Des méthodes pour le maintien de la perte de poids à long terme

maintien perte de poids

Le patient et le professionnel de santé font face à un nouvel équilibre métabolique et endocrinien après une perte de poids. Ceci nécessite de changer les stratégies de prise en charge à long terme.

Une perte de poids de 5 à 10%, quelle que soit la méthode utilisée pour l’obtenir (activité physique, restriction calorique, traitement pharmacologique), améliore la qualité de vie, les marqueurs biologiques et les paramètres cliniques. Les béné­fices de cette perte de poids se prolongent aussi longtemps qu’elle se maintient. En règle générale, le maintien de la perte de poids à long terme atteint son objectif si le patient ne reprend pas plus de 3 kg pendant deux ans.

Les facteurs de maintien de la perte de poids :

Malgré la diversité des approches thérapeutiques dans un programme initial de perte de poids, la plupart des patients atteignent leur perte de poids maximum pendant les six premiers mois.

Lors d’une diminution pondérale, la dépense énergétique s’abaisse d’environ 20 kcal par kilo de poids perdu. Le seul programme initial (ou plutôt le déficit calorique de départ) s’avère donc inefficace et ne suffit plus après une perte de poids.

L’évolution du poids fait référence au poids désiré dès le début du programme, avant le processus de maintien. Le fait d’atteindre le poids désiré à l’issue de cette première étape récompense les efforts des patients et les met en confiance à long terme, par rapport à leur capacité à perdre du poids et à maintenir cette perte. Il est donc primordial d’éviter des objectifs irréalistes dans la prise en charge. La perte de poids rapide, longtemps considérée comme un frein pour le maintien à long terme, peut aussi être un bon moyen de soutien à la motivation du patient.

La reconnaissance des déclencheurs émotionnels de la sensation de faim pour un meilleur contrôle participe également au succès dans le maintien du poids. Par ailleurs, ce maintien ne tient compte de son efficacité qu’accompagné d’une attitude flexible : il faut donc éviter une gestion rigide de la diététique sur le mode du tout ou rien.

Le mode de fonctionnement en «tout ou rien» est parfois révélateur de troubles du comportement alimentaire considérés comme un frein au maintien de la perte de poids. 

Les barrières au maintien de la perte de poids :

Dans la pratique clinique habituelle, l’obésité n’est pas considérée réellement comme une maladie chronique au même titre que le diabète ou l’hypertension artérielle qui nécessitent un suivi à long terme.

Il n’est pas étonnant que, dans ce contexte, après la période de perte de poids, les patients ne reçoivent plus de suivis adaptés. Le maintien de la perte de poids faisant suite à un programme préalable de perte de poids place les patients dans un nouvel équilibre métabolique et endocrinien. En effet, la perte de poids s’accompagne des mécanismes physiologiques de survie que sont une réduction du métabolisme de base et du taux de leptine et une augmentation de la ghreline, un puissant inducteur central de la sensation de faim.

À noter que les patients sont tenus d’observer et de renforcer les changements de comportement ayant favorisé la perte de poids au niveau diététique et de l’activité physique. Sur ce point, la plupart des études s’accordent sur le fait qu’il faut maintenir plusieurs changements pour un bon maintien de la perte de poids. Une attitude qui semble être difficile car de nombreux patients reprennent rapidement leurs vieilles mauvaises habitudes.

D’une manière générale, l’apprentissage de nouveaux comportements doit passer par une étape d’acquisition suivie d’incessantes répétitions. À mesure de leur intégration, les sujets ont besoin de moins en moins d’efforts pour les exécuter.

En résumé :

  • Un suivi à long terme s’avère nécessaire pour accompagner les patients pendant cette période d’adaptation au nouveau mode de vie.
  • Le suivi des patients obèses doit être un suivi à long terme au même titre que les patients souffrant de maladies chroniques.
  • Les objectifs dans la phase de régime doivent être atteignables.

Voilà donc tout l’intérêt d’une prise en charge d’une démarche de perte de poids en Pharmacie.

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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