L’usage de la phytothérapie dans la pyélonéphrite

Explorant le traitement de la pyélonéphrite à travers des remèdes naturels et des découvertes scientifiques, cet article offre une approche holistique de cette infection urinaire complexe. Nous décryptons les symptômes, les causes et présentons des solutions innovantes, combinant la sagesse de la médecine naturelle et les avancées de la recherche médicale, pour un traitement efficace et informé de la pyélonéphrite.

La pyélonéphrite

La pyélonéphrite aiguë est une infection bactérienne des reins et de l’uretère (canal entre le rein et la vessie). Généralement causée par la bactérie Escherichia Coli, elle nécessite un traitement rapide, surtout pour les personnes à risque comme les femmes enceintes. Souvent, elle résulte d’une cystite aiguë.

C’est une forme d’infection urinaire haute. La pyélonéphrite est majoritairement localisée à un seul rein et à l’uretère associé. On doit environ 75 à 90 % des infections urinaires à Escherichia Coli, avec d’autres germes impliqués plus rarement.

La pyélonéphrite est qualifiée d’aiguë car elle se résout généralement en quelques jours avec un traitement antibiotique. Elle est plus courante chez la femme que chez l’homme, particulièrement pendant la grossesse. La présence de malformations des voies urinaires augmente également le risque de cette infection.

Qu’est-ce que la pyélonéphrite ?

Pyélique est l’adjectif qui se rapporte au bassinet. Une pyélite est l’infection inflammatoire aiguë ou chronique, de la muqueuse interne du bassinet. C’est une pathologie relativement grave, d’autant plus qu’elle est souvent due à la présence de colibacilles. Aussi, elle est susceptible de s’étendre à tout le rein (c’est alors une pyélonéphrite) ou à la vessie (pyélocystite). Les urologues distinguent en fait plusieurs formes de pyélites.

La pyélite calculeuse, assez courante, est causée par un calcul dans le bassinet. On nomme d’autres pyélites selon l’origine de l’infection. Par exemple, la pyélite ascendante ou urogène vient d’infections des voies inférieures. Celles-ci débutent souvent dans l’urètre ou la vessie. La pyélite hématogène se transmet par le sang. Dans ce cas, il s’agit souvent d’une pyélonéphrite.

Mal traitée, l’infection peut avoir des conséquences graves sur le rein et toucher d’autres organes. Des récidives sont possibles et doivent faire rechercher une anomalie du rein ou des voies urinaires. Des boissons abondantes sont un des moyens de les prévenir.

Quels sont les principaux symptômes de la pyélonéphrite ?

Dans le cas de l’infection rénale chez l’adulte jeune, elle est souvent précédée par une cystite peu évidente. Les symptômes de l’infection rénale se manifestent subitement : fièvre au-delà de 38,5 °C, frissons, et malaise général. On note également des douleurs lombaires ou abdominales, d’un côté, aggravées par la palpation. Des troubles digestifs tels que nausées, vomissements, et diarrhée peuvent survenir. Pour la pyélonéphrite chez la personne âgée, les symptômes sont souvent différents et plus trompeurs, incluant confusion, douleurs abdominales, et parfois une absence de fièvre.

En cas de pyélonéphrite aiguë grave, des signes de gravité comme troubles de la conscience et faiblesse extrême justifient une hospitalisation d’urgence. Chez le petit enfant, les symptômes de la pyélonéphrite peuvent être trompeurs, allant d’une fièvre inexpliquée à des pleurs lors de l’urination, des urines anormales, perte d’appétit, changements d’humeur, irritabilité, et même perte de poids. Pour le diagnostic, le médecin commence par un test à la bandelette. Si positif, un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est réalisé pour identifier la bactérie et sa sensibilité aux antibiotiques.

La dysurie

La dysurie, également appelée miction difficile, est une condition fréquemment rencontrée chez les hommes. Elle se caractérise par plusieurs symptômes : un délai avant l’émission de l’urine, un jet urinaire faible et parfois vertical, ainsi qu’une rétention d’urine en fin de miction, causant des jets successifs ou un goutte-à-goutte. On associe souvent la dysurie, douloureuse ou gênante, à une sensation de brûlure intense. Elle peut s’accompagner de douleurs vésicales ou périnéales. Bien qu’extrêmement fréquente chez la femme, la dysurie peut affecter les hommes et survenir à tout âge.

La dysurie résulte d’une irritation de la vessie ou de l’urètre, souvent due à une inflammation ou une sténose de l’urètre. Elle se manifeste par des difficultés à initier la miction et une sensation de brûlure. L’irritation de la vessie entraîne des contractions douloureuses et fréquentes. Habituellement, elle est causée par une infection urinaire basse, mais peut aussi résulter d’une infection urinaire haute.

Chez la femme, des lésions périnéales peuvent être douloureuses lors d’une contamination urinaire. Les causes courantes incluent cystite, urétrite due à une infection sexuellement transmissible, et l’effet d’aliments ou boissons irritants comme l’alcool, la caféine et les agrumes.

On distingue la dysurie d’attente, qui se produit au début de la miction, et la dysurie de poussée, parfois en fin de miction. Elle peut s’accompagner d’une diminution de la force du jet, d’une miction plus longue, et de la sensation d’une vessie non vide en fin de miction.

La dysurie induit des changements dans la vessie pour compenser l’obstacle. La vessie de lutte constitue le premier stade, où le muscle vésical se contracte plus que la normale. Ensuite vient le stade de diverticule, où la vessie, incapable de lutter, forme des diverticules. La dernière phase est la distension, où la vessie, incapable de surmonter l’obstacle, se distend.

Les causes variées incluent endométriose chez la femme, cancer de la vessie ou de la prostate chez l’homme, infections urinaires, et troubles neurologiques. La dysurie peut conduire à la distension vésicale, rétention aiguë d’urine, hydronéphrose, infection urinaire, et insuffisance rénale chronique.

La pollakiurie

C’est l’augmentation anormale du nombre de mictions. La pollakiurie constitue une forme de miction impérieuse, dans laquelle le malade éprouve une envie irrépressible d’uriner, et ce de nombreuses fois dans la journée. C’est parfois le détrusor (ensemble des fibres musculaires longitudinales de la vessie qui agissent comme un muscle unique pour contracter la vessie) qui se contracte indépendamment de la volonté.

Cette forme d’incontinence se rencontre plus souvent chez les femmes, les enfants et les personnes très âgées. La pollakiurie peut aussi être provoquée par un adénome prostatique, une hypertrophie ou une tumeur de la prostate, une lithiase urétrale qui diminuent la lumière de l’urètre. L’urine passe difficilement et la vidange de la vessie ne se réalise plus normalement. Selon la localisation de ces mictions dans un cycle de 24 heures, les urologues distinguent la pollakiurie diurne lorsque le malade est « tranquille » la nuit (une ou aucune miction nocturne), la pollakiurie nocturne lorsque ces nombreuses envies ne surviennent que la nuit (3 à 4 fois le jour, nombres considérés comme normaux) ou la pollakiurie permanente, plus grave car elle ne cesse pas. Dans certaines formes graves, les malades sont obligés d’uriner (de petites quantités) toutes les 15 minutes.

Une miction normale se produit lorsque la vessie est suffisamment pleine, permettant l’élimination d’environ 350 ml d’urine de manière volontaire, indolore et complète, généralement toutes les 3-4 heures. Chez les plus de 60 ans, se lever une fois par nuit est normal.

La pollakiurie peut résulter de maladies affectant la vessie, les uretères, les reins, ou des organes voisins, de même qu’en cas de grossesse. Elle peut aussi être liée à des facteurs psychologiques, comme le stress ou l’anxiété.

La pyurie

La pyurie est le terme médical désignant la présence de pus dans l’urine, indiquant souvent une infection bactérienne des voies urinaires. Ce phénomène se traduit par des urines troubles, malodorantes ou décolorées, et par la présence de leucocytes (globules blancs) en grande quantité.

Il est crucial de consulter un médecin pour un diagnostic précis et un traitement approprié, car la pyurie peut indiquer diverses pathologies urinaires, telles que la cystite, la pyélonéphrite, l’urétrite, ou la prostatite.

La pyurie stérile, où aucun germe n’est détecté, peut résulter de certaines maladies ou de l’effet secondaire de médicaments. Elle est plus fréquente chez les femmes et les personnes hospitalisées.

Les facteurs de risque incluent le diabète, le SIDA, des antécédents d’infection urinaire, ou la présence de corps étrangers dans les voies urinaires. Les symptômes associés dépendent de la maladie sous-jacente, pouvant inclure des mictions fréquentes ou douloureuses, et parfois de la fièvre ou des douleurs lombaires.

Le diagnostic se fait via une analyse d’urine et peut nécessiter des examens complémentaires. Le traitement varie selon la cause, allant de l’administration d’antibiotiques à d’autres interventions médicales si nécessaire.

La fièvre et les frissons

La fièvre, ou pyrexie, est l’augmentation contrôlée de la température corporelle au-delà de la normale. Chez les endothermes (mammifères et oiseaux), cette hausse de température est une réponse de l’hypothalamus aux substances pyrogènes, souvent libérées par les macrophages durant les réactions inflammatoires.

En humains, la fièvre renforce les défenses immunitaires et inhibe la croissance de micro-organismes pathogènes. Elle se manifeste en trois phases : montée thermique, plateau d’hyperthermie, et défervescence. Une température rectale au repos supérieure à 38,0 °C chez l’enfant et 37,2 à 37,5 °C chez l’adulte indique généralement une fièvre. Des températures modérées entre 37,7 et 37,9 °C sont appelées fébricules.

Les ectothermes peuvent induire une fièvre comportementale en se déplaçant vers des zones plus chaudes.

La mesure de la température corporelle peut varier selon la méthode et le site de mesure (buccale, rectale, axillaire, tympanique). Des ajustements sont nécessaires pour les mesures buccales et axillaires.

Le maintien de la homéothermie est régulé par l’hypothalamus, qui reçoit des informations des thermorécepteurs périphériques et du sang. La fièvre résulte d’une modification de ce thermostat par des pyrogènes, qui peuvent être exogènes (microbes) ou endogènes (cytokines).

La fièvre est souvent un signe d’une infection, mais peut aussi indiquer d’autres pathologies. Un diagnostic médical est nécessaire pour déterminer son origine et sa gravité. On peut traiter la fièvre au moyen de mesures physiques ou de médicaments antipyrétiques. Cependant, il faut consulter un médecin en cas de fièvre présentant des caractéristiques inhabituelles ou des signes de gravité.

La douleur lombaire unilatérale

Les douleurs lombaires et cervicales sont fréquentes, pouvant résulter de troubles du système musculosquelettique mais aussi de causes non musculosquelettiques.

Parmi ces dernières, on note des affections rénales telles que les calculs rénaux, des troubles gynécologiques comme le syndrome prémenstruel, des infections urinaires, ou des problèmes du tube digestif comme la diverticulite. Des maladies des artères majeures, comme les anévrismes de l’aorte abdominale, peuvent également entraîner des douleurs lombaires.

D’autres causes moins courantes mais significatives incluent des infections et tumeurs rachidiennes, des troubles inflammatoires dans le rétropéritoine, ou des affections comme la polymyosite.

Les douleurs rénales se manifestent différemment des douleurs dorsales et sont souvent accompagnées de symptômes spécifiques. La pyélonéphrite et les calculs rénaux provoquent de vives douleurs dans le bas du dos, avec des symptômes distincts tels que fièvre, nausées, et changements urinaires.

