Des solutions naturelles contre les règles douloureuses 

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Lors de leurs cycles menstruels, certaines femmes ressentent des symptômes désagréables, voire douloureux. Pourtant, « avoir ses règles » ne doit pas être synonyme de souffrance, Le terrain individuel explique en partie cette inégalité face au cycle naturel des femmes. L’hygiène de vie et l’alimentation constituent des facteurs aggravants ou au contraire favorisants le confort pendant ces périodes. Enfin, nos pensées et nos émotions ont également un rôle dans le vécu de notre féminité.

Quelles sont les causes des règles douloureuses?

Les règles douloureuses (ou dysménorrhée) peuvent se classer en deux “types”:

  • Dysménorrhée primaire: elle correspond aux règles douloureuses chez l’adolescente. Elle provient le plus souvent de contractions utérines exagérées pendant les règles qui sont en rapport avec une sécrétion augmentée de certaines substances, les « prostaglandines » (arginine vasopressine et leucotriènes). Ces hormones sont, normalement, destinées à favoriser l’expulsion de la muqueuse utérine.

 

  • La dysménorrhée secondaire: elle apparaît plus tardivement, chez une femme adulte qui, jusque-là, avait des règles peu ou pas douloureuses. Les douleurs peuvent aussi être accompagnées d’autres anomalies des règles (saignements entre les règles, règles anormalement abondantes…).
    La principale cause à rechercher devant des douleurs des règles de l’adulte est une endométriose, qui correspond à la migration et au développement d’amas de muqueuse utérine dans un autre endroit du ventre ou du corps où elle ne devrait pas se trouver (trompes de Fallope, ovaires, vagin, vessie, cavité abdominale, thorax…). Comme cette muqueuse en position anormale (« position ectopique »), a les mêmes caractères qu’une muqueuse normale, et en particulier, sa sensibilité aux hormones, elle suit les mêmes évolutions cycliques que la muqueuse utérine. Cela provoque alors des sortes de « kystes » qui se remplissent de sang à chaque fin de cycle. De la même façon, des fragments de la muqueuse utérine peuvent s’enfoncer dans la paroi musculaire de l’utérus pour provoquer une « adénomyose », avec elle-aussi une évolution cyclique. Les douleurs des règles peuvent aussi être en rapport avec une infection génitale chronique, un fibrome utérin, des troubles ovariens à type de kyste ovarien, des polypes de l’utérus, etc. De ce fait, les dysménorrhées secondaires justifient un examen médical soigneux.

Les outils de la naturopathie peuvent efficacement contribuer à réguler ces troubles et soulager les femmes. Certes, des conseils individualisés en fonction de votre terrain et de votre tempérament que seul un naturopathe pourra déterminer constitue la réponse la mieux appropriée.

L’alimentation anti règles douloureuses:

L’alimentation joue un rôle fondamental dans le SPM (syndrome prémenstruel) et dans la douleur durant les lunes. En effet,  les règles entraînent une inflammation, qui peut-être favorisée et amplifiée selon notre régime alimentaire.

Sur le plan nutritionnel:

  • Veillez à vos apports en oméga 3 : huiles de cameline, huile de chanvre, huile de noix, mais aussi petits poissons bleus (maquereau, sardine, hareng). Les oméga 3, plus précisément les EPA ont une action anti inflammatoire. Aussi, il participent au bon fonctionnement hormonal.
  • Supplémentez vous en huile d’onagre, car elle régule la production de prolactine, responsable de la tension mammaire.
  • Buvez beaucoup d’eau pour soutenir l’organisme dans son effort d’évacuation, les menstruations étant un moyen de se libérer de toxines.
  • Le métabolisme des prostaglandines nécessite des apports suffisants en vitamines et minéraux . Il faut veiller particulièrement aux vitamines B6 et C, et au magnésium.
  • Les aliments difficiles à digérer et sur sollicitant les fonctions hépatiques sont à éviter : graisses saturées, aliments à index glycémique élevé, laitages, aliments contenant des alcaloïdes (thé, café), viande rouge riche en acide arachidonique… D’une manière générale, des repas légers sont à privilégier.
  • Les sucres raffinés, en entraînant une production accrue d’insuline, stimulent les prostaglandines pro-inflammatoires. Ils sont donc à proscrire au maximum.

En termes d’hygiène de vie, des mesures s’imposent durant nos « lunes »:

Autant que possible, il est préférable de ralentir le rythme et de se reposer. En effet, notre corps et notre esprit en ont besoin. La période des règles est un moment d’intimité avec soi-même, avec notre féminité, et nous devrions prendre soin de nous.
L’activité physique n’est pas à bannir, au contraire. Mais il faut la pratiquer en douceur : marche, vélo, yoga…

Les bains de siège froids si pratiqués en amont du déclenchement des règles, ont une action favorable sur les douleurs. Ils permettent également une régulation des flux. En revanche durant les règles les bains tièdes sont à privilégier. Dans ces cas-là, on peut utiliser des plantes apaisantes et régulatrices que l’on fait infuser (achillée millefeuille notamment).
Dans le même ordre d’idées, les bains dérivatifs, excellents pour réguler de nombreuses fonctions du corps, ont une place de choix dans l’équilibre intime féminin.

La bouillotte est notre alliée durant nos règles. Posée sur le bas-ventre ou sous le dos, elle procurera un bienfait et un réconfort inestimables. Sur notre foie, elle l’aidera dans l’accomplissement de ses nombreuses fonctions.

Les respirations ventrales, lentes et profondes, sont une occasion de se poser, de prendre conscience du processus qui s’opère en nous, et de soulager les éventuelles tensions ou douleurs abdominales présentes. De plus, elles permettront au diaphragme de se détendre et de s’ouvrir, avec un impact positif sur notre gestion émotionnelle.

Les massages sont les bienvenus. Qu’ils soient effectués par nos propres soins ou par un tiers, ils apporteront un soulagement physique et psycho-émotionnel incontestables.

La réflexologie plantaire peut s’avérer un bon soutien, en prenant toutes les précautions nécessaires. Pratiquée de préférence hors menstruations, elle agit en douceur et en profondeur afin de réguler les différents systèmes de l’organisme.

Quelles plantes utiliser pour apaiser les règles douloureuses?

De nombreuses plantes agissent efficacement sur la sphère gynécologique:

  • L’achillée millefeuille (Achillea Millefolium) a une affinité reconnue avec le sang. Sur la sphère utérine, elle a un effet régulateur dans les cas de dysménorrhée par son action sur les flux sanguins. Elle possède aussi un effet décongestionnant sur le foie. L’achillée peut être utilisée en tisanes ou pour des bains de siège.
  • Le gattilier (Vitex agnus-castus) agit sur l’hypophyse et harmonise le cycle féminin de manière globale. Les syndromes prémenstruels se verront diminués en consommant ses fruits en infusion, par cures de 2 à 3 semaines.
  • La sauge (Salvia officinalis) est une plante précieuse pour les femmes, mais ses effets sur la sphère nerveuse imposent des précautions. Grande régulatrice hormonale, la sauge peut être consommée en infusion (en veillant au respect des posologies et en ne dépassant pas 5 minutes le temps d’infusion) ou en teinture mère.

Vous pouvez également retrouver ses 3 plantes sous forme d’EPS, en raison de 5ml par jour dans un grand verre d’eau.

Attention: ces plantes  sont déconseillées en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein et en cas de cancer hormono-dépendants.

L’aromathérapie contre les règles douloureuse:

Plusieurs huiles essentielles ont des vertus très intéressantes pour soulager la dysménorrhée:

  • L’estragon (Artemisia Dracunculus) est à souligner pour son action anti-inflammatoire, antispasmodique et antalgique. Vous pouvez prendre 2 gouttes mélangées à de l’huile de sésame ou à une noisette de gel d’aloé vera en massage sur les ovaires.
    L’estragon peut également être ingéré. Dans ce cas, avaler 4 gouttes d’huile essentielle dans une cuillère à café d’huile d’olive, 3 à 4 fois par jour.
  • La sauge sclarée (Salvia Sclarea) a des propriétés qui se rapprochent de Salvia Officinalis, mais elle est à utiliser en priorité en huile essentielle, car elle présente moins de contre-indications.
  • La lavande vraie (Lavandula Angustifolia), poqqède une action antispasmodique, antalgique et calmante. Elle peut facilement être utilisée en massage sur le bas-ventre.

Autres remèdes naturels:

  • la gemmothérapie

Les jeunes pousses de framboisier (Rubus Idaeus) agissent efficacement sur le système hormonal féminin (antispasmodique et décontracturant, régulation des sécrétions ovariennes, troubles divers liés aux règles..). De plus, le framboisier joue un rôle protecteur du foie, organe primordial pour un bon fonctionnement hormonal. Il existe également le complexe Feminagem qui associe le framboisier à d’autre bourgeons qui vont agir sur l’ensemble des troubles menstruels: douleurs, inflammation, régulation du flux et de l’humeur.

  • L’homéopathie

L’homéopathie apporte elle aussi des remèdes qui soulageront les douleurs et spasmes liés aux règles . Selon les manifestations présentes, votre homéopathe déterminera la formule la plus appropriée.
Magnesia Phosphorica 6DH sera très utile en cas de spasmes dans le ventre : 2 à 6 comprimés en prise rapprochée (dans un délai de deux heures si crise) mélangées à de l’eau tiède.

 Les travaux de Jacques Ménétrier sur les diathèses ont démontré l’action régulatrice de la synergie Zinc-Cuivre sur l’axe hypophyse-surrénales-gonades. La finesse de cette approche requiert une analyse poussée que seul un naturopathe formé pourra mener.

L’argile par voie orale (1 verre d ‘eau argileuse le matin à jeun) ou en cataplasmes lors des épisodes douloureux, aura une action équilibrante.

Sources

L’Achillée millefeuille (Achillea millefolium)


LEAUD ZACHOVAL D., Cours de phytothérapie et gemmothérapie, Ecole Aesculape, 2012-2013

2 commentaires sur “Des solutions naturelles contre les règles douloureuses 

  1. Médecine préventive, la naturopathie encourage une meilleure hygiène de vie, plus consciente et plus active, pour aider à stimuler les processus de détoxination, d’élimination, d’auto-guérison et de régénération de l’organisme. Elle a également pour vertus de fluidifier la circulation du sang et de la lymphe et d’activer la circulation des énergies.

  2. Pour celles qui souffrent des règles douloureuses, la menstruation est une étape vraiment handicapante. Le remède: la phytothérapie et aussi des séances de massage ayurvédiques et relaxants

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