Comment jauger la balance entre degrés d’acidité et d’alcalinité quand la santé est un équilibre instable qui doit être reconquis sans cesse ?
Notre balance se déstabilise de multiples manières : entre l’activité et le repos, entre les besoins du corps et les aliments effectivement consommés, entre la production et l’élimination de toxines… mais aussi dans le subtil équilibre entre les bases et les acides présents dans notre corps.
Chaque fibre du corps humain répond par conséquent à cet équilibre entre acidité et alcalinité. Le corps ne peut cependant tolérer que de tout petits écarts dans les degrés d’acidité. Ce degré se mesure en pH (Potentiel Hydrogène), à l’aide de papier pH. À noter que 6,9 est donc considéré comme acide et 7,1 comme alcalin.
Le pH sanguin :
Le pH sanguin se situe en effet entre 7,3 et 7,4. Aucune vie n’est donc possible en dehors de ce taux, la moindre variation pouvant entraîner d’importants troubles, voire la mort. Notons cependant que les excès d’acidification sont impossibles, car le pH du sang est maintenu par l’organisme en puisant les substances alcalines dans les autres organes, quitte à les carencer.
Prenons l’exemple du calcium, qui est un élément alcalin. Un apport en moyenne de 1,2 g (1200 mg) est plutôt suffisant pour un adulte. Lorsque son taux dans le sang diminue de 3 % en dessous du seuil idéal, le corps va aller chercher le calcium là où il est sûr d’en trouver, par exemple dans les os, le cartilage ou les dents.
Au bout de quelques années d’excès d’acidité, les minéraux puisés vont faire défaut aux organes, entraînant ainsi une déminéralisation, laquelle occasionnera des troubles tels que l’arthrose, l’ostéoporose ou les caries dentaires. Pour arrêter la déminéralisation et permettre aux os et au cartilage de se régénérer, l’équilibre acido-basique doit être rétabli.
Le pH urinaire :
Il tourne autour de 5,2. Son acidité est une barrière naturelle pour protéger d’éventuelles intrusions de microbes, virus…
L’organisme peut-être acidifié par la pensée et les émotions (pensées négatives, colère, violence, stress…), la fatigue, le manque de sommeil, le surmenage, le manque d’activité, une mauvaise oxygénation des cellules, l’excès d’aliments acides dans l’alimentation, un apport insuffisant d’aliments alcalins ainsi qu’un excès alimentaire en général.
Les surcharges d’acidité dans la balance
Lorsqu’on mange de la viande, les protéines sont digérées pour être transformées en acide urique, phosphorique, sulfurique… et leur élimination s’effectue par les reins.
Une consommation excessive de viande entraîne donc un travail d’élimination difficile des acides. La surcharge d’acidité qui en découle sera notamment stockée dans l’organisme au niveau des articulations, des muscles, des tissus…
Exemples de symptômes provoqués par une surcharge d’acidité :
- Rhumatismes et troubles articulaires et osseux
- Aphtes et fissures à la commissure des lèvres
- Régurgitations et reflux gastriques, ulcères à l’estomac
- Calculs et problèmes cutanés
- Troubles ORL (sinusites, bronchites, otites…)
- Céphalées
- Sensation de brûlure et prurit anal
- Crampes musculaires
- Système immunitaire moins efficace
- Fatigue chronique
- Frilosité
- Dépression, nervosité, irritabilité
- Syndrome des membres lourds
- etc.
Quelques conseils pour rééquilibrer la balance acido-basique :
- Diminuer les aliments acidifiants
- Augmenter les produits alcalins
- Privilégier les aliments crus (pour absorber un maximum de vitamines et de sels minéraux, qui sont détruits à la cuisson)
- Consommer les aliments dans le bon ordre (on va aller du plus nutritif au moins nutritif en commençant par les légumes crus, puis les cuits et les féculents et enfin la viande)
- Manger lentement, bien mâcher (cela rend les aliments plus alcalins)
- Prendre ses repas dans le calme et/ou la joie (l’aliment le plus sain au monde devient toxique s’il est mangé à contrecœur ou sans plaisir)
- Ne pas se forcer (se servir de petites portions et se resservir plutôt que gaspiller ou se forcer à terminer son assiette)
- Ne pas manger contrarié (il est préférable d’attendre d’être plus calme ou de sauter le repas)
- Cultiver une pensée positive (on a tous pu remarquer que les contrariétés modifient le transit)
- S’oxygéner pour bien absorber les nutriments (balade en pleine nature, exercices de respiration abdominale)
- Pratiquer une activité physique (adaptée à son niveau et ses envies)
- Suivre une cure naturopathique une à plusieurs fois par an
- Faire une cure de compléments alimentaires :
- Ergybase Nutergia : Complexe de sels minéraux désacidifiant contribuant à un métabolisme acido-basique normal
- PH Nat Bionops : Complément alimentaire 100 % naturel permettant d’apporter l’équilibre de la balance acido-basique à l’organisme
- PH Basic Biocyte : Complément alimentaire contribuant à un métabolisme acido-basique normal grâce au zinc et aidant à stabiliser le pH
Exemples d’associations d’aliments vivement déconseillées :
- Glucides lents / Protéines animales (steak / frites, viande / pâtes, viandes / purée, riz / viande)
- Produits laitiers / Pain
- Viandes / Produits laitiers
Pour les enfants, on évitera la consommation de féculents (riz, pâtes, pomme de terre…) avec un produit laitier et/ou sucré en dessert. Cela provoque des troubles ORL, du type otite par exemple.
L’acidité est essentielle pour digérer une partie des aliments et combattre les agressions extérieures alors que l’alcalinité permet une bonne absorption des minéraux et évite les désagréments tels que les brûlures d’estomac, les reflux acides, etc.
Liste des aliments acidifiants et alcalinisants :
FRUITS :
- Alcalinisant
Ananas, citron, clémentine, grenade, pamplemousse, mandarine, banane, figue, poire, pomme, raisin, noisette, cerise, fraise, pêche, tomate, melon, pastèque, amande sèche, châtaigne
- Acidifiant
Orange, abricot, pruneau, noisette, noix sèche, pistache, fruits confits, groseilles, cassis, framboise, tomate
LÉGUMES :
- Alcalinisant
Aubergine, brocoli, cardon, chou, champignon, chicorée, chou-fleur, ciboulette, concombre, courge, courgette, cresson, endive, épinard, haricot vert, laitue, mâche, poireau, poivron, potiron, radis, châtaigne, pomme de terre, topinambour, avocat, olive, scarole, betterave, carotte, céleri rave, échalote, navet, panais, persil, petits pois, pissenlit, rutabaga, salsifis, salade
- Acidifiant
Asperge, oseille, poireau, rhubarbe, artichaut, oignon, chou de Bruxelles
LÉGUMES SECS / CÉRÉALES :
- Alcalinisant
Orge complète, maïs
- Acidifiant
Fève, haricot sec, lentille, pois cassé, avoine, blé complet, farine blanche, farine d’avoine, fécule, pain blanc, pain complet, pâtes, riz complet, sarrasin, semoule, seigle, millet, arachide, soja
PRODUITS LAITIERS :
- Alcalinisant
Lait humain, yaourt écrémé, fromage blanc bien égoutté
- Acidifiant
Beurre, crème fraîche, lait de vache, fromage (les fromages forts sont plus acides que les doux), lait caillé, kéfir
OEUFS :
- Alcalinisant
Jaune
- Acidifiant
Blanc
SUBSTANCES ANIMALES :
- Acidifiant
Viande de veau/bœuf, cervelle, crustacés, poisson, volaille, charcuterie, extrait de viande
DIVERS :
- Acidifiant
Alcool, cacao, condiments, épices, pâtisserie, sucre, café, thé, miel, les huiles végétales (surtout l’arachide et les huiles durcies ou raffinées), sirop, confiture, vin, limonades, boissons à base de cola
Les aliments acidifiants sont les aliments qui vont libérer des métabolites acides lors de leur transformation dans l’organisme (digestion, utilisation cellulaire). Ce sont de fait des producteurs d’acides. Pour la plupart, les aliments acidifiants sont néanmoins les nutriments de base de notre nutrition, c’est-à-dire que leur consommation ne peut pas être supprimée. L’idée sera d’en limiter l’apport quantitatif, et de les associer à d’autres aliments « alcalinisants » afin de réduire l’impact de leur effet acidifiant sur la balance.
FAQ – Balance acido-basique : comment la rééquilibrer naturellement ?
Qu’est-ce que l’équilibre acido-basique de l’organisme ?
La balance acido-basique désigne l’équilibre entre les acides et les bases dans l’organisme, essentiel au bon fonctionnement des cellules, des enzymes et des organes. Le corps maintient un pH sanguin très stable grâce à des systèmes tampons, aux reins et aux poumons, qui éliminent les acides produits par le métabolisme et l’alimentation. Une alimentation moderne très acidifiante (sucre, farines raffinées, excès de protéines animales, produits ultra‑transformés) et le stress chronique peuvent augmenter la charge acide à compenser. On parle alors souvent d’« acidose métabolique latente », une tendance à l’excès d’acidité qui fatigue les systèmes de régulation, sans modifier fortement le pH sanguin.
Quels sont les signes possibles d’un déséquilibre acido-basique ?
Un déséquilibre acido-basique se manifeste de façon discrète et progressive par une fatigue persistante, des douleurs musculaires et articulaires, une sensation de raideur ou de crampes, voire une tendance aux inflammations à répétition. À plus long terme, une surcharge acide peut favoriser une déminéralisation (fragilité osseuse, ongles cassants, cheveux ternes), car l’organisme puise dans ses réserves minérales pour tamponner les acides. Des troubles digestifs, des perturbations du sommeil ou une moindre tolérance à l’effort peuvent également être observés. Ces signes restent non spécifiques et doivent toujours être replacés dans le contexte global, en tenant compte de l’alimentation, du stress, de l’activité physique et d’éventuelles pathologies.
Quels aliments privilégier pour rééquilibrer sa balance acido-basique ?
Pour soutenir l’équilibre acido-basique, on recommande de composer ses assiettes avec environ 2/3 d’aliments alcalinisants et 1/3 d’aliments acidifiants. Les aliments à effet basifiant sont principalement les fruits et légumes frais, les légumes secs, les herbes aromatiques, les oléagineux, certaines épices, ainsi que des boissons comme les tisanes ou les eaux légèrement bicarbonatées. Les aliments plutôt acidifiants sont les viandes, charcuteries, produits laitiers, céréales raffinées, sucre, boissons sucrées et alcool, qui restent utiles mais à limiter en quantité et en fréquence. Augmenter la part de végétal dans l’assiette, sans supprimer totalement les protéines animales de qualité, est déjà un pas important vers un meilleur équilibre.
Quelles habitudes et plantes peuvent aider à éliminer l’excès d’acidité ?
En complément de l’alimentation, certaines plantes drainantes (aubier de tilleul, bouleau, frêne, reine‑des‑prés, prêle…) peuvent soutenir l’élimination rénale des acides sur de courtes cures. Une bonne hydratation (au moins 1,5 L par jour d’eau et de tisanes peu minéralisées) est indispensable pour faciliter le travail des reins. Le fait de démarrer la journée avec un jus de citron dilué ou un peu de vinaigre de cidre dans de l’eau, malgré leur goût acide, contribue paradoxalement à un effet alcalinisant après métabolisation. Enfin, des compléments reminéralisants (lithothamne, algues, légumes verts, certains complexes de citrate de minéraux) peuvent être proposés au cas par cas pour soutenir les réserves minérales, toujours sous conseil professionnel.
Quel rôle jouent le mode de vie, le stress et l’activité physique dans cet équilibre ?
L’activité physique régulière à intensité modérée (marche rapide, vélo, natation, yoga) favorise l’oxygénation, la circulation et l’élimination du CO₂, contribuant à mieux gérer la charge acide du métabolisme. À l’inverse, un stress chronique, un manque de sommeil et une sédentarité importante entretiennent une production d’acides métaboliques et un terrain inflammatoire. Des pratiques de respiration profonde, de relaxation ou de méditation peuvent aider à diminuer la composante « acidifiante » du stress. Dans une démarche globale, l’équilibre acido-basique se travaille donc à la fois dans l’assiette, dans le verre et dans l’hygiène de vie, plutôt que par des cures extrêmes ou trop restrictives.