Les douleurs dorsales varient selon leur localisation (cervicales, dorsales, lombaires) et leur nature (aiguë, chronique, inflammatoire ou mécanique). Reconnaître ces symptômes est crucial pour un traitement adapté.

Il est essentiel de consulter un médecin pour un diagnostic précis en cas de douleurs récurrentes aux reins ou au dos, afin d’identifier la cause exacte et d’éviter tout risque de récidive.

Les nausées et vomissements

Les nausées et les vomissements accompagnent fréquemment des affections bénignes telles que la gastro-entérite, la migraine, les réactions indésirables aux médicaments ou le mal des transports. Néanmoins, ils peuvent également constituer des signaux d’alarme pour des pathologies plus sérieuses comme la méningite ou une obstruction intestinale, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent d’autres symptômes.

La nausée est une sensation désagréable au niveau de l’estomac et de la gorge, tandis que le vomissement est l’expulsion du contenu de l’estomac par la bouche, un mécanisme de défense de l’organisme. Ces symptômes peuvent s’accompagner d’un rythme cardiaque accéléré, de sueurs froides, de pâleur, d’hypersalivation, d’un malaise, de douleurs abdominales ou de diarrhée.

Les vomissements chroniques durent plus de 7 jours. Le mécanisme du vomissement implique plusieurs étapes, coordonnées par un centre nerveux dans le cerveau, et peut être stimulé par des informations nerveuses du tube digestif ou de l’oreille interne, ou par des informations cérébrales.

Les nausées et vomissements épisodiques peuvent survenir lors d’une gastro-entérite, d’une prise de médicaments, d’un excès d’alcool, d’une indigestion, d’un malaise vagal, ou lors de déplacements en véhicule. Ils peuvent aussi apparaître durant une migraine, une crise de colique hépatique, une allergie alimentaire, la maladie de Ménière, ou après une anesthésie.

Les vomissements peuvent aussi indiquer une urgence médicale comme une appendicite, une cholécystite aiguë, une pyélonéphrite, une intoxication, un infarctus du myocarde, ou une occlusion intestinale. Certains médicaments sont fréquemment responsables de vomissements, tels que les antimitotiques, certains antibiotiques, et d’autres médicaments variés.

Les vomissements chroniques peuvent être liés à la grossesse, à l’anorexie et la boulimie, à l’anxiété, à une intoxication chronique, ou à une intolérance alimentaire. En présence de symptômes associés, d’autres causes plus rares comme les obstructions digestives, les maladies chroniques, le cancer, ou l’hypertension intracrânienne peuvent être envisagées.

La fatigue

L’asthénie, plus communément appelée fatigue, est un symptôme fréquent et devient préoccupante lorsqu’elle persiste malgré le repos et le sommeil. Elle peut être passagère et réactionnelle, survenant après un surmenage ou une infection brève, ou durable, associée à une maladie chronique ou une souffrance psychique.

La fatigue normale disparaît avec le repos, tandis que l’asthénie est une fatigue anormale persistante même après repos. Elle se caractérise par une incapacité à réaliser les activités quotidiennes, accompagnée de lassitude, faiblesse, inefficacité intellectuelle, épuisement et un sentiment constant d’être « lessivé ». Si ces symptômes durent plus de six mois, on parle d’asthénie chronique.

La fatigue est une plainte courante, avec 10 à 25 % des patients en médecine générale rapportant une fatigue constante. Les femmes sont plus souvent concernées.

La fatigue réactionnelle est temporaire, due à un manque de sommeil, des perturbations de vie, du stress, de l’inactivité professionnelle ou un surmenage. Un excès d’écran peut aussi engendrer de la fatigue.

Certaines conditions médicales peuvent causer de la fatigue, notamment les maladies infectieuses aiguës ou chroniques, les interventions chirurgicales, l’anémie, des maladies endocriniennes, des affections auto-immunes, des maladies neurologiques et musculaires, des cancers, des maladies chroniques, ou des troubles du sommeil.

Des médicaments, la consommation de stupéfiants ou d’alcool, ou une intoxication au plomb ou au monoxyde de carbone peuvent également entraîner de la fatigue.

Le syndrome de fatigue chronique est une maladie se déclarant brusquement chez des adultes actifs, avec des symptômes persistants sur plus de six mois, incluant une asthénie permanente, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles de la mémoire et de la concentration, et des symptômes infectieux. Elle a un impact significatif sur la vie socioprofessionnelle.

Quelques conseils naturopathiques afin d’éviter la pyélonéphrite

Pour prévenir les infections urinaires basses ou cystites, il est essentiel d’adopter des gestes préventifs et de prendre certaines mesures en cas de récidives. Tout d’abord, quatre moments sont particulièrement propices au développement d’infections : pendant les périodes de chaleur, en déplacement, lors de voyages organisés, et en avion, où la déshydratation peut poser problème. On recommande donc de boire suffisamment, en particulier un litre d’eau par tranche de 30 kg de poids corporel par jour, d’utiliser les toilettes dès l’envie pressante, de prévoir des pauses-toilettes avant de sortir, et de privilégier des vêtements en coton confortables.

Pour la toilette intime, l’utilisation d’un savon doux, une hygiène soigneuse après chaque rapport sexuel, le renouvellement fréquent des tampons durant les menstruations, et une alimentation riche en fibres sont des bons gestes au quotidien. L’objectif est de minimiser la présence de bactéries nuisibles. Il est aussi crucial d’uriner dès que le besoin se fait sentir, de s’essuyer d’avant en arrière après être allé aux toilettes, d’éviter les douches vaginales, les produits parfumés, et de privilégier des sous-vêtements en coton.

En cas de cystites récidivantes, il peut être nécessaire de prendre des mesures complémentaires, comme la correction d’anomalies des voies urinaires, la prise en charge d’un prolapsus génito-urinaire, ou la correction d’une incontinence urinaire. De plus, une attention particulière doit être portée aux personnes à risque de complications, notamment celles présentant des anomalies urinaires, les hommes, les femmes enceintes, les personnes âgées, les immunodéprimés, ou ceux souffrant de maladies rénales chroniques. Ces précautions et interventions visent à réduire le risque d’infection et à améliorer la qualité de vie.

Quelques conseils naturopathiques en cas de pyélonéphrite

Dans le cadre du traitement de la pyélonéphrite aiguë, une affection généralement causée par la bactérie Escherichia Coli, il est important de combiner les approches naturopathiques et conventionnelles. D’un côté, des conseils naturopathiques suggèrent de boire abondamment de l’eau, d’éviter les aliments trop acidifiants, la vitamine C, le thé et le café, ainsi que l’aspirine. Ces mesures visent à alléger la charge sur les voies urinaires et à maintenir un environnement moins propice à la croissance bactérienne.

D’un autre côté, le traitement conventionnel de la pyélonéphrite aiguë repose sur l’utilisation d’antibiotiques. Ce traitement est indispensable pour lutter efficacement contre l’infection. Dès qu’on a réalisé un prélèvement d’urine pour un examen cytobactériologique urinaire (ECBU), on prescrit une antibiothérapie sans attendre les résultats. Le médecin peut ajuster le traitement en fonction des résultats de l’ECBU et de l’antibiogramme, pour cibler spécifiquement le germe responsable.

La durée du traitement antibiotique varie. Elle est généralement de 7 à 10 jours pour les formes simples de pyélonéphrite. Cependant, elle peut s’étendre jusqu’à 10 jours en cas de risque de complications. Un suivi médical est essentiel pour assurer l’efficacité du traitement, avec une réévaluation après 48 à 72 heures. Si les symptômes disparaissent complètement, un ECBU de contrôle n’est généralement pas nécessaire.

On traite la majorité des patients avec une pyélonéphrite aiguë à domicile, souvent avec des médicaments oraux. Dans certains cas, notamment en présence de symptômes inquiétants, de complications potentielles ou de malformations des voies urinaires, une hospitalisation peut s’avérer nécessaire.

En règle générale, la pyélonéphrite aiguë simple répond bien au traitement et guérit. Toutefois, il existe un risque de complications, notamment une septicémie ou un abcès rénal, qui nécessitent une hospitalisation urgente. Il est donc crucial de suivre scrupuleusement les recommandations médicales et de rester attentif à l’évolution des symptômes.

Pyélonéphrite et Phytothérapie

La phytothérapie peut s’envisager comme un complément dans le traitement de la pyélonéphrite, une infection du rein généralement causée par des bactéries. Il est important de noter que la phytothérapie ne remplace pas le traitement médical conventionnel, notamment l’utilisation d’antibiotiques, mais peut servir de support pour soulager certains symptômes et favoriser la guérison.

Les bourgeons

La gemmothérapie est une approche de la phytothérapie qui se concentre sur l’utilisation des bourgeons et des jeunes pousses de plantes pour leurs propriétés thérapeutiques. Ces parties de la plante sont riches en nutriments, en enzymes et en principes actifs, ce qui les rend particulièrement bénéfiques pour la santé. On considère généralement la gemmothérapie comme une approche sûre. En revanche, cela ne dispense pas de suivre les recommandations d’un professionnel de la santé qualifié pour déterminer les extraits de bourgeons appropriés et les posologies adaptées à chaque individu.

Le bourgeon de Ronce

La Ronce, pris en association avec Fagus sylvatica, cette synergie agira sur les néphrites interstitielles chroniques, faisant suite à une pyélonéphrite.

La Ronce, connue sous son nom scientifique « Rubus fruticosus », est un arbuste épineux de la famille des Rosacées. Son fruit, la mûre, est distinct de la mûre des mûriers de la famille des Moracées. En gemmothérapie, le macérat de bourgeons de Ronce s’utilise pour ses bienfaits sur divers systèmes du corps.

Tout d’abord, il agit sur la sphère ostéo-articulaire en renforçant les os et en favorisant la guérison des fractures. Il est également bénéfique pour les personnes atteintes d’ostéoporose, d’arthrose et d’autres affections articulaires.

La Ronce a également une action sur la sphère respiratoire, notamment en cas de bronchite ou d’emphysème, en aidant à dégager les poumons.

De plus, ce macérat de bourgeons a un effet oestrogénique léger, ce qui en fait un choix approprié pour accompagner la ménopause et dans le cas de fibromes utérins.

Les dosages recommandés varient selon l’âge et la situation. Pour les adultes et les adolescents, la posologie conseillée est de 5 à 15 gouttes par jour dans un verre d’eau, réparties en 1 à 3 prises sur une période de 3 semaines. Les enfants de plus de 3 ans peuvent prendre 1 goutte par jour pour chaque tranche de 10 kilos, en augmentant progressivement.

En complément d’autres approches thérapeutiques, la gemmothérapie à base de macérat de bourgeons de Ronce peut s’utiliser. Il faut se conformer aux conseils d’un professionnel de la santé et de ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Cette méthode est généralement bien tolérée. Cependant, on la déconseille chez les nourrissons de moins de 3 ans, les femmes enceintes, et en cas de cancer hormono-dépendant sans avis médical.

Le bourgeon de Genévrier

Le bourgeon de genévrier s’emploi dans la pyélonéphrite chronique. Alterné avec Calluna vulgaris, cela agira sur la lithiase rénale calcique (oxalatique). Alterné avec Berberis par 3 fois, il agira sur la colique hépatique récidivante.

Le genévrier, un arbuste touffu originaire d’Amérique, d’Asie, d’Afrique et d’Europe, atteint entre 4 et 15 mètres de hauteur et prospère sur des sols pauvres, sablonneux et secs.

À travers l’histoire, il a souvent été présent dans les légendes de nombreuses civilisations. Les Celtes et les Germains le considéraient comme un arbre sacré, capable de chasser les mauvais esprits et de protéger contre le vol. On suspendait des rameaux de genévrier au-dessus des portes des maisons et des étables pour conjurer la sorcellerie.

Pendant longtemps, les hôpitaux français ont brûlé du genévrier dans leurs locaux pour assainir l’air.

En gemmothérapie, le macérât de genévrier draine et détoxifie efficacement le foie et la vésicule biliaire. Il s’avère précieux pour les foies surchargés, affaiblis, atteints de stéatose et en cas d’intoxication médicamenteuse. On recommande particulièrement son utilisation après une hospitalisation sous anesthésie ou lors de traitements de chimiothérapie.

Le genévrier peut soulager les patients atteints d’hépatite chronique ou médicamenteuse, de cirrhoses, de tumeurs du foie, de stéatose hépatique, de décompensation hépatique ou d’ictères. Il aide à éliminer les varices internes (œsophagiennes et gastriques) et les stagnations rénales (calculs rénaux).

Il agit comme un détoxifiant général, éliminant les déchets organiques tels que l’urée et l’acide urique. De plus, il stimule les reins, a une action diurétique, et convient aux cas de lithiases rénales, de pyélonéphrite et de néphrite.

En outre, le genévrier peut contribuer à réguler la pression portale (veine porte) et jouer un rôle dans le diabète en éliminant les sucres de l’organisme, en réduisant le cholestérol et en luttant contre le surpoids.

Il offre également un soulagement aux patients souffrant de troubles articulaires tels que la polyarthrite, l’ostéomalacie, les collagénoses ou l’arthrite goutteuse.

Le bourgeon de Noyer

Le noyer est indiqué dans la suppuration chronique des muqueuses urologiques, dermatologiques, gynécologiques, etc. Il est indiqué dans la pyélonéphrite chronique, la cystite chronique ainsi que la prostatique chronique.

Le macérat de bourgeons de noyer est une solution naturelle polyvalente, reconnue pour ses propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires et antiseptiques. Cette forme de gemmothérapie offre de nombreux bienfaits, en particulier en prévention, surtout lorsque des troubles digestifs ou un déséquilibre métabolique sont associés.

Originaire de Perse, le noyer est un arbre réputé pour son caractère exigeant et solitaire. Ses feuilles contiennent de la juglone, une substance qui entrave la croissance des autres plantes à proximité. Le macérat de bourgeons de noyer agit comme un régénérateur du système digestif, en restaurant la flore intestinale et en exerçant une action bénéfique sur le pancréas et la rate. Il convient particulièrement dans les cas de diarrhées, d’acné et de diabète.

En gemmothérapie, l’utilisation du noyer s’étend à une variété de problèmes, couvrant les domaines cutané, digestif, métabolique, sanguin, uro-génital, immunitaire, respiratoire, et ostéo-articulaire.

On conseille aux adultes et aux adolescents de prendre entre 5 et 15 gouttes par jour, à diluer dans un verre d’eau, en les répartissant en 1 à 3 prises sur une période de 3 semaines. Les enfants de plus de 3 ans peuvent prendre 1 goutte par jour pour chaque tranche de 10 kilos, en augmentant progressivement.

Les principales propriétés du macérat de bourgeons de noyer incluent son action rééquilibrante intestinale, son pouvoir dépuratif sur le foie, son effet antiviral et immunostimulant, son action anti-inflammatoire et son potentiel hypoglycémiant.

Les extraits de plantes standardisés (EPS)

Les extraits de plantes standardisés maintiennent une concentration constante en principes actifs, garantissant ainsi leur efficacité dans diverses applications thérapeutiques. Cette standardisation assure un contrôle strict de la qualité et de la puissance des produits phytopréventifs. Les extraits de plantes standardisés de Phytoprévent trouvent leur utilisation dans le traitement de divers problèmes de santé, tels que les troubles digestifs, les problèmes respiratoires, les désordres métaboliques, les affections cutanées, les soucis articulaires, et bien d’autres. Ils représentent une approche naturelle pour améliorer la santé et le bien-être en exploitant les propriétés curatives des plantes. Avant d’utiliser ces extraits, on recommande de consulter un professionnel de la santé afin de déterminer la posologie et l’utilisation appropriées en fonction des besoins individuels de chaque patient.

La Canneberge

Bactériostatique et antiadhésive, la canneberge est indiquée dans tous types d’infections urinaires. Les fruits de Canneberge présentent diverses propriétés pharmacologiques qui vont au-delà de leur réputation dans la prévention des infections urinaires. Tout d’abord, ils sont reconnus pour leur efficacité préventive contre les infections urinaires à colibacilles. Des études ont montré que la Canneberge réduit le risque d’infections urinaires de manière significative, surtout chez les femmes en bonne santé.

La Canneberge a également des propriétés acidifiantes, ce qui contribue à abaisser le pH urinaire, inhibant ainsi la croissance des bactéries, notamment Escherichia coli. En outre, elle a une action inhibitrice sur l’adhérence de certaines bactéries, comme Escherichia coli, aux parois des voies urinaires, grâce à ses proanthocyanidines de type A (PAC-A) et à d’autres composés.

Les extraits de Canneberge ont montré des effets anti-lithiasiques en réduisant le risque de lithiase phosphocalcique, bien que pouvant augmenter le risque de lithiase d’oxalate de calcium. La Canneberge présente des propriétés antibactériennes et antivirales, notamment contre Helicobacter pylori, la plaque dentaire et certains virus. De plus, elle est riche en antioxydants, aidant à prévenir les dommages causés par les radicaux libres.

