La spiruline, un alicament d’exception

Arthrospira platenis est le nom savant de cette merveille de la Nature qu’est la spiruline.

A mi-chemin entre le monde végétal et bactérien, capable de réaliser la photosynthèse, comme une plante, mais en même temps procaryote comme une bactérie, la curieuse Arthrospira platenis apparaît sur Terre il y a plus de 3,5 milliards d’années et n’a guère évolué jusqu’à aujourd’hui, montrant une incroyable capacité de reproduction et de résistance.

La spiruline a l’aspect d’une algue bleue appartenant au domaine des cyanobactéries et mesure environ 250 mm. Elle est composée de filaments mobiles de 10 à 12 mm parfois enroulés en spirale, d’où son nom commun. Au microscope, la spiruline ressemble en effet à un minuscule ressort.

L’habitat naturel actuel de la spiruline ressemble aux conditions terrestres dans lesquelles elle est apparue (eaux chaudes salées très alcalines et très minéralisées), que les spiruliniers tentent de reproduire sous nos latitudes.

Sa richesse en protéines (60 à 70 % de sa masse sèche), en acides gras essentiels gamma-linolénique et linoléïque, sa concentration en oligo-éléments (fer notamment) et sels minéraux, en vitamines (entre autres la B12[1] si prisée des végétariens) et enfin sa grande digestibilité expliquent que ce phytoplancton ait trouvé dès l’Antiquité une place dans l’alimentation des hommes.

La valeur nutritionnelle de la spiruline a été démontrée par de sérieuses recherches qui se sont multipliées depuis les années 60. Une étude publiée dans le Journal of Nutrition and Food science la classe en tête des aliments antioxydants avec certains agrumes. La phycocyanine, responsable de la couleur bleu verte de la spiruline, est notamment parée de toutes les vertus : anti-oxydante, anti-radicalaire, anti-inflammatoire, immunostimulante, favorable à la production de globules rouges, détoxifiante du foie, protectrice cellulaire, et la liste n’est pas finie !

Aliment complet, elle mérite d’être introduite dans notre alimentation quotidienne et de dépasser la qualification de complément alimentaire qui suppose une consommation « exceptionnelle ».

Tonifiante, protectrice, détoxiquante, régénérante… et bien plus encore !

Il est démontré que la spiruline augmente l’énergie de la personne, en induisant un regain de l’activité métabolique générale. Sa teneur en fer et son rôle dans l’hématopoïèse expliquent également son caractère fortifiant. C’est un excellent stimulant et régulateur du système immunitaire, elle a un rôle dans la lutte contre les virus.
La spiruline joue un rôle détoxiquant et régénérateur des tissus. Le foie et les reins tireront un bénéfice certain de sa consommation.
Son action sur la régulation glycémique et lipidique en fait un allié dans les cas de diabète, de cholestérol et d’hyperlipidémie.
La qualité de la flore intestinale est améliorée par la spiruline car elle augmente la flore saprophyte.

Pour tous, tous les jours

Ainsi, s’il y a un intérêt à consommer la spiruline lors de cures, il est aussi très intéressant de l’introduire au quotidien dans notre alimentation. Pour le premier usage, les comprimés seront plus adaptés tandis que pour une consommation quotidienne la poudre ou les paillettes sont les plus conseillés, à saupoudrer dans les souples, céréales, jus de fruits ou de légumes ou encore yaourts. La spiruline sera ainsi mieux assimilée par l’organisme, d’autant si elle est associée à la vitamine C.

Si elle est particulièrement indiquée pour les périodes de croissance chez les enfants, pour les personnes âgées, les femmes enceintes, les sportifs ou encore les convalescents, chacun d’entre nous, quelles que soient notre condition générale et nos spécificités, bénéficiera des apports de la spiruline. Le Docteur Dupire, qui a largement expérimenté et documenté la recherche sur la spiruline, souligne qu’il n’a jamais constaté d’effets secondaires ou de contre-indication à la consommation de spiruline.

Le risque encouru en consommant de la spiruline provient de son potentiel chélateur (capture d’un métal dans l’organisme) qui peut s’avérer pervers si la spiruline est cultivée à proximité d’eaux impures (proches de villes ou d’industries polluantes). Le pouvoir chélateur serait non seulement vain mais en plus dangereux puisque la spiruline relarguerait dans l’organisme des matériaux indésirables.

Aussi, la provenance de la spiruline est primordiale dans votre choix : renseignez-vous sur les méthodes de production et de séchage, et choisissez un producteur local. De nombreux spiruliniers se sont installés dans nos régions ces dernières années, privilégions leur travail et leur engagement !

Une redécouverte récente

La consommation de spiruline a laissé des traces dans l’histoire des civilisations précolombiennes mais aussi en Afrique, notamment avec les Kanembous au nord du lac Tchad.
Si les premiers témoignages occidentaux mentionnant la spiruline datent des années 1940, c’est à partir des années 60 que des chercheurs belges s’adonnent aux premières analyses.
Depuis, les études et expérimentations n’ont cessé, et de nombreux projets ont vu le jour en zone intertropicale, promettant des lendemains meilleurs dans la lutte contre la malnutrition.

Sources

Article « La spiruline, algue vertueuse ou vénéneuse ? », Dr Jean DUPIRE, Vous et votre santé n°31 – janvier/février 2015
http://www.plancton-du-monde.org/fileadmin/documents/IRD_spiruine_atout_developpement_afrique.pdf
http://www.domainespiruline.com/sp_vertus.cfm
http://www.lanutrition.fr/les-news/les-algues-une-usine-a-antioxydants.html
http://www.lanutrition.fr/les-news/spiruline-une-algue-benefique-pour-les-seniors.html
http://www.lechantdeleau.fr/spiruline/

[1] Mais dont la biodisponibilité est aujourd’hui remise en question dans la spiruline…Voir les travaux de Gabriel Cousens.

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