Huile essentielle de Géranium rosat, symbole d’immortalité

géranium rosat

Le Géranium rosat est une plante buissonnante vivace aromatique, au port ramifié. Son nom vient du grec “perlagos” qui signifie “cigogne” car son fruit fait penser au bec de cigogne. “Graveolens” se traduit en latin par “dont l’odeur est forte“. Ces espèces à parfum sont le fruit d’un travail horticole et d’hybridations multiples et répétées. C’est ainsi que, d’une variété de géranium à l’autre, en froissant très légèrement les feuilles, on perçoit un parfum différent : citron, orange, pin, pomme, menthe, abricot, carotte, eucalyptus, cèdre, même noix de coco ou encore chocolat.

Un peu d’histoire

À l’époque des Celtes, le géranium était considéré avec le gui, comme un symbole d’immortalité et constituait par conséquent une offrande pour les dieux. Connus comme ornements des balcons, seule une poignée de géraniums odorants sont distillés ainsi qu’utilisés pour leur huile essentielle (roseum, odoratissimum, asperum). Très prisée dans la cosmétique et la parfumerie, l’huile essentielle de géranium rosat est exploitée dans de nombreux pays, mais la plus prisée est celle du type Bourbon, produite à Madagascar.

Le Pelargonium x Asperum cv Bourbon est donc le nom donné au Pelargonium Graveolens produit sur l’Île de la Réunion, autrefois appelée Île Bourbon. Il fut initialement planté aux alentours des maisons afin d’en éloigner par ailleurs les moustiques.

Si le géranium odorant a, par la main de l’homme, diversifié ses parfums, il ne s’est pas cantonné qu’à la seule Afrique du Sud. En effet, on le rencontre sur l’île de la Réunion (où il est cultivé depuis 1865 dans le cadre de la culture des plantes à parfum… C’est lui qu’on désigne sous le nom de géranium Bourbon). Il est aussi présent à Madagascar, en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Égypte) ou encore en Guinée… Acclimaté en Espagne et en Italie, en revanche, sa culture en France s’est soldée par un échec.

L’expérience réunionnaise donna l’idée de cultiver le géranium pour l’industrie de la parfumerie dans le sud de la France (Grasse et ses environs) à la fin du XIXe siècle, mais en raison de trop faibles rendements au regard des investissements, le projet fut abandonné. Enfin, en Chine (Yunnan), on trouve un géranium dont l’huile essentielle est plus riche en citronnellol, ce qui en fait un produit quelque peu différent.

Quelles sont les propriétés pharmacologiques de l’huile essentielle de feuilles de Géranium rosat ?

Propriété antimicrobienne :

L’huile essentielle de géranium rosat est antibactérienne vis-à-vis de bactéries Gram positif (Staphylococcus aureus) résistant à la méthicilline et Gram négatif (Pseudomonas aeruginosa) souvent responsables de maladies nosocomiales. Elle possède un effet synergique avec la norfloxacine, permettant ainsi d’en limiter la toxicité, ainsi qu’avec la ciprofloxacine. Ce géranium joue également un rôle contre les biofilms bactériens.

Antifongique, le géranium rosat potentialise les effets de l’amphotéricine B et du kétoconazole sur Aspergillus.

Les huiles essentielles de géranium rosat et de citron peuvent de plus contribuer à prévenir l’invasion de SARS-CoV-2 dans le corps humain.

Propriété antispasmodique :

Stimulante du foie et du pancréas, l’huile essentielle de géranium est antispasmodique et, de fait, relaxante musculaire.

Propriétés hémostatique et tonique de la peau :

L’essence de géranium rosat est une huile essentielle majeure de la peau. Tonique cutanée et lymphatique, elle est également régénérante, astringente cutanée, hémostatique et cicatrisante.

Propriétés répulsives :

En usage externe, notamment en diffusion, c’est une huile éloignant les moustiques (citronellol) et répulsive vis-à-vis de Aedes aegypti, comme les constituants actifs de l’huile essentielle d’ail (trisulfure de diallyle et tétrasulfure de diallyle).

Autres propriétés :

  • Stimule la circulation veineuse et lymphatique
  • Propriétés ostrogéniques
  • Propriétés antioxydantes ainsi qu’anticancéreuses

L’huile essentielle de Géranium rosat requiert-elle des précautions d’emploi ?

  • Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante
  • Tachycardisante en usage prolongé
  • Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 8 ans
  • Contre-indiquée en cas de cancers ou antécédents hormonodépendants

Sources bibliographiques médicales et essais cliniques :

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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