La diète hyperprotéinée, également appelée, Diète Protéinée médicale, est ce que l’on pourrait appeler l’étape 0 du régime hyperprotéiné. La perte de poids s’effectue de façon très rapide (on constate généralement -2 à -2,5 kilos / semaine), sans faim ni fatigue.
Pendant cette période de diète, vous consommez exclusivement des sachets hyperprotéinés, les légumes autorisés, de l’eau et un complément vitaminé. Ce programme est généralement séquencé en plusieurs phases.
Quels sont les bienfaits des protéines sur l’organisme ?
La protéine brûle des calories :
La protéine est un nutriment qui brûle des calories grâce à l’effet thermique des aliments. On considère en effet que 30% de la valeur calorique d’une protéine ne sont pas métabolisés par le corps.
De ce fait, une simple augmentation de la teneur en protéine dans l’alimentation peut engendrer une perte de poids conséquente, même sans réduire les apports en graisses et en glucides.
Comment cela est-il possible ?
Après avoir mangé, notre corps a besoin d’énergie pour digérer et métaboliser les micronutriments issus des aliments. C’est ce que l’on appelle l’effet thermique des aliments. Le métabolisme des glucides brûle environ 10% de calories, et celui des lipides 3%. Les protéines coûtent donc cher à l’organisme, qui brûle jusqu’à 30% des calories rien que pour les digérer. Dans les faits, si vous ingérez 100 calories issues des protéines, seulement 70% deviendront des calories utilisables.
La protéine augmente le métabolisme :
La réduction du métabolisme est l’une des principales causes d’échecs lors de régimes amincissants. On perd du poids rapidement les premières semaines, puis le poids se stabilise et peut même remonter ! C’est un phénomène normal. Pour préserver ses réserves d’énergie en période de « famine », le corps réduit automatiquement la vitesse à laquelle il les brûle. La combustion des graisses est ralentie, et le catabolisme musculaire augmenté : le corps puise dans ses ressources pour conserver un maximum de calories à disposition. Cette réduction de la masse musculaire et de la cadence à laquelle le corps brûle les calories inhibe automatiquement la combustion des graisses et, par extension, la perte de poids.
Consommer de plus grandes quantités de protéines réduit la fonte musculaire et permet ainsi de conserver un métabolisme plus actif et plus apte à brûler des calories.
Les protéines augmentent la satiété et réduisent la faim par différents mécanismes. Des études récentes ont démontré que les personnes qui consommaient au moins 30% de protéines dans leur alimentation absorbaient en moyenne 450 calories de moins par jour.
Ce qui est encore plus flagrant, c’est que les personnes qui consomment un petit-déjeuner riche en protéines et qui augmentent leurs apports protidiques tout au long de la journée sont moins sujettes aux fringales sucrées, au grignotage et ont beaucoup moins faim dans la soirée.
La protéine modifie les réponses hormonales du corps :
Quand nous avons faim et lorsque nous mangeons, le corps sécrète différentes hormones afin de déterminer la quantité de nourriture qui lui sera nécessaire. Et lorsque nous consommons une plus grande quantité de protéines, le corps sécrète plus d’hormones rassasiantes comme la leptine, et moins d’hormones « qui donnent faim » comme la ghréline. Ces modifications hormonales induisent une réduction automatique et naturelle des apports caloriques.
Pourquoi suivre une diète protéinée ?
Les protéines sont extrêmement importantes pour perdre du poids et de la graisse corporelle. Un régime hyperprotéiné peut être d’une efficacité redoutable contre le surpoids.
Tout d’abord, manger plus de protéines provoque une augmentation temporaire du métabolisme, de sorte que vous brûlez plus de calories. Deuxièmement, un apport important en protéines calme l’appétit, ce qui vous empêche de trop manger et d’ingérer trop de calories.
Un apport plus élevé en protéines ne fait pas que faciliter la perte de poids : il empêche également de (re)grossir. Une modeste augmentation de 15 % à 18 % de protéines par jour peut aider les personnes qui ont réussi à perdre du poids à conserver leur poids cible.
En bref, consommer un peu plus de protéines peut vous aider à suivre votre régime et à perdre du poids de façon permanente.
Dans le monde occidental, notre alimentation est constituée de seulement 15 % de protéines. Une moyenne qu’il vaudrait mieux revoir à la hausse. La plus grande partie de nos apports énergétiques est issue des glucides (simples).
Il convient de rétablir la balance en adoptant un meilleur équilibre en macronutriments.
Où se trouvent les protéines ?
On puise les protéines à travers l’alimentation. Les protéines peuvent être issues d’aliments d’origine végétale et d’aliments origine animale.
Il existe un certain nombre d’aliments à haute teneur en protéines. Ce sont les aliments d’origine animale et les produits laitiers qui contiennent le plus de protéines. Ils contiennent tous les acides aminés essentiels nécessaires à la construction de nouvelles protéines dans le corps. En revanche, les sources de protéines d’origine végétale manquent souvent en acides aminés essentiels dont le corps a besoin.
On trouve les protéines animales principalement dans la viande, les œufs, la volaille, les fruits de mer et les produits laitiers. Optez pour des viandes non transformées comme le bifteck, le rosbif, le tartare ou la viande hachée. Encore mieux, mangez de la volaille (par exemple, du poulet ou de la dinde). Du côté des produits laitiers, pensez au lait, au fromage et au yaourt.
La concentration en protéines dans les sources végétales est généralement plus faible que dans les sources animales. Ceci dit, certains aliments d’origine végétale tels que les fruits à coque, les graines, les haricots et les légumineuses contiennent suffisamment de protéines.
On retiendra que les sources de protéines d’origine animale présentent un grand nombre de nutriments importants souvent absents des sources végétales.
Par exemple :
- Vitamine B12 : la vitamine B12 se trouve principalement dans le poisson, la viande, la volaille et les produits laitiers. Les personnes qui évitent les aliments d’origine animale présentent souvent des carences en vitamine B12.
- Vitamine D : la vitamine D se trouve dans les poissons gras, les œufs et les produits laitiers. Certains aliments d’origine végétale contiennent de la vitamine D, mais le type de vitamine D présent dans les aliments d’origine animale est mieux absorbé par l’organisme.
- Acide docosahexaénoïque (DHA): cet acide gras appartient à la famille des oméga 3. Il est d’une importance vitale pour les yeux et le cerveau. On le retrouve surtout dans les poissons gras. En revanche, il est difficile à obtenir à partir de sources végétales.
- Fer héminique : il est présent principalement dans la viande, surtout la viande rouge. Le fer héminique est beaucoup mieux absorbé par l’organisme que le fer non héminique présent dans les aliments d’origine végétale.
- Zinc : le zinc est principalement présent dans les sources de protéines d’origine animale telles que la viande de bœuf, de porc et d’agneau. Le zinc issu de sources de protéines animales est également plus facilement absorbé que le zinc issu de sources végétales.
Les différentes phases de la diète protéinée
Le protocole de diète protéinée médicale se fait en 4 phases distinctes :
- 1 Phase active (mise en cétose)
- 2 Phase mixte
- 3 Phase de consolidation
- 4 Phase d’autonomie (la durée est égale au temps des 3 phases précédentes cumulées)
Les objectifs de durées de phases :
Détox séchage et perte de 2 à 3 kg :
- Phases :
- 1 = 3 jours
- 2 = 5 jours
- 3 = 5 jours
Sevrage glucidique et perte de 3 à 5 kg :
- Phases :
- 1 = 5 jours
- 2 = 7 jours
- 3 = 7 jours
Perte de poids de 5 à 8 kg :
- Phases :
- 1 = 7 jours
- 2 = 10 jours
- 3 = 10 jours
Amincissement d’environ 10 kg :
- Phases :
- 1 = 10 jours
- 2 = 15 jours
- 3 = 15 jours
Perte de poids de plus de 10 kg :
- Phases :
- 1 = 15 jours
- 2 = 3 semaines
- 3 = 3 semaines

Votre poids descend irrégulièrement ? C’est normal ! Mais votre graisse fond tous les jours, car l’eau gardée par l’organisme varie d’un jour à l’autre.
Quelques conseils concernant la diète protéinée médicale
Légumes autorisés :
- À volonté :
Asperges, artichaut, blettes, brocoli, céleri branche, champignons de Paris, chou-fleur, chou vert, concombre, cornichons, courgette, cresson, endive, épinard, fenouil, pousses de soja, radis, salade…
- Limités à 150g par jour pour l’ensemble des légumes suivants :
Aubergine, céleri rave, choux de Bruxelles, haricots verts, navet, poireau, poivron, tomate…
- Soit :
120g minimum (pour les femmes) et 180g (pour les hommes) de viandes maigres (bœuf sans gras, veau, cheval, poulet, dinde, jambon découenné et dégraissé, lapin) ou de foie (bœuf, poulet et veau), de poisson maigre (merlan, carrelet, cabillaud, limande, sole, raie, lotte, lieu noir, églefin, daurade, loup, colin, saint-pierre, turbot, rouget, rascasse, thon au naturel) ou crustacés (homard, langouste, crabe, crevette) ou coquillages (moules, huîtres, coquilles Saint-Jacques).
- Soit :
2 œufs (pour les femmes et 3 œufs (pour les hommes).
Assaisonnements autorisés :
Sel, poivre, moutarde forte, épices, ail, oignons en poudre, fines herbes, vinaigre (sauf balsamique), jus de citron, huile d’olive première pression à froid.
Boissons autorisées :
Eau (au moins 1,5L par jour), eau d’Hépar si constipation, thé, café, tisanes et infusions sans sucre.
Quelques recommandations santé
- Avant d’entamer une diète protéinée médicale, il est obligatoire de faire une cure détox avant le démarrage du programme
- Lors du programme, en cas de problème de transit, une supplémentation en probiotique pourrait vous être conseillée
- Avant de commencer la diète, si vous vous sentez fatigué ou stressé, une supplémentation en magnésium et/ou polyvitamine pourrait vous être conseillée
- En cas d’activités sportives durant le programme, une supplémentation en complément basifiant pourrait vous être conseillé
L’importance des protéines alimentaires pour éviter le relâchement cutané
Dans le cadre d’un régime minceur, la mise en application d’une diète protéinée est essentielle pour prévenir le relâchement cutané. Les protéines sont cruciales pour :
- Synthèse du collagène et de l’élastine : Ces protéines structurelles maintiennent la peau ferme et élastique.
- Renforcement de la masse musculaire : Les protéines soutiennent le développement musculaire, offrant un soutien sous-cutané et réduisant le risque de relâchement de la peau.
- Régénération cellulaire : Elles favorisent la régénération de nouvelles cellules cutanées, maintenant la peau en bonne santé.
Il est recommandé d’inclure une variété de sources de protéines dans son régime alimentaire pour bénéficier pleinement de leurs effets positifs sur la peau.
Manger plus de protéines pour éviter de prendre du poids pendant la ménopause
L’article scientifique intitulé « Weight gain during the menopause transition: Evidence for a mechanism dependent on protein leverage » examine en détail le phénomène de prise de poids observé au cours de la transition vers la ménopause, en mettant l’accent sur le rôle potentiel de la consommation de protéines dans ce processus. Cette étude postule que, durant la période de la ménopause, les femmes font face à une augmentation de leurs besoins protéiques, conséquence directe de la dégradation accélérée des tissus protéiques. Ce changement biologique entraînerait un appétit spécifiquement orienté vers les protéines, lequel serait régulé par diverses hormones associées aux fonctions musculaires et hépatiques.
La recherche souligne l’importance de cet appétit spécifique pour les protéines dans la gestion du poids pendant la ménopause. Elle suggère que le maintien d’un apport adéquat en protéines pourrait jouer un rôle crucial dans la prévention de la prise de poids excessive durant cette période de la vie. La relation entre l’apport en protéines et la régulation du poids corporel serait ainsi influencée par des mécanismes hormonaux, lesquels pourraient être perturbés pendant la ménopause.
Ces découvertes concernant la diète protéinée pourraient avoir des implications significatives pour l’élaboration de stratégies diététiques visant à mieux accompagner les femmes pendant la ménopause. Une meilleure compréhension de la façon dont les besoins en protéines évoluent durant cette période pourrait aider à élaborer des recommandations nutritionnelles plus ciblées et efficaces pour gérer le poids corporel et maintenir un bon état de santé général.
Le coup de pouce minceur
Si votre objectif est de perdre localement, utilisez un complément alimentaire à base de CLA (si vous ne faites pas d’activité sportive) ou L Carnitine (si vous faites une activité sportive).
Les brûleurs, les modérateurs d’appétit et capteurs de graisse et de sucre ne sont pas nécessaires pendant la durée de ce programme.
Sources
- Weight gain during the menopause transition: Evidence for a mechanism dependent on protein leverage. Stephen J. Simpson, David Raubenheimer, Kirsten I. Black, Arthur D. Conigrave. First published: 08 September 2022
FAQ – Protocole de diète protéinée médicale
Qu’est-ce qu’un protocole de diète protéinée médicale ?
Une diète protéinée médicale est un protocole de perte de poids hypocalorique, hyperprotéiné et très pauvre en glucides et en lipides, mis en place sous surveillance médicale. L’apport en protéines de haute qualité est augmenté afin de préserver la masse musculaire et d’orienter la perte de poids principalement vers la masse grasse. Ce type de prise en charge s’appuie souvent sur des substituts de repas protéinés et une complémentation en vitamines, minéraux et parfois fibres pour limiter les carences. Il s’agit d’une stratégie temporaire, réservée à certaines indications, et qui doit toujours être personnalisée.
Comment se déroule généralement une diète protéinée médicale (phases) ?
Un protocole de diète protéinée médicale se déroule habituellement en plusieurs phases successives. La première est une phase dite intensive ou stricte, très hypocalorique, où la quasi‑totalité de l’apport énergétique provient de préparations protéinées et de légumes pauvres en glucides, avec exclusion des féculents, produits sucrés et alcool. Vient ensuite une phase de transition ou de stabilisation, durant laquelle on réintroduit progressivement des glucides complexes et des lipides de qualité tout en maintenant un apport protéique suffisant. Enfin, une phase de consolidation/maintenance vise à revenir à une alimentation équilibrée, afin de stabiliser le poids obtenu et d’éviter l’effet rebond.
Quels sont les avantages potentiels d’un protocole de diète protéinée médicale ?
Lorsqu’elle est bien conduite et encadrée, une diète protéinée médicale permet en général une perte de poids rapide tout en limitant la . L’apport élevé en protéines favorise la satiété, ce qui aide à réduire les fringales et à mieux supporter la restriction calorique. La réduction drastique des glucides et des lipides entraîne un recours accru aux réserves de graisse comme source d’énergie, ce qui accélère la perte de masse grasse. Ce type de protocole peut aussi améliorer certains paramètres métaboliques (tour de taille, glycémie, triglycérides) chez des personnes soigneusement sélectionnées, dans le cadre d’une prise en charge globale.
Quels sont les risques et contre-indications d’une diète protéinée médicale ?
Une diète protéinée mal conduite ou suivie sans suivi médical comporte des risques : fatigue, perte de masse musculaire, troubles digestifs, carences micronutritionnelles, perturbation du profil lipidique ou surmenage des reins chez les personnes fragiles. Ce type de régime est en général contre‑indiqué en cas d’insuffisance rénale, d’insuffisance hépatique, d’insuffisance cardiaque, pendant la grossesse et l’allaitement, chez l’enfant et l’adolescent, ainsi que chez les sujets dénutris ou très âgés. Un suivi médical avec bilan biologique régulier, adaptation des médicaments éventuellement pris et surveillance des signaux d’alerte est indispensable pour sécuriser ce type de démarche.
Dans quels cas une diète protéinée médicale peut-elle être envisagée ?
Un protocole de diète protéinée médicale peut être envisagé chez des personnes en surcharge pondérale importante ou présentant certaines complications métaboliques, lorsque les mesures hygiéno‑diététiques classiques n’ont pas suffi et qu’un encadrement médical structuré est possible. Il peut être proposé en préparation à certaines interventions (chirurgie bariatrique, chirurgie orthopédique) ou dans des programmes spécialisés de prise en charge de l’obésité. Ce choix doit toujours faire l’objet d’une évaluation individuelle (histoire médicale, traitements, habitudes alimentaires, motivations) et d’une information claire sur les bénéfices attendus, les contraintes et les limites du protocole. En dehors de cet encadrement, il est préférable d’opter pour un rééquilibrage alimentaire progressif plutôt qu’une diète hyperprotéinée stricte en autonomie.