On a également observé des activités anti-inflammatoires et anticancéreuses in vitro, ainsi qu’une influence positive sur certains paramètres sanguins, notamment une augmentation des HDL et une diminution des LDL oxydées. Cependant, certaines précautions sont nécessaires, notamment en cas d’hyperuricémie, d’antécédents de lithiase urique, de diabète, ou d’interactions médicamenteuses potentielles. On recommande de boire beaucoup d’eau en accompagnement d’un traitement à base de Canneberge.

En ce qui concerne la posologie, la Canneberge est disponible sous forme sèche (gélules, sachets, capsules) ou liquide (extrait fluide ou jus frais). Les dosages varient en fonction de la forme choisie, mais il est essentiel de suivre les recommandations pour traiter efficacement les infections urinaires.

La Busserole

La Busserole est un antiseptique urinaire utilisé dans les infections urinaires.

Les feuilles de Busserole présentent diverses propriétés pharmacologiques bénéfiques pour la santé. Tout d’abord, il convient de noter qu’elles possèdent des propriétés antiseptiques urinaires bien établies, en raison de la présence d’arbutine, un puissant agent désinfectant urinaire ciblant spécifiquement Escherichia coli, le principal germe à l’origine des infections urinaires. L’arbutine se transforme en hydroquinone dans les voies urinaires, offrant ainsi une action antiseptique puissante, surtout dans un environnement urinaire alcalin.

De plus, les feuilles de Busserole présentent des propriétés anti-inflammatoires, antalgiques, astringentes et décongestionnantes des voies urinaires. On attribue ces bienfaits à la présence d’iridoïdes et d’allantoïne, qui favorisent la cicatrisation et la régénération de la muqueuse urinaire.

La Busserole agit également comme un diurétique grâce à l’arbutoside, aux flavonoïdes et aux glucosides phénoliques présents dans ses feuilles. Elle augmente l’élimination rénale de l’eau, du sodium et du potassium, contribuant ainsi à éliminer l’excès de liquide du corps.

En ce qui concerne les propriétés vasculaires, les tanins galliques de la Busserole sont utiles pour prévenir les hématuries et améliorer la circulation sanguine de la muqueuse vésicale.

Cependant, des précautions d’emploi sont nécessaires. Il est crucial de maintenir un pH urinaire alcalin pour activer l’effet antiseptique de l’hydroquinone. Des contre-indications existent, notamment chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes atteintes de cancer des voies urinaires, et celles ayant des problèmes rénaux. Des effets secondaires tels que la coloration des urines en vert-brun peuvent survenir.

Les dosages varient en fonction de la forme choisie, et il est recommandé de ne pas prolonger la prise au-delà d’une semaine ou plus de 5 fois par an sans avis médical, surtout chez les hommes, pour qui son utilisation sort de l’usage traditionnel. Des interactions médicamenteuses et des précautions d’emploi sont également à prendre en compte lors de la prise de Busserole.

L’Orthosiphon

Diurétique, cholérétique et antiadhésive, l’orthosiphon s’utilise généralement dans l’élimination intestinale et rénale.

Les feuilles d’Orthosiphon présentent un ensemble de propriétés pharmacologiques remarquables. L’Orthosiphon augmente la diurèse, favorise l’élimination des ions sodium (Na+) et chlore (Cl-), et réduit l’acide urique dans l’urine, tout en préservant le potassium (K+). Ces effets sont attribués aux flavonoïdes tels que la sinésétine et l’eupatorine, ainsi qu’aux dérivés d’acide caféique comme l’acide rosmarinique et l’acide cichorique. Ces composés contribuent à l’élimination des calculs rénaux et à la prévention de la formation de cristaux d’acide urique.

De plus, l’Orthosiphon présente des propriétés néphroprotectrices en inhibant la liaison du TGF-β1 à ses récepteurs, ce qui pourrait être bénéfique dans le traitement des maladies rénales.

Sur le plan hépatobiliaire, l’Orthosiphon stimule les hépatocytes et augmente la sécrétion biliaire (cholérétique), favorisant ainsi l’évacuation biliaire.

Au niveau métabolique, cette plante possède des propriétés hypoglycémiantes en inhibant les enzymes α-glucosidase et α-amylase, ce qui peut être bénéfique pour la gestion du diabète de type 2. De plus, grâce à sa richesse en flavonoïdes, l’Orthosiphon favorise la mobilisation des graisses hors des cellules, ce qui peut être utile dans le cadre de régimes amaigrissants.

En termes d’effets anti-inflammatoires, antioxydants et anti-infectieux, l’Orthosiphon est également actif. Il inhibe la production de monoxyde d’azote (NO) et possède des propriétés antioxydantes, ce qui contribue à réduire l’inflammation. De plus, il empêche l’adhésion de la bactérie Escherichia coli à la surface des cellules de la vessie, ce qui peut prévenir les infections urinaires.

L’Orthosiphon exclut son usage en cas de crise de colique néphrétique, et ne recommande pas son utilisation chez les femmes enceintes, les enfants et les adolescents. Il exige une hydratation adéquate pendant le traitement. En cas d’aggravation des symptômes ou de fièvre, on recommande une consultation médicale. Enfin, il convient de prendre en compte des interactions médicamenteuses et des précautions spécifiques.

La Reine des près

Diurétique et anti-inflammatoire, on utilise la reine des prés dans la rétention hydrique.

Les sommités fleuries de la Reine des prés présentent diverses propriétés pharmacologiques qui en font une plante aux multiples bienfaits. Tout d’abord, elles se distinguent par leurs propriétés anti-inflammatoires et gastroprotectrices. Grâce aux salicosides qu’elles renferment, elles agissent en inhibant la cyclooxygénase, réduisant ainsi la synthèse des prostaglandines et des thromboxanes. Cette action anti-inflammatoire, antalgique et antiagrégante plaquettaire est similaire à celle de l’aspirine, mais sans les effets indésirables de ce dernier.

De plus, la Reine des prés démontre des propriétés immunomodulantes en inhibant l’action du complément et la prolifération des cellules T, ce qui la rend utile dans le traitement des affections des voies respiratoires et des infections.

Elle se distingue également par ses propriétés anticoagulantes grâce à une substance similaire à l’héparine, ainsi que par ses propriétés astringentes, favorisant la vasoconstriction et l’antidiarrhéique. La Reine des prés agit également comme un diurétique, favorisant l’élimination de sodium, de potassium et d’acide urique.

Sur le plan antioxydant, elle est très active, ce qui contribue à protéger les cellules contre les radicaux libres. De plus, elle possède des propriétés antibactériennes, notamment contre le staphylocoque doré et le colibacille.

Néanmoins, il faut prendre des précautions d’emploi dans certaines situations, notamment en cas d’allergie aux dérivés salicylés, d’asthme déclenché par l’aspirine, de grossesse, d’allaitement, de syndrome de Reye chez les enfants fiévreux, et lors de la co-administration avec d’autres médicaments. Des effets secondaires théoriques sont liés à la présence d’acide salicylique. La Reine des prés contient également des tanins protecteurs pour les muqueuses et les vaisseaux sanguins.

L’Échinacée

Immunostimulante et anti-infectieuse (Escherichia coli), l’échinacée est indiquée dans les infections urinaires. Les racines d’échinacée, notamment Echinacea purpurea, Echinacea angustifolia et Echinacea pallida, possèdent un éventail de propriétés pharmacologiques remarquables. Ces plantes médicinales ont la réputation de renforcer le système immunitaire, offrant ainsi une défense contre les infections. Elles présentent aussi des vertus anti-inflammatoires bénéfiques pour les problèmes articulaires. De plus, elles favorisent la cicatrisation des plaies.  Elles sont dotées de propriétés antioxydantes qui protègent les cellules des dommages oxydatifs.

Les racines d’échinacée stimulent l’immunité. Elles renforcent les défenses grâce aux alkylamides et polysaccharides. Des études in vivo montrent leur efficacité contre l’immunosuppression due au stress. Elles augmentent les splénocytes et renforcent les cellules NK. Les échinacées modifient aussi les lymphocytes T.

Elles ont aussi une action anti-infectieuse. Elles agissent contre les virus, bactéries et champignons. Les échinacée traitent les problèmes de peau, et les infections respiratoires, gastro-intestinales et urogénitales. Elles préviennent aussi les infections.

Enfin, ces racines possèdent une propriété anti-inflammatoire, liée à des composés tels que les polysaccharides et les alkylamides. Elles agissent sur les mécanismes inflammatoires vasculaires et tissulaires, inhibant la peroxydation lipidique et protégeant contre le stress oxydatif.

Cependant, il convient de prendre en compte certaines précautions d’emploi, notamment en présence de maladies auto-immunes, d’allergies aux astéracées, de troubles hépatiques, ou en cas d’interaction avec d’autres médicaments. Les échinacées offrent de nombreux bienfaits. Cependant, leur utilisation doit être encadrée afin d’assurer à la fois leur efficacité et leur sécurité.

La Piloselle

Diurétique et antiseptique urinaire, la piloselle s’emploie dans les cystites et l’élimination rénale. La Piloselle est une plante médicinale qui offre diverses propriétés pharmacologiques bénéfiques pour la santé. On l’associe à des effets diurétiques, hépatoprotecteurs et anti-inflammatoires essentiels.

L’activité rénale de la Piloselle est remarquable. La Piloselle aide à éliminer l’urée, l’acide urique et les chlorures. Cela soulage les inflammations des voies urinaires. Sa richesse en inuline augmente la pression osmotique dans les reins. Cela crée un effet diurétique.

Elle possède aussi des propriétés bactériostatiques. Elle inhibe la croissance de bactéries comme Brucella et Salmonella typhimurium. Cela inclut aussi Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Ces effets sont dus aux acides-phénols, qui sont antibactériens.

En ce qui concerne le système hépatodigestif, la Piloselle présente des propriétés cholérétiques, favorisant la production de bile, et hypocholestérolémiantes. Elle exerce également une action antispasmodique au niveau du sphincter d’Oddi.

La Piloselle est également bénéfique pour le système intestinal en raison de ses tanins astringents, ce qui lui confère des propriétés antidiarrhéiques et cicatrisantes intestinales.

Enfin, cette plante est riche en composés polyphénoliques, ce qui lui confère des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, antimicrobiennes, antiprolifératives et cardioprotectrices. Elle a été associée à la réduction des radicaux libres et à des effets anticancéreux potentiels.

Cependant, il faut prendre des précautions. On recommande de consulter un professionnel de la santé avant d’utiliser la Piloselle, en particulier pendant la grossesse ou l’allaitement. De plus, il faut maintenir une hydratation adéquate pendant le traitement et de surveiller les symptômes. La Piloselle ne convient pas aux personnes souffrant de rétention hydrique due à des problèmes rénaux ou cardiaques. En cas de doute ou d’aggravation des symptômes, on recommande une consultation médicale.

Les huiles essentielles

L’aromathérapie utilise les huiles essentielles extraites de plantes pour améliorer le bien-être et la santé. Cette discipline, créée en 1928 par le parfumeur-chimiste français René-Maurice Gattefossé, allie la science des plantes à la chimie des parfums. Ces huiles, provenant de différentes parties des plantes, comme les feuilles, les fleurs et les racines, offrent des avantages physiologiques et psychologiques. On utilise l’aromathérapie pour traiter une gamme de maux, de l’anxiété aux problèmes cutanés et respiratoires. Elle adopte une approche holistique de la santé. Elle prend en compte le bien-être du corps et de l’esprit dans le processus de guérison.

L’huile essentielle de rameaux à baies de Genévrier commun

L’huile essentielle de Genévrier est indiquée dans les lithiases et les pyélonéphrites. Appliquer l’essence de giroflier diluée à 30% dans une huile végétale en massage du bas ventre et des reins, 2 fois par jour pendant 7 jours.

L’huile essentielle de baies de Genévrier possède un ensemble de propriétés pharmacologiques bénéfiques. Tout d’abord, elle démontre une activité antimicrobienne in vitro contre diverses bactéries et virus, notamment le staphylocoque doré, Escherichia coli, le virus de l’herpès HSV-1, et d’autres. Elle présente également des propriétés antifongiques vis-à-vis de Candida albicans et de dermatophytes.

De plus, l’huile essentielle de Genévrier est diurétique, favorisant une excrétion urinaire normale. Cela la rend utile dans les troubles urinaires bénins. Elle stimule la cholérèse et réduit la formation de calculs biliaires. Elle exerce une action bénéfique sur le foie et le pancréas. Sur le plan respiratoire, elle a une propriété expectorante et veinotonique. De plus, elle protège le filtre rénal et est bénéfique pour les reins.

D’autres propriétés notables incluent :

  • son effet tonique cérébral,
  • son action antiasthénique,
  • son rôle antirhumatismal,
  • sa capacité lymphotonique,
  • son action antispasmodique,
  • son inhibition de la glycation des protéines,
  • son activité antioxydante,
  • et ses propriétés anti-inflammatoires et antalgiques par voie topique.

Cependant, l’utilisation de l’huile essentielle de Genévrier nécessite certaines précautions. On la déconseille aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu’aux enfants de moins de 8 ans. Une utilisation locale trop concentrée peut provoquer des irritations cutanées. Elle ne faut pas l’inhaler, la diffuser ni l’ajouter à l’eau du bain. De plus, il convient d’éviter son association avec la cortisone en raison d’un risque d’interaction médicamenteuse. Elle est contre-indiquée chez les asthmatiques. On la déconseille en cas de règles abondantes. Enfin, une utilisation prolongée peut entraîner une albuminurie. Son utilisation à des fins diurétiques nécessite de boire au moins deux litres d’eau par jour. Les autorités de santé reconnaissent certains de ses usages traditionnels. Parmi eux, on a notamment en tant que traitement diurétique complémentaire des infections urinaires et pour soulager les troubles digestifs.

L’huile essentielle d’écorce de Cannelle de Ceylan

Anti-infectieuse urinaire, l’huile essentielle de Cannelle de Ceylan est indiquée dans les infections urinaires sévères.

L’huile essentielle d’écorce de Cannelle de Ceylan présente un large éventail de propriétés pharmacologiques bénéfiques. Tout d’abord, elle démontre une forte activité antibactérienne, couvrant un large spectre de bactéries, notamment le staphylocoque, le bacille, l’enterobacter, le pseudomonas, Helicobacter pylori et Salmonella typhii. Elle se révèle également antifongique, agissant contre Candida albicans, même lorsque le Candida spp. est résistant au fluconazole. Elle agit également contre Aspergillus et Trichosporon ovoides, impliqué dans les mycoses du cuir chevelu. De plus, elle exerce une action spécifique contre les champignons affectant les voies digestives et urinaires, agissant comme un anti-colibacillaire. Elle inhibe également la croissance d’Helicobacter pylori, une bactérie associée aux ulcères gastriques.

Par ailleurs, l’huile essentielle de Cannelle de Ceylan a des propriétés antiparasitaires, insecticides et répulsives, efficaces contre les poux et les lentes. Son utilisation directe sur la peau soit à éviter en raison de sa causticité.

Elle contribue à réduire les excès de fermentation intestinale en stimulant le tractus gastro-intestinal, soulageant les flatulences et la constipation.

En outre, on la reconnait pour ses propriétés toniques, aphrodisiaques, euphorisantes, stimulantes, et fortifiantes musculaires. Elle a également des effets anti-inflammatoires, anticoagulants légers, et elle peut agir comme un sédatif du système nerveux central.

Cependant, l’utilisation de l’huile essentielle de Cannelle de Ceylan nécessite des précautions. On la contre indique chez les enfants de moins de 12 ans, chez les femmes enceintes ou allaitantes. Il ne faut pas l’associer à la cortisone en raison d’un risque d’interaction médicamenteuse. Elle peut également provoquer des arythmies. Cette huile essentielle s’utilise obligatoirement diluée avant usage en raison de sa dermatotoxicité à l’état pur. Enfin, il faut éviter son utilisation sur les animaux.

Nouveaux insights scientifiques

Enfin, il est crucial de se pencher sur les avancées scientifiques récentes qui éclairent cette affection sous un jour nouveau. Une étude importante publiée dans Nature Reviews Nephrology offre des perspectives inédites sur les mécanismes de cette maladie.

Cette recherche, intitulée « Uropathogen and host responses in pyelonephritis« , se concentre sur les interactions complexes entre les bactéries uropathogènes, principalement Escherichia coli, et les réponses immunitaires du corps humain. Les résultats de cette étude mettent en lumière comment ces bactéries parviennent à infecter les voies urinaires. Ainsi elles provoquent une inflammation, entraînant la pyélonéphrite. Ensuite, elle révèle que la réponse du système immunitaire de l’hôte joue un rôle crucial dans la progression de la maladie. De fait, cela pourrait avoir des implications significatives pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

En comprenant mieux ces interactions hôte-pathogène, les chercheurs espèrent élaborer des stratégies de traitement plus ciblées et efficaces. Ces stratégies pourraient inclure des moyens de renforcer les réponses immunitaires naturelles ou de cibler spécifiquement les bactéries uropathogènes pour empêcher leur propagation et leur virulence.

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