapamil.

L’aubépine diminue la résistance des vaisseaux périphériques et inhibe l’enzyme de conversion de l’angiotensine.

Ces deux plantes sont antihypertensives par effet d’inhibition de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.

L’ail est un diurétique et un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine-I.

L’hibiscus est diurétique, natriurétique, épargneur de potassium par modulation de l’activité de l’aldostérone et vraisemblablement par libération d’oxyde nitrique.

 

 

Attention toutefois, certaines plantes provoquent de nombreuses interactions médicamenteuses et présentent plusieurs précautions d’emploi. En aucun cas les conseils proposés dans cet article ne sont susceptibles de se substituer à eux seuls à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé lors d’une consultation individuelle.

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *