Et si c’était des vers ?

La parasitose intestinale, malgré sa fréquence chez les enfants (70 à 80 % des enfants seraient un jour ou l’autre infestés par Enterobius vermicularis ou oxyure), est peu souvent considérée par le corps médical. Alors que nos grand-mères avaient pour habitude de vermifuger régulièrement leurs chérubins, il semble que cela soit passé de mode…

Pourtant, les parasites intestinaux sont la cause de nombreux troubles : sommeil perturbé, irritabilité et humeur grincheuse, fatigue traînante, toux et affections ORL, troubles digestifs tels que des douleurs intestinales, un transit déséquilibré ou encore des flatulences odorantes.

Ces symptômes sont directement provoqués par les parasites qui rejettent des substances toxiques, détournent certaines substances nutritives à leur profit et perturbent ainsi l’équilibre global de l’organisme.

Chez les enfants, on peut la soupçonner si une excitabilité inhabituelle s’installe, particulièrement marquée en fin de journée, accompagnée de démangeaisons, d’une toux sèche (souvent nocturne), de cernes sous les yeux, de pleurs, de nervosité, de crises d’angoisse… La difficulté à trouver le sommeil et les réveils nocturnes peuvent aussi être des signes à repérer, ainsi qu’une « goutte au nez » persistante. Ces signes sont généralement aggravés à l’approche de la nouvelle lune et de la pleine lune (les parasites femelles des oxyures, responsables de la majorité des parasitoses, pondent leurs œufs à cette période, et provoquent un prurit anal, et une irritabilité que l’on peut bien comprendre !)

On pense principalement aux vers lorsqu’on évoque les parasites intestinaux, bien qu’ils ne soient pas les seuls. Mais qui sont ces bestioles ?

Les oxyures sont des vers à l’aspect ronds et blanchâtres qui mesurent de 5 mm à 1 cm. Ils sont responsables des affections les plus courantes, surtout chez les enfants qui avalent leurs œufs en jouant dans la terre, en touchant des aliments ou des objets infectés (car les œufs des oxyures sont très résistants, ils peuvent vivre jusqu’à deux semaines à l’air libre !), ou par auto-contagion en se grattant le derrière. Les œufs des oxyures éclosent dans l’intestin et ces vers ont une durée de vie de 3 semaines environ. Les femelles adultes pondent environ 10000 œufs sur le pourtour de l’anus, ce qui cause les fameuses démangeaisons qui confèrent à nos enfants une délicatesse et un raffinement incontestables.

Autres compagnons de route, moins fréquents car plus spécifiques des zones tropicales, les ascaris. De la famille des nématodes, les ascaris ressemblent à nos vers de terre. Ils peuvent mesurer de 20 à 40 cm et se logent dans l’intestin grêle. Les symptômes causés par leur présence peuvent se révéler graves : atteinte pulmonaire, crampes abdominales douloureuses, fatigue persistante, diarrhées, amaigrissement et dans de rares cas, des désordres hépatiques ou biliaires. Les œufs des ascaris se trouvent sur les fruits et légumes et sont ingérés au moment de leur consommation. Notons que les symptômes provoqués par les ascaris dépendent de la maturité du ver. La phase larvaire provoque une toux, un besoin d’expectorer car elle a lieu dans le foie et les poumons. Adulte, l’ascaris entraîne des diarrhées, des douleurs abdominales ou encore des nausées.

Les taenias, ou vers solitaires sont au cœur de nombreuses plaisanteries qui leur valent leur si terrible réputation. Il est vrai que ces longs vers plats (ils peuvent atteindre 10 mètres de long) sont la cause de nombreux dégâts : troubles de l’appétit (on a tout le temps faim !), carences nutritionnelles, douleurs abdominales, nausées, grande fatigue…

Ces vers parviennent jusqu’à nos intestins à travers la viande de porc (taenia solium) ou de bœuf (taenia saginata) mal cuite.

Les solutions sont nombreuses pour éradiquer ces hôtes peu désirés, et pour éviter de nouvelles invasions. L’important est d’instaurer le traitement vermifuge de manière régulière et de le considérer comme partie intégrante de notre hygiène de vie.

Retrouvez ces conseils dans l’article suivant : « Se débarrasser des vers intestinaux naturellement ».

 

Delphine L., naturopathe

Sources :

http://www.alternativesante.fr/intestins/vers-intestinaux

http://www.ameli-sante.fr/oxyurose/comprendre-parasitose-intestinale.html

http://www.aboutkidshealth.ca/fr/healthaz/conditionsanddiseases/digestivesystemdisorders/pages/intestinal-parasites.aspx

http://www.mongeneraliste.be/maladies/457-parasites

2 commentaires sur “Et si c’était des vers ?

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