L’ÉLEUTHÉROCOQUE (Eleutherococcus senticosus) Propriétés Bienfaits et Indications

éleuthérocoque

L’ELEUTHÉROCOQUE (Eleutherococcus senticosus)

 

D’où vient-il ?

Classé parmi les plantes adaptogènes, l’éleuthérocoque, parfois appelé le ginseng russe, a une action très globale. Il agit simultanément contre la fatigue et les effets du stress, c’est un stimulant du système nerveux et de la mémoire, il est notamment anti-inflammatoire ainsi qu’ immunostimulant ! Ses actions sont proches de celles du panax ginseng, mais sont plus douces.

Connu des Chinois depuis l’Antiquité pour accroître la longévité, l’éleuthérocoque est utilisé notamment en thérapeutique en Russie depuis la fin des années 1950. Surnommé le ginseng de Sibérie, il est cependant aux Russes ce que le ginseng est aux Chinois : une plante stimulante et adaptogène.

 

Comment le décrire botaniquement ?

C’est un arbuste épineux mesurant de 2 à 3 mètres de haut. Les racines sont jaune grisâtre à brun clair et ridées longitudinalement. La tige porte des feuilles composées de 3 à 5 folioles recouvertes sur les deux faces par de nombreuses épines. Les branches jeunes sont couvertes d’épines qui disparaissent sur les branches plus âgées. L’inflorescence en ombelle est formée de fleurs femelles jaunâtres, de fleurs mâles violacées et de fleurs hermaphrodites jaunâtres. Les fruits sont des drupes noires. Les parties utilisées en médecine sont les racines.

 

De quoi est-il composé ?

L’éleuthérocoque est composé de polysaccharides, d’hétérosides, de composés phénoliques, de coumarines et lignanes, ainsi que d’acides phénylpropaniques

 

Quelles sont ses principales propriétés pharmacologiques ?

Différentes études ont pu mettre en évidence les propriétés adaptogènes de l’éleuthérocoque. On dit qu’une substance est adaptogène si elle présente une activité non spécifique, c’est-à-dire qu’elle doit augmenter en puissance la résistance contre les agents nocifs physiques, biologiques ou chimiques. Elle doit également avoir une action normalisante indépendante de la nature de l’état pathologique, doit être inoffensive et ne doit pas influencer les fonctions normales plus que demandé.

Chez des coureurs, la prise d’éleuthérocoque pendant 6 semaines augmente en conséquence la force pectorale et des quadriceps de 13 et 15% comparé au groupe placebo. Dans une autre étude, chez des athlètes prenant pendant 8 jours de l’éleuthérocoque, on constate une augmentation de la capacité à l’effort comparé au placebo (23,3% contre 7,5%) ainsi que du temps d’effort jusqu’à l’épuisement (16,3% contre 5,4%). Chez des personnes effectuant un effort intense, la prise d’éleuthérocoque pendant 14 jours permet de diminuer le rythme cardiaque, l’accumulation de lactate (-33%) après l’effort et d’augmenter le VO2 au seuil d’anaérobiose (+ 7%) ainsi que le métabolisme des graisses (+ 43%).

Chez l’homme, il a été mis en évidence que la prise d’un extrait d’éleuthérocoque augmente significativement les lymphocytes totaux, les lymphocytes T-helper, les lymphocytes T-suppresseur, les cellules « natural killer » ainsi que les lymphocytes B comparé au placebo.

L’administration chronique d’éleuthérocoque (5 jours) chez la souris diminue le glucose sanguin de manière dose dépendante. Chez des sujets sains, un extrait d’éleuthérocoque réduit la glycémie postprandiale. Cette diminution s’observe également chez des patients souffrant d’un diabète léger à modéré. La syringine (éleuthéroside B) isolée présente également cette propriété. Elle agirait en augmentant la libération d’acétylcholine au niveau des cellules nerveuses, qui elle-même stimule les récepteurs muscariniques dans les cellules pancréatiques permettant une augmentation de la libération de l’insuline et donc une diminution du glucose sanguin.

 

Quelles sont les indications de l’éleuthérocoque ?

  • Asthénies physiques et sexuelles
  • Préparation aux efforts sportifs
  • Prévention des infections à répétition
  • Troubles de la mémoire chez la personne âgée
  • Diabète léger à modéré
  • Palpitations, tachycardie, troubles tensionnels liés au stress

 

Quelles sont les précautions d’emplois ?

  • Risque d’hypokaliémie par pseudo hyperaldostéronisme en usage prolongé
  • Contre-indiquée chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes
  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante par manque de données toxicologiques
  • Contre indiquée chez l’enfant de moins de 12 ans
  • La Commission E recommande d’éviter la prise d’éleuthérocoque en cas de tension artérielle élevée (plus de 180/90)

 

Il y a t-il des risques d’interactions médicamenteuses ?

Comme toutes substances contenant des principes actifs, le risque d’interactions médicamenteuses est cependant à prendre en compte.

L’éleuthérocoque ne dérogeant pas à cette règle, voici la liste des interactions médicamenteuses à considérer :

  • Eviter en association avec les anticoagulants
  • Risque d’interactions avec les hypoglycémiants et les hypo/hypertenseurs

 

 

Clémentine. M.
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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