L’ECHINACÉE (Echinacea purpurea) Propriétés Bienfaits et Indications

ECHINACÉE Echinacea purpurea
Merci de partager à vos connaissancesShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

Famille des Asteracées – L’ECHINACÉE (Echinacea purpurea)

D’utilité quotidienne dans la pathologie infectieuse, tant en prévention qu’en curatif, l’échinacée constitue une plante majeure de l’arsenal thérapeutique du médecin phytothérapeute. Elle est maniable et d’une parfaite innocuité quelque que soit l’âge du patient.

Parties utilisées : racines, fleurs

Description – Origine

Amérique du Nord

Historique

L’échinacée est une plante utilisée depuis toujours en Amérique du Nord, et depuis un siècle en Europe. Les Amérindiens furent les premiers à l’employer dans des affections variées : blessures, maladies vénériennes, fièvres, morsures de serpent. Au 19ème siècle, les colons l’adoptèrent également et en firent le commerce. Introduites en Europe vers 1895, son usage s’y est répandu dans le traitement de multiples affections.

Description botanique

L’Echinacea purpurea est une plante vivace à tiges dressées, épaisses, ramifiées et velues à aspect ciré. Elle mesure de 60 à 180 cm de hauteur. Ses feuilles basales sont ovales ou ovales-lancéolées, aigües, grossièrement ou nettement dentées. Les bractées sont linéaires, lancéolées, atténuées, entières, pubescentes sur la surface externe. Ses fleurs sont pourpres. Les fleurs tubulées sont réunies en boule et les ligulées sont tombantes. On la trouve dans les forêts rocheuses claires, les fourrés et les prairies.

Composition – Principes actifs

> Dérivés phénoliques :

– Esters de l’acide caféique et quinique,

– Esters de l’acide caféique et tartrique

– Flavonoïdes

> Lipides :

– Composés aliphatiques insaturés alkylamides lipophiles

– Polyènes-polyines

– Acides gras communs linoléique, linolénique, myristique, oléique, stéarique.

> Oses :

– Polysaccharides I et II hydrosolubles, immunomodulateurs, complexe d’arabinose, galactose, rhamnose, xylose

– Glucose, fructose, inuline.

> Autres constituants :

– Glycine-bétaïne, catalase, oxydase, peroxydase,

– Alcaloïdes pyrrolizidiniques non hépatotoxiques (pas de noyau necine)

Propriétés

> Immunostimulation aspécifique

> Immunomodulation spécifique

> Antibactérienne

L’échinacoside possède une action dose-dépendante antibactérienne inhibitrice in vitro sur la croissance de certains germes. Cette activité préventive et curative est plus spécifique de Staphylococcus aureus, de Streptococcus pyogènes et du colibacille.

> Antivirale

– Activité antivirale sur Herpes simplex démontrée in vitro.

– Effet protecteur antiviral de type interféron sur des fibroblastes en culture.

– L’acide caféique et l’acide chicorésique possèdent in vitro une activité anti-virale curative. Cette activité antivirale est curative ainsi que préventive. Cette action dure de 24 à 48 heures.

> Anti-fongique

L’activité a été démontrée sur Candida Albicans, epidermophyton interdigitale. Elle est corroborée par les excellents résultats cliniques, en particulier, sur la prévention des infections uro-génitales de la femme.

> Antiparasitaire

Cette activité spécifique a été vérifiée pour les Trichomonas.

Indications

> L’échinacée est utilisée pour stimuler les mécanismes de défense non spécifiques de l’organisme. Elle peut constituer un traitement adjuvant à la chimiothérapie des infections banales, ainsi qu’à la prophylaxie des états infectieux, en particulier vis-à-vis des staphylocoques, streptocoques et candida albicans.

> Son tropisme particulier pour la muqueuse ORL explique son efficacité dans les états inflammatoires : pharyngite, amygdalite, phlegmon, abcès dentaires, sinusites, surtout chez le sujet attiré par les aliments sucrés, pléthorique, voire prédiabétique. L’échinacée se montre active dans les infections ORL et broncho-pulmonaires, aiguës ou à répétition, lors d’un usage précoce, de manière préventive et curative.

> Elle est potentiellement intéressante dans les gastrites en relais des traitements classiques.

> Son tropisme uro-génital constitue un outil thérapeutique remarquable comme anticollibacillaire et antimycosique dans les cystites récidivantes à colibacille, urétrites, infections prostatiques ainsi que dans les infections génitales récurrentes.

> Son activité d’immunomodulation explique les résultats intéressants obtenus dans les séquelles de maladies ganglionnaires récurrentes et chroniques type MNI.

Toxicité

Pas de toxicité, ni d’effet mutagène.

Effets secondaires 

Une prise d’échinacée sur une longue période est déconseillée chez les patients présentant une maladie auto-immune.

Comment le prescrire ?

Il est conseillé de prescrire l’échinacée en discontinu, par périodes courtes et à intervalles réguliers : 5 jours/semaine ou 20 jours/mois.

En préparation magistrale

Préparation d’extraits fluides de plantes fraîches standardisés en solution glycérinée

Aigu : Enfant : 6ml/10kg/jour – Adulte : 4 càc/jour pendant 7 jours

Prévention : enfant : 1ml/10kg/jour – 1 càc/jour pendant 12 jours

> Infection virale aiguë (grippe, bronchiolite, virose, rougeole, varicelle, zona)

Cyprès + Echinacée aa

> Bronchite avec température et toux grasse : Echinacée + Pin aa

> Bronchite avec température et toux sèche : Echinacée + Plantain aa

> Herpès récidivant : Echinacée + Cyprès aa : 1 càc/jour pendant 15 jours

> Infections ORL et pulmonaires récidivantes chez l’enfant –Prévention : Echinacée + Cassis aa : 1 ml/10kg/jour, 3 mois renouvelable

> Infections urinaires récidivantes, cystalgies à urines claires –

Prévention : Echinacée + Busserole aa : 2 càc/jour, 15 jours/mois

> Mycoses génitales – Prévention : Echinacée (1/3) + Alchémille (2/3) : 1 à 2 càc/jour en dehors des règles, 3 mois renouvelable

> Parodontite : Echinacée + Gentiane aa : 2 càc/ jour, 1 mois renouvelable

> Sinusite – Prévention : Echinacée + Radis noir aa : 1 à 2 càc/ jour pendant trois mois

> Toux grasse : adulte : Echinacée + Pin aa : 3 càc/jour – enfant

3ml/10kg/jour pendant 10 jours

Sources                                    

ANTON R., WICHTL M. Plantes thérapeutiques. Ed. Tec & Doc, 2001.

BEZANGER-BEAUQUESNE L.,

PINKAS M., TORCK M. Les plantes dans la thérapeutique moderne. Maloine, 1975.

BEZANGER-BEAUQUESNE L.,DEBRAUX G., GARNIER G. Ressources médicinales de la flore française. Vigot frères, 1961.

BEZANGER-BEAUQUESNE L., PINKAS M., TORCK M., TROTIN F.

Plantes médicinales des régions tempérées. Maloine, 1980.

BRUNETON J. Eléments de phytochimie et de pharmacognosie. Ed. Lavoisier, 1987.

BRUNETON J. Phytochimie plantes médicinales. Ed. Tec & Doc, 1993.

DAERON M., FOUGEREAU M., FRIDMAN W. H., MOULIN A. M., REVILLARD J. P. Le système immunitaire. Inserm, Nathan, 1995.

DURAFFOURD C., LAPRAZ J. C. Cahier de phytothérapie clinique. Ed. Maloine, 1985.

GIRRE L. Nouveau guide des vieux remèdes naturels. Ed. Ouest France, 1985.

GIRRE L.Connaître et reconnaître les plantes médicinales. Ed. Ouest France, 1980.

GIRRE L. La santé par les plantes. Ed. Ouest France, 1991.

LECLERC H. Précis de Phytothérapie clinique. Masson, 1976.

ROMBI M. 100 plantes médicinales : composition, mode d’action et intérêt thérapeutique. Ed Romart, 1991.

SCHAUENBERG P., PARIS F., NIESTLE V. Guide des plantes médicinales. Delachaux et Niestlé, 1997.

RUSSAO-MARIE F., PELTIER A., POLLA B. L’inflammation. J.L. Eurotext, 1998.

TESSIER A. Plante et médecine associée. n° 5, 1989.

VAN HELLEMONT Compendium de phytothérapie. Ed. Service scientifique de l’APB, 1986.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *