La scarlatine, maladie infantile à nouveau parmi nous ?

scarlatine et plantes médicinales

Sur la base du système de déclaration obli­gatoire de la scarlatine en Angleterre et au Pays de Galles, les épidémies de scarlatine et leurs caractéristiques ont été analysées sur une période de plus de 100 ans (1911–2016). Entre 2013 et 2014, les cas de scarlatine ont augmenté en flèche de plus de trois fois (passant de 8,2 à 27,2 cas pour 100 000 habitants), puis ont continué à augmenter légèrement jusqu’en 2016. En termes absolus, au cours de cette année, l’Angleterre et les Pays de Galles ont recensé 19 206 cas de scarlatine, survenus dans le cadre de 620 épidémies réparties de façon homogène sur tout le territoire. 2016 a donc été l’année la «plus riche en scarlatine» depuis ces 50 dernières années.

Qu’est-ce que la scarlatine ?

La scarlatine est une maladie infectieuse essentiellement infantile, contagieuse et épidémique, qui se traduit par la diffusion systématique d’exotoxines à l’origine du rash caractéristique de la scarlatine. La durée de l’incubation de la scarlatine est plutôt courte, entre 1 et 5 jours. Le début est toutefois brutal associant une fièvre élevée (jusqu’à 40), frissons, vomissement douleurs pharyngées (gorge) et abdominales. S’installe ensuite en période d’état survenant après 2 mois un exanthème et un énanthème (survenant au niveau de la bouche et de la gorge), amygdales rouges et tuméfiées, langue saburrale puis rouge framboise, une angine rouge, des démangeaisons cutanées, des adénopathies et des troubles cardiaques.

La scarlatine touche principalement les enfants entre 5 et 10 ans généralement au cours de l’hiver. Sa transmission se fait notamment par la voie aérienne (gouttelettes nasales.)

Un peu d’histoire

La scarlatine est aussi appelée la troisième maladie. C’est au XIXe siècle qu’ont été étudiées 6 éruptions cutanées différentes qui apparaissaient en effet chez les jeunes enfants. La scarlatine a par ailleurs été la troisième de ces 6 maladies a être étudiée et nommée. Pour information, la première maladie est la rougeole, la deuxième maladie est la rubéole, la quatrième maladie est la rubéole scarlatiforme, la cinquième maladie est le mégalérythème épidémique et la sixième maladie est la roséole infantile.

À quoi est due la scarlatine ?

Le responsable, qui se transmet par projection de microgouttelettes de salive, est en conséquence un streptocoque hémolytique du groupe A du nom de : Streptococcus pyogenes, qui diffuse ses toxines dans l’organisme. Il se crée ainsi un foyer purulent au niveau du pharynx et des amygdales (forme d’angine) et c’est le départ de la toxi-infection. Dans les meilleurs des cas, la maladie évolue en 2 à 3 semaines, mais elle peut se compliquer d’une néphrite.

Existe-t-il des plantes médicinales pour lutter contre la scarlatine ?

L’antibiothérapie de choix pour les infections à GAS est en effet la pénicilline. Aucune résistance n’y a été mise en évidence à ce jour. En cas d’infection invasive, l’ajout de la clindamycine est recommandé en raison de son effet anti-toxine, son efficacité non influencée par la taille de l’inoculat et son effet post-antibiotique. Cependant, pour potentialiser l’efficacité de l’antibiothérapie, l’utilité de certaines plantes médicinales reste primordiale.

L’Échinacée :

L’échinacée possède une action préventive et curative dose-dépendante antibactérienne inhibitrice sur la croissance de certains germes. Son effet antibactérien agit par conséquent directement sur Streptococcus pyogenes.

L’échinacée est cependant contre-indiquée chez les enfant de moins de 12 ans.

L’huile essentielle d’Arbre à thé :

L’effet antibactérien à large spectre de l’huile essentielle d’arbre à thé est lié aux alcools MT (actifs sur le staphylocoque doré résistant aux antibiotiques, sur Escherichia coli, Steptococcus pneumoniae et pyogenes, et Hemophilus influenza).

L’huile essentielle d’arbre à thé est cependant contre-indiquée chez les enfants de moins de 7 ans.

 

Sources bibliographiques médicales et essais cliniques :

 

Clémentine. M.
Rédactrice d’articles scientifiques
Naturopathe – Aromathérapeute / Herboriste – Phytothérapeute
Consultante en phyto-aromathérapie Clinique et Ethnomédecine

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