Les plantes adaptogènes : kesako ?

Merci de partager à vos connaissancesShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Vous avez peut-être déjà entendu le qualificatif « adaptogène » pour évoquer certaines plantes. Inutile de chercher dans le dictionnaire, vous n’y trouverez rien.

Ce terme nous vient d’un chercheur russe (Israel Brekhman) qui a nommé ainsi « des plantes qui rendent l’individu mieux adapté à son environnement ». Avant lui, un autre scientifique russe, Nicholai Lazarev, avait déjà approché cette notion en 1947, en tentant de définir l’action du ginseng. C’est notamment en étudiant ses effets auprès de soldats sur le front qu’il constata l’augmentation de leur résistance au stress et à la fatigue, ainsi que l’amélioration de leurs performances physiques.

Brekhman a quant à lui approfondi l’étude de leurs effets auprès de populations de mineurs vivant dans de rudes conditions de l’extrême orient russe.

Si le terme est nouveau, la connaissance de ces plantes, elle, ne l’est pas. Dans les traités médicinaux chinois, il est question de « toniques supérieurs » qui apportent une « énergie adaptative » et répondent à des critères bien précis qui rappellent la définition occidentale de plantes adaptogènes.

Ainsi, on considère qu’une plante est adaptogène quand elle augmente les capacités d’adaptation de l’organisme humain de manière non spécifique.

De manière plus précise, les substances adaptogènes doivent répondre à un certain nombre de critères :

  • elles doivent entraîner un minimum de variations dans les fonctions biologiques, et doivent pouvoir être consommées sur le long terme sans devenir toxiques
  • elles doivent augmenter la résistance de l’organisme contre divers agresseurs. Elles n’agissent pas sur un symptôme précis.
  • elles doivent normaliser, équilibrer les fonctions en « adaptant » leur action au besoin spécifique de la personne (par exemple une plante adaptogène peut élever ou abaisser la température, modérer ou au contraire stimuler le système nerveux, etc)

Une plante adaptogène aide donc à s’ajuster en permanence aux stress influençant la personne et son organisme, quelle que soit la nature de ses stress (physique, intellectuelle, psychologique).

On comprend mieux l’utilité de telles plantes dans le contexte actuel de l’humanité, où l’adaptabilité est devenue la norme de la majorité d’entre nous.

Les plantes adaptogènes harmonisent la sécrétion de corticostéroïdes et soutiennent donc l’action des surrénales, elles améliorent la capacité d’absorption et d’assimilation des cellules, elles les aident dans leur fonction d’élimination, elles ont un effet anabolisant, elles potentialisent l’utilisation de l’oxygène par l’organisme, elles contribuent à la régulation des biorythmes, elles sont immunomodulatrices.

Les effets communs constatés après une cure de l’une de ces plantes vont de l’amélioration de l’état global et de l’énergie de la personne à une meilleure concentration ou encore un sommeil réparateur.

On retrouve des plantes dites « adaptogènes » dans toutes les grandes médecines traditionnelles :

  • ginseng, shiitake, maitake dans la médecine traditionnelle chinoise
  • éleuthérocoque, rhodiole, ginseng dans la médecine traditionnelle russe
  • maca dans la médecine traditionnelle andine
  • ashwaganda dans la médecine ayurvédique
  • romarin dans la médecine traditionnelle européenne

La définition de votre terrain naturopathique vous permettra de cibler avec pertinence la plante qui vous sera la plus bénéfique.

Delphine L., naturopathe

Sources

http://hippocratus.com/metasite/web_site/1/contenu/public/pdf/memoires/2012/mai/les_plantes_adaptogenes.pdf
http://www.ecoledesherbes.org/2015/02/13/les-plantes-adaptogènes/
http://www.lessentieldejulien.com/2012/02/fatigue-raplapla-les-plantes-adaptogenes-sont-la/
http://www.floramedicina.com/plantes-medicinales-adaptogenes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *